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Parcours universitaires : témoignages

Un master tourné vers la biologie marine

Paca - Nice / publication : 13 février 2018
Après une licence en sciences de la vie, Axel souhaite poursuivre en biotechnologie marine. Passionné par la recherche sur les ressources naturelles marines, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le master Sciences, technologies et environnement marin spécialité biodiversité et biomolécules marines (BIOMAR). Actuellement en stage de M2, il nous parle de sa formation.

visuel temoignage master bio

Les intérêts de ce master

C’est une formation pour les passionnés de biologie marine au sens large. On y trouve un large panel d’enseignements : de l’écologie à la microbiologie, de la chimie à la bio-informatique avec, par exemple, de la programmation dans le domaine de la bioacoustique des cétacés… Y sont étudiées des problématiques très actuelles liées aux changements de notre planète comme les changements climatiques ou les différentes pollutions.

Ce qui rend ce master intéressant, c’est sa pluridisciplinarité puisqu’on étudie le fonctionnement de l’environnement et des écosystèmes marins dans leur globalité : en M1, on voit tous les couplages entre la physique, la biologie et la chimie. La physique nous aide à mieux comprendre les phénomènes biologiques comme par exemple les mouvements d’eau pour étudier la dynamique des populations de micro-organismes. Le volet de chimie marine nous permet de travailler aisément en équipe avec des chimistes ou de réaliser des expériences à l’interface de la biologie et de la chimie dans des domaines comme l’écotoxicologie.

Les deux stages obligatoires au cours de ce cursus sont un véritable atout. J’ai fait celui de M1 au laboratoire Protée, un des labos de recherche de l’université de Toulon dans le cadre de la valorisation de ressources marines dans le domaine de l’antifouling : j’y ai développé des tests biologiques pour savoir si les molécules que j’étudiais étaient potentiellement toxiques pour l’environnement.

En M2 je continue ces mêmes recherches sur d’autres molécules prometteuses à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO) et au laboratoire MAPIEM.

C’est également une formation qui a un petit effectif, ce qui facilite les échanges avec les enseignants très à l’écoute et le travail en groupe. En M1, on a ainsi un projet de recherche commun.

Et puis, c’est un master vivant avec des projets impliquant des sorties en mer.  On utilise des filets à zooplancton et des bouteilles de prélèvement pour le plancton mais aussi des seringues et des filtres de quelques microns pour les micro-organismes. On peut être amené à faire de la plongée, pour l’étude des macro-algues par exemple, mais ce n’est pas systématique.

Mon projet

Ce que j’ai toujours aimé, c’est tenter de comprendre dans sa globalité le fonctionnement de la vie et plus particulièrement les interactions entre les micro et les macro-organismes. Je trouve passionnant toutes les applications possibles que l’on peut réaliser à partir de ces micro-organismes et des ressources naturelles marines en général. Faire de la recherche s’impose donc comme une évidence après cette année de M2.

J’ai d’ailleurs monté un projet de thèse de doctorat dans la valorisation des ressources naturelles marines dans le domaine de la santé et plus spécifiquement dans la recherche de molécules anticancéreuses à partir d’invertébrés marins. En France, c’est difficile car très peu de laboratoires travaillent dans ce domaine. J’attends donc une réponse d’Irlande pour voir si le financement de cette thèse est possible. J’ai bon espoir !

biologie marine séparation

Fiche d’identité du master Sciences de la mer parcours interactions biotiques et perturbations anthropiques en environnement (IPA) de l’Université de Toulon

Le master Sciences de la mer parcours interactions biotiques et perturbations anthropiques en environnement (IPA) remplace à la rentrée 2018  le master Sciences, technologies et environnement marin spécialité biodiversité et biomolécules marines (BIOMAR). Peu de différences entre ces deux formations si ce n’est une approche de l’océanographie physique des océans dans le parcours IPA.

Objectif 

Maîtriser les concepts et méthodes pour élaborer des schémas d’expérimentation, développer des analyses critiques de situations expérimentales et avoir une vision intégrée du fonctionnement des systèmes et organismes marins.

Enseignements

En M1, 40% des enseignements sont communs à tous les parcours du master Sciences de la mer.

 Le parcours IPA, c’est plus précisément l’étude des problèmes de pollution d’un environnement côtier avec des enseignements en biologie marine, écologie, éco toxicologie, biochimie ( transfert des molécules et des polluants, impact de ces polluants sur les communautés biologiques dans les océans, fonctionnement des communautés microbiennes, biofilms marins et antifouling, processus de communication intercellulaires, biodiversité en particulier sur l’écologie des communautés planctoniques, méthodes de détection par acoustique passive des cétacés, aquaculture, préservation et valorisation des ressources marines…)

Les travaux pratiques en mer se font dans la rade de Toulon qui présente justement des problèmes de pollution d’origine anthropique. Les données récoltées sont analysées en laboratoire et les comptes rendus sont effectués par les étudiants.

Stages

Ils donnent une coloration à ce master indifférencié, soit dans la recherche soit vers une voie professionnalisante.

En M1, le stage est de 8 semaines et en M2, de 20 semaines minimum dans des labos de recherche universitaires, à l’IFREMER, au CNRS,  dans des collectivités territoriales, des parcs nationaux comme celui de Port-Cros, voire des grosses entreprises comme Véolia …

Admission 

La sélection se fait en M1 sur dossier. Une licence de sciences de la vie est recommandée. Chaque année, une petite centaine de dossiers pour une capacité s’accueil de 20 étudiants.

Débouchés 

Emplois d’ingénieur en biologie marine dans les bureaux d’études comme expert, consultant, chef de projet, chef de mission au sein de collectivités  territoriales, de parcs marins, de parcs régionaux et nationaux, d’aires marines protégées, d’industries pharmaceutiques travaillant avec les produits de la mer, dans l’aquaculture…

La poursuite d’études en thèse de doctorat permet de devenir chercheur et enseignant-chercheur. 40 à 50% d’étudiants suivent cette voie.

Point fort de ce master 

Nous travaillons en collaboration avec 2 gros laboratoires de recherche : MAPIEM où des biochimistes travaillent sur le biofouling et le laboratoire MIO centré sur la recherche et l’observation du milieu marin.

D’après les propos recueillis auprès de Monsieur Jamet, enseignant-chercheur à l’Université de Toulon

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