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En direct des campus

publication : 29 décembre 2016
Il n'y a pas si longtemps, ils se lançaient en fac de psychologie. Motivation, premières impressions, rythme de travail et conseils : 6 étudiantes et étudiants de toute la France nous livrent leur version des faits !

Cliquez sur la photo de chaque étudiant pour découvrir son témoignage !

 

Amandine, en L2 de psychologie à l’université de Nice

"Je ne compte pas mes heures !"

Pourquoi psycho ?

"Après mon bac ES, j’ai passé les concours d’orthophoniste 2 années de suite, mais sans succès. En cherchant une filière qui se rapproche du paramédical et qui soit accessible sans concours, j’ai trouvé la licence de psychologie."

Ses premières impressions

"Je me suis sentie très démunie en arrivant en amphi au milieu de 750 étudiants, dont certains étaient assis par terre faute de place. Heureusement, en travaux dirigés, on n’est que 45, donc on arrive plus facilement à faire connaissance. Je me souviens aussi que les intitulés de matières m’intriguaient car je ne mettais rien de concret derrière. À chaque nouveau cours, je me demandais ce qui m’attendait et si ça allait me plaire…"

Les bonnes surprises

"Je suis arrivée en fac de psycho sans a priori, donc j’ai découvert beaucoup de choses. J’ai tout de suite accroché avec la psychologie du développement, où l’on étudie les étapes de développement de l’enfant."

Les mauvaises surprises

"Les statistiques ! Malgré mon bac ES spécialité mathématiques, j’ai eu beaucoup de mal au début, d’autant que les cours se déroulaient en amphi et que je ne pouvais pas poser de questions quand je ne comprenais pas."

Le rythme de travail

"On a entre 15 et 20 heures de cours selon les semestres. Mais, à côté, je travaille énormément et je ne compte pas mes heures ! J’enregistre les cours sur mon téléphone et réécoute ensuite les passages que je n’ai pas compris ou pas réussi à prendre en notes. Je fais des recherches complémentaires sur Internet et dans des manuels. À cela s’ajoutent cette année des enquêtes à réaliser. Je dois faire passer des tests à un bébé et à un enfant, puis retranscrire leurs réactions et les interpréter, pour mesurer leur développement. Cela demande beaucoup de travail."

Un projet pro ?

"J’aimerais devenir psychologue dans les écoles, pour repérer les enfants dépassés en classe par les apprentissages, et les aider."

Quels conseils ?

"En cas de difficultés, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide aux promotions supérieures qui peuvent organiser des formes de tutorat."

Florian, en L1 de psychologie à l’université d’Aix-Marseille

"Il faut être concentré en cours."

Pourquoi psycho ?

"J’ai fait un bac S sciences de l’ingénieur pour travailler dans l’ingénierie navale. Mais, en 1re, je me suis demandé si cela me plaisait vraiment. J’ai passé des tests d’orientation, et les résultats pointaient des métiers comme psychiatre, psychanalyste, les ressources humaines… J’ai réalisé qu’ils avaient tous la psychologie en commun, donc je me suis renseigné sur le cursus licence-master en psychologie et ce que j’ai découvert m’a conforté dans mon choix."

Ses premières impressions

"Même si on m’avait prévenu, j’ai été frappé par la différence de fonctionnement de la fac par rapport au lycée. À l’université, les profs ne surveillent pas toujours les absences ni les devoirs. C’est à nous d’apprendre notre cours au fur et à mesure car il n’y a pas de contrôles au milieu du semestre pour mesurer où l'on en est…"

Les bonnes surprises

"Comme je m’étais bien renseigné sur les cours avant de m’inscrire, je m’attendais aux différentes approches de la psychologie qu’on a abordées dès le 1er semestre. Je trouve que la psychologie est beaucoup plus facile à comprendre que la physique, les mathématiques et les sciences de l’ingénieur du lycée ! C’est moins abstrait que je ne pensais, il y a beaucoup d’applications concrètes."

Les mauvaises surprises

"Les profs parlent vite, comme dans une conversation de la vie courante. Donc il faut s’accrocher pour prendre des notes, tout en écoutant et en comprenant ce qu’ils disent. Ça demande d’être concentré en cours."

Le rythme de travail

"J’ai 24 heures de cours par semaine au 1er semestre. Côté travail personnel, c’est très variable. Il y a des semaines où je travaille seulement 3 heures au total, d’autres où je travaille 2 heures tous les jours. Je relis mes cours que je prends sur l’ordinateur, je vérifie les informations importantes… J’ai lu 3 livres en 3 mois. Pour les révisions, j’attends la semaine avant les partiels."

Un projet pro ?

"Au départ, je voulais devenir psychanalyste ou chercheur en psychologie clinique. Mais je me suis rendu compte pendant le cours sur la psychanalyse que je n’adhère pas forcément à l’approche. Le fait de trouver systématiquement un sens à tous les gestes ou tous les mots et d’y voir par exemple des actes manqués ne me convainc pas. En revanche, la psychologie sociale m’intéresse beaucoup, donc à voir…"

Quels conseils ?

"Il ne faut pas avoir peur de la fac, mais s’y engager en connaissance de cause et ne pas se laisser dépasser par la liberté nouvelle qu’on y trouve."

Alexis, en L3 de psychologie à l’université de Nancy

"Le côté abstrait et assez scientifique des études m'a surpris."

Pourquoi psycho ?

"C’est une évidence depuis le collège : je ne me voyais pas faire autre chose. J’étais attiré par la psychologie parce que c’est une science humaine, qui permet de comprendre l’autre et d’essayer de l’aider."

Ses premières impressions

"Après avoir attendu tout le lycée, j’étais excité de pouvoir enfin étudier la psycho. Mais, quand les cours ont commencé, j’ai été déçu que l’approche reste si théorique et si loin du métier. Je pensais qu’on allait rencontrer des praticiens qui nous raconteraient leurs méthodes de travail et les cas réels qu’ils traitaient. À la place, on avait des cours d’introduction aux grandes approches de la psycho, avec des noms d’auteurs et des notions abstraites à apprendre."

Les bonnes surprises

"La psychologie a une dimension plus scientifique que ce que je pensais, et je me suis découvert une passion pour les neurosciences et le fonctionnement du cerveau. Dès la 1re année, en psychologie cognitive, on a étudié la mémoire, ce qui se passe dans le cerveau quand on a peur ou qu’on est stressé. C’est très intéressant !"

Les mauvaises surprises

"C’est le côté abstrait des études. Il y a plusieurs cours que j’ai trouvés ennuyeux, et dont je ne vois pas l’utilité pour le métier de psychologue. Si demain je me retrouvais en stage devant un patient, je ne saurais pas comment m’y prendre car on n’a pas de cours sur la dimension humaine du métier : la prise de contact avec le patient, les techniques pour établir une relation de confiance ou savoir s’il nous ment par exemple."

Le rythme de travail

"En 3e année, il y a entre 20 et 25 heures de cours par semaine. Le soir, je prends 20 minutes pour relire mes cours, les mettre au propre et les structurer. J’ai parfois des exposés à préparer ou des contrôles à réviser. Il y a aussi des profs qui donnent des lectures d’une séance à l’autre. On a un mini-mémoire de recherche à rédiger, que j’ai effectué sur le deuil. J’ai dû mener un travail de recherche puis une étude de cas, c’est-à-dire trouver une personne en deuil et lui faire passer des tests, puis les analyser. Cela représentait un gros travail."

Un projet pro ?

"Comme je suis passionné à la fois par la psychologie clinique et par les neurosciences, j’aimerais trouver un poste qui me permette d’utiliser les deux. Je pourrais par exemple prendre en charge des personnes qui ont eu un AVC et ont subi une perte de langage ou de mémoire, et mettre en place une thérapie pour les aider à se réadapter. Je me verrais bien travailler en partie dans une structure de type hôpital et en partie en libéral, à mon compte."

Quels conseils ?

"Bien lire les maquettes de la licence avant de s’y engager permet d’éviter les déceptions. Il ne faut pas s’attendre à de la psychologie pratique dès la 1re année, car les cours de licence sont très théoriques !"

Manon, en L3 de psychologie à l’université de Grenoble

"La psycho mène à beaucoup plus de métiers que je ne pensais."

Pourquoi psycho ?

"On dit souvent que les étudiants viennent en psycho parce qu’ils se posent plein de questions. C’est mon cas ! À cause de mon vécu personnel, je me suis beaucoup interrogée sur les comportements des gens, les raisons qui les poussent à agir avec les autres d’une certaine façon. J’ai envie de pouvoir aider les autres à se sentir mieux dans leur environnement."

Ses premières impressions

"Au début, je me suis sentie un peu perdue sur cet immense campus avec des amphis éparpillés à différents endroits. Mais j’ai vite trouvé mes repères."

Les bonnes surprises

"Je pensais que je n’étudierais que la psychologie. Or, en 1re année, j’avais aussi de la sociologie, des sciences de l’éducation, des statistiques, de l’anglais… J’ai trouvé ça très intéressant, car c’est complémentaire. Par ailleurs, j’ai découvert au fur et à mesure que la psychologie menait à une multitude de métiers que je ne soupçonnais pas, car que je ne connaissais que le psychologue clinicien qui reçoit des patients. Ces débouchés variés m’ouvrent des horizons."

Les mauvaises surprises

"Quasiment tous les cours de licence sont théoriques. On n’a presque pas de pratique, à part quelques études de cas en 2e année. J’ai voulu faire un stage en 3e année mais je n’ai pas trouvé de structure pour m’accueillir. Dommage aussi qu’au début les cours d’anglais se déroulent en amphi car forcément on ne parle pas, donc j’ai l’impression d’avoir régressé faute de pratique. Or c’est une langue très importante en psychologie car les publications de recherche se font en anglais."

Le rythme de travail

"On entend souvent qu’en psychologie on ne travaille pas beaucoup, donc j’imaginais qu’on aurait 15 heures de cours. En réalité, on a plus de 25 heures de cours par semaine, et je travaille beaucoup à côté. Je vais à la bibliothèque pour avoir à disposition tous les livres auxquels les profs font référence et y jeter un œil. On fait aussi des groupes de travail pour réviser ensemble : cela permet de se poser des questions sur ce qu’on n’a pas compris."

Un projet pro ?

"La licence reste très générale, donc c’est dur d'avoir une idée précise de métier. Depuis cette année, j’ai décidé que je voulais obtenir le titre de psychologue. Je vais donc essayer d’être prise en master de psychologie du travail. J’aimerais travailler sur les questions de formation et d’insertion professionnelle pour accompagner les individus dans la recherche d’un emploi qui corresponde à leurs attentes et à leurs aptitudes, par exemple dans les centres de bilans de compétences."

Quels conseils ?

"Il faut être autonome. Les profs ne vérifient pas qu’on apprend nos cours et qu’on avance dans nos travaux. Ils nous donnent un devoir à rendre à une date précise, et c’est à nous de nous organiser. Chaque notion n’est abordée qu’une fois, il faut donc être assidu en cours. Cela demande de trouver le bon équilibre entre le temps consacré aux études et le temps consacré aux amis." 

Fanny, en M1 de psychologie clinique et sociale à l’université d’Angers

"Les 1res années, il faut vraiment lire beaucoup d’ouvrages."

Pourquoi psycho ?

"En terminale, je voulais devenir infirmière ou puéricultrice. J’avais rencontré des prépas aux concours infirmiers qui m’avaient dit qu’une licence de psychologie pouvait aider. Je me suis donc inscrite dans cette discipline. Mais la 1re année m’a tellement passionnée qu’à la fin je n’ai pas passé les concours et j’ai continué en 2e année, avec l’idée de devenir finalement psychologue."

Ses premières impressions

"Les premiers cours, je me suis rendu compte que je connaissais seulement la psychologie clinique, au chevet du patient. J’ai découvert qu’il y avait beaucoup d’autres approches, comme la psychologie sociale, du développement, cognitive et la neuropsychologie, et que ces approches se recoupaient."

Les bonnes surprises

"J’appréhendais l’université, très grande, avec beaucoup de monde, où les profs sont inaccessibles. J’ai au contraire trouvé les enseignants très disponibles pour répondre à mes questions à la fin des travaux dirigés. J’ai tout de suite beaucoup aimé l’enseignement en amphi : la manière dont les profs, très à l’aise, présentent leurs cours avec des gestes et des schémas, des récits de leur pratique, leurs moments de doutes et de surprise… Cette ‘mise en scène’ dynamise les contenus déjà passionnants."

Les mauvaises surprises               

"J’ai été un peu déboussolée par le caractère scientifique de la psychologie que je n’avais pas anticipé, avec des sciences, des expériences, des statistiques... En psychophysiologie, on approfondissait tellement que j’avais l’impression d’être en études de médecine. Je n’ai pas eu d’affinités avec ces disciplines et je ne me voyais pas les utiliser dans ma pratique du métier plus tard. Par ailleurs, le côté très théorique devient de plus en plus frustrant au fur et à mesure des années."

Le rythme de travail

"En licence, j’avais une vingtaines d’heures de cours par semaine. Je travaillais entre 15 et 20 heures à côté, surtout à la bibliothèque universitaire pour pouvoir feuilleter les livres cités par les enseignants. Au début, c’était beaucoup d’apprentissage par cœur pour retenir les définitions, les auteurs, les expériences et les théories qu’ils ont élaborées, les symptômes et les signes cliniques..."

Un projet pro ?

"J’aimerais intégrer une structure qui aide les personnes à faire face aux épreuves de la vie comme les guerres ou les attentats. Pour cela, il me faudrait rejoindre un M2 clinique du lien social et familial ou clinique du traumatisme, mais la sélection est sévère : il y a 15 à 20 places alors qu’on est une centaine d’étudiants. Par ailleurs, malgré mes candidatures envoyées dès la L3, je n’ai pas trouvé de stage."

Quels conseils ?

"Les 2 premières années, il faut vraiment prendre le temps de lire beaucoup d’ouvrages à côté des cours. Car, après, le rythme s’intensifie, et on n’a plus le temps d’assimiler ces livres de référence. Et, globalement, il faut prendre du plaisir dans ses études et garder confiance malgré les difficultés !"

Carole, en licence pro intervention sociale à l’université Paris 13

"Je conseille de multiplier les stages le plus tôt possible."

Pourquoi psycho ?

"En terminale, je me voyais exercer un métier qui me permettrait d’aider ceux qui en ont besoin. J’ai toujours aimé trouver des solutions pour ma famille et mes amis. J’ai pensé à la psychologie et au métier d’assistante de service social. Mais, comme je ne me voyais pas assistante sociale à 20 ans, j’ai opté pour la psycho."

Ses premières impressions

"J’ai vécu mon arrivée à la fac comme une période d’euphorie. D’une part, l’autonomie et l’indépendance me sont apparues comme une libération après les années lycée. D’autre part, les cours de psychologie étaient riches en découvertes : c’est tout un nouveau monde qui s’ouvre en 1re année de licence !"

Les bonnes surprises

"Comprendre le fonctionnement humain, s’intéresser à une personne dans toute son histoire, avec ses difficultés, ses réussites, ses échecs : le contenu de la psychologie m’a tout de suite passionnée. J’ai notamment beaucoup apprécié les cours sur la biologie, où l’on découvre les grandes fonctions du cerveau et l’action de certains médicaments sur le psychisme."

Les mauvaises surprises

"Au début, les cours portent avant tout sur l’histoire de la psychologie et les développements de la recherche. J’étais frustrée de cette approche théorique, loin de l’actualité. Quand j’ai vu que ça continuait au 2e semestre, j’ai même failli abandonner. Finalement, ce n’est qu’en 3e année et en master, en stages, que j’ai mesuré la réalité du métier, car avant, même si on avait des études de cas, on n’était pas au contact de vraies personnes."

Le rythme de travail

"Comme tous ceux qui découvrent le système de la fac et la liberté que laissent les profs, j’ai été tentée de ne travailler qu’avant les partiels. Mais je me suis rapidement rendu compte que je ne pouvais pas assimiler les 50 pages de cours multipliées par le nombre de matières en quelques semaines ! Surtout, j’avais besoin de comprendre pour retenir, ce qui supposait de lire beaucoup pour compléter mes cours. Je travaillais donc énormément en dehors des cours."

Un projet pro ?

"Jusqu’au master, mon projet était clair : je voulais devenir psychologue. Mais, en M1, mon expérience de stage à l’hôpital au service oncologie, qui s’occupe de personnes atteintes d’un cancer, m’a fait tout remettre en question. J’ai pleuré tous les jours de mon stage, et j’avais l’impression de ne rien apporter. Je ne me suis pas sentie capable de prendre la responsabilité du bien-être des gens. Après une réflexion intensive, j’ai repensé à mon projet initial d’assistante de service social. J’ai effectué un stage qui a confirmé que je me trouvais beaucoup plus à ma place car c’est aussi un métier où l’on aide les gens, mais en réfléchissant à des solutions plus immédiates, dans l’action : chercher un logement, trouver des ressources matérielles et sociales... Je suis donc en licence pro pour préparer mon diplôme d’État d’assistante de service social. Mon expérience de psychologie me servira car c’est un métier où écouter et repérer les non-dits est essentiel."

Quels conseils ?

"Je conseille de multiplier les stages, même de 2 ou 3 semaines, le plus tôt possible au cours de la licence. Cela permet d’avoir une approche concrète du métier de psychologue et d’éviter les déconvenues tardives, comme je l’ai expérimenté lors de mon stage en master."

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