Paca - Nice / Publication : 21 novembre 2013

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Pour des profils polyvalents avec un bon niveau sportif et scientifique. Au programme : un tiers de pratique et technologie du sport, un tiers de sciences de la vie et sciences humaines, un tiers de savoirs associés (informatique, communication, langue…). Les spécialités se choisissent en 2e année.

spécialité Activité physique adaptée et santé
Prévenir les problèmes de santé et favoriser l’intégration sociale des personnes fragilisées (personnes en surpoids ou souffrant de maladies métaboliques, de cancers, de problèmes cardiaques, personnes âgées ou en situation de handicap …).
Débouchés dans les instituts spécialisés, dans le secteur associatif, dans le secteur privé, dans les centres de rééducation fonctionnelle, les  maisons de retraite …

spécialité Éducation et motricité
C’est la filière qui mène aux métiers de l’enseignement.
Débouchés, après concours, dans l’éducation nationale en tant que professeur ou dans des emplois d’éducateur sportif

spécialité Entraînement sportif
Pour travailler dans le secteur de la performance sportive, devenir entraîneur, préparateur physique, spécialiste de l’analyse de la performance au sein des  clubs sportifs et des fédérations sportives.

spécialité Management du sport
Mène à la gestion de structures sportives publiques ou privées, l’événementiel sportif, le sport tourisme.
Débouchés dans les services des sports des collectivités, la gestion des installations sportives, l’événementiel sportif, les entreprises de sport loisirs,  de sport tourisme …

 

Sport et marketing (témoignage)

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Pourquoi avoir fait le choix d’une licence STAPS ?

Après avoir tenté une année de médecine, j’ai eu l’opportunité de travailler sur le tour de France en tant qu’hôtesse au sein de lacaravane publicitaire. Ce fut le déclic ! J’ai décidé de faire de l’évènementiel sportif et de m’inscrire donc en STAPS qui offre une spécialisation management du sport.
J’ai ensuite poursuivi à Nice en master 1 Management du sport puis à Orsay en master 2 Management des évènements et loisirs sportifs option marketing en 2011.

Que vous a apporté cette formation ?

Des connaissances théoriques bien-sûr (biologie, anatomie, histoire, droit et anthropologie du sport, nutrition, psychologie, comptabilité…) la pratique de nombreux sports, des mises en situation qui nous apprennent à manager une équipe, gérer et aménager des infrastructures. Sans oublier l’opportunité de se spécialiser très rapidement. J’ai ainsi fait dès la première année un stage chez Azur Sport Organisation où j’étais chargée des relations presse et VIP lors du marathon des Alpes-Maritimes. J’ai également été Responsable Accréditation à la mairie de Nice pour l’Euro 2010 de handball et la ligue mondiale 2009 de volley-ball.
Ce que j’ai apprécié, c’est la liberté et le soutien dont j’ai bénéficié pour m’engager dans divers projets. Représentante de l’UFR STAPS auprès de l’Université de Nice, j’ai aussi fait partie de l’association de la fac de sports, la CORPOSTAPS qui organise des activités sportives et tournois pour étudiants, de l’association FACE 06… Toutes ces expériences m’ont permis de prendre confiance en moi, booster mon CV et développer mon carnet d’adresses !

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai eu immédiatement des CDD après le master. J’ai été assistante responsable hébergement trois mois chez Amaury Sport Organisation, organisateur d’évènements sportifs comme le Dakar ou le Tour de France. J’ai ensuite exercé 6 mois comme chef de projet junior chez Madiba, agence qui organise des séminaires sportifs pour des entreprises.
Depuis novembre 2012, je suis coordinatrice logistique chez PH SPORT, préparateur de voitures de courses lors de rallyes automobiles. J’organise les déplacements, l’hébergement, la restauration des mécaniciens et pilotes ainsi que toute la logistique sur le terrain. Un emploi qui devrait aboutir à un CDI en décembre.

Anne-Sophie Brocardi

 

Sport… la passion pour fil conducteur (témoignage)

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Très tôt, j’ai été fasciné par la littérature sportive mais aussi la presse sportive. Les reportages des envoyés spéciaux de L’Équipe ont nourri mes rêves d’enfant…

Après un bac économique, j’ai poursuivi en licence STAPS tout en menant une carrière de joueur de rugby au RRC Nice qui était alors en 1e division.  Je n’étais pas forcément un brillant élève que ce soit au collège ou au lycée,  mais j’étais déjà très déterminé sur le métier que je voulais faire. Ces études d’EPS ont donc été un révélateur pour  moi! L’université et le fait de pouvoir réellement choisir mon cursus ont tout déclenché. Je m’y suis construit et je m’y suis épanoui. J’ai surtout conforté cette détermination à devenir journaliste. J’ai donc véritablement pris mon destin en main. Chaque été, je faisais des stages à L’Équipe pour des relectures, des piges et surtout pour apprendre à connaître comment fonctionne ce milieu. Au-delà d’une formation classique que vous donne une école ou une fac, je suis allé chercher moi-même certaines compétences… comme d’aller passer 4 mois en Australie pour perfectionner mon anglais… indispensable pour faire ce métier.

Sportif de haut niveau, j’ai pu ensuite intégrer une formation de journaliste après ma licence. Au CFJ (Centre de formation de journalisme) à Paris en collaboration avec l’INSEP. Pendant trois ans, j’ai eu un parcours à la carte qui me permettait de mener études et  carrière sportive. Mais avant même la fin de mes études, j’ai intégré la rédaction de L’Équipe. Mon côté spécialiste a été un grand atout. Durant 15 ans, j’ai donc été rédacteur, reporter puis grand reporter : j’ai voyagé dans les tous les grands pays du rugby, Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud, Argentine, Grande-Bretagne… j’ai couvert quatre Coupes du monde dont celle de 1995 en Afrique du Sud qui reste sans aucun doute le moment le plus fort de ma carrière de journaliste…. L’impression de participer à l’Histoire avec un grand H. J’ai pleinement réalisé mon rêve !

Mais cette vie n’est pas toujours compatible avec une vie de famille. Et puis le métier de grand reporter exige une fraîcheur  et une disponibilité qui selon moi sont difficiles à entretenir tout au long d’une carrière professionnelle.  En 2006, j’ai donc décidé de prendre une autre direction professionnelle et je suis revenu m’installer à Nice. J’ai d’abord dirigé le projet de relance du club de rugby  pendant trois ans.

J’ai ensuite intégré l’équipe qui a mené la candidature de Nice pour les JO d’hiver de 2018. Une superbe expérience de quelques mois pendant lesquels mon passé récent de journaliste et ma connaissance du milieu sportif ont été des atouts évidents pour promouvoir cette candidature.

Au terme de cette aventure, j’ai continué dans cette dynamique à la Direction des sports de la ville de Nice. Avec une mission transversale qui se rapproche d’assez près de celle d’un consultant. Responsable de la communication pour la direction des sports,  je participe à l’étude de nombreux dossiers liés à l’événementiel ou à la promotion du sport dans notre ville, en lien avec le cabinet du maire…  Cette fonction m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances dans la façon dont fonctionne une collectivité.

Également chargé de mission pour les Jeux de la  Francophonie qui se dérouleront en septembre prochain, j’ai participé au montage du projet, au dossier de candidature et à la promotion de l’événement depuis 2009  et je suis désormais  coordonnateur des épreuves sportives… Nous entrons d’ailleurs dans la phase opérationnelle de ce grand événement international.

C’est un parcours atypique au final, mais c’est un parcours où le fil conducteur est depuis toujours ma passion pour le sport. Il m’a permis d’être acteur de mon projet professionnel de bout en bout et me construire au fil des ans les compétences indispensables. Si je devais donner un conseil à un jeune, c’est de faire des expériences, d’acquérir des compétences et d’exploiter sa singularité. D’être acteur de sa vie et donc de son projet professionnel.

Julien Schramm

Vient de paraître