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Fiche métier

conducteur / conductrice de train

Sur les rails, le conducteur de train fait rouler des trains de voyageurs ou de marchandises. Vitesse, signalisation, intempéries... rien n'échappe à sa vigilance. Mais son travail commence bien avant le coup de sifflet du départ.

  • Niveau minimum d'accès : CAP ou équivalent
  • Salaire débutant : 1600 €
  • Statut(s) : Statut salarié
  • Synonymes : Agent/e de conduite
  • Métiers Associés :

    Conducteur/trice de TGV

  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Transport - Logistique

  • Centre(s) d'intérêt :

    J'aime bouger

Le métier

Nature du travail

Contrôle total

Avant de partir, le conducteur de train contrôle, à l'aide d'un tableau, la vitesse à ne pas dépasser, la distance de freinage, la charge du train et le nombre de voitures. Il vérifie l'état et la sécurité de la ligne et procède à des tests sur le bon fonctionnement du train.

Une attention constante

Pendant le trajet, de nombreux voyants et des appareils de mesure et d'alarme renseignent le conducteur dans la locomotive. Celui-ci prête également attention à toute la signalisation extérieure (qu'il doit absolument respecter), aux travaux ou obstacles sur la voie, aux conditions atmosphériques...

Procédure à suivre

Si un problème survient malgré les essais techniques, la réaction le conducteur doit être rapide et adaptée. Il doit appliquer la réglementation d'usage (alerte radio, protection des voies), voire effectuer certains dépannages. Il a aussi à son actif des tâches administratives.

Compétences requises

Sang-froid et bonne santé

Lorsqu'une rame tombe en panne et que plusieurs alarmes sonnent simultanément, il ne faut pas céder à la panique ! De bons réflexes et une grande vigilance sont indispensables. Les longues heures passées seul en cabine, les horaires décalés, les manoeuvres... réclament un solide équilibre psychologique et une excellente santé.

Connaissances en électricité

Des compétences en électricité se révèlent précieuses. Par exemple, pour surveiller les nombreux appareils de pilotage et de contrôle : manipulateurs de commande de l'électricité, ampèremètres, voltmètres, manomètres, cylindres de frein... Un strict respect des procédures de sécurité et des règles techniques de conduite permet également d'éviter les accidents. Cela exige une organisation rigoureuse.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

À l'heure de l'électronique

Le conducteur de train doit savoir travailler avec des systèmes électroniques. Les signalisations, la vitesse à ne pas dépasser... s'affichent sur un écran. Des sonneries régulières préviennent le risque d'endormissement au volant. De nombreux voyants le renseignent en permanence sur les dispositifs de pilotage.

Faire face à l'imprévu

La profession ne connaît pas la routine. Le conducteur, généralement employé à la SNCF, fait face aux imprévus entraînés par chaque nouveau voyage ou chaque nouvelle manoeuvre. Seul maître à bord de son train, il gère des situations parfois difficiles : personne marchant sur les voies, alimentation électrique interrompue... Il communique par radio avec son autorité (le poste de commandement centralisé et le chef de régulation) pour chaque intervention.

Disponible 24 h sur 24

Le quotidien du conducteur de train : travail posté et horaires irréguliers. Il travaille de nuit, les dimanches et jours fériés. Il peut être appelé en dernière minute pour remplacer un conducteur défaillant. Selon sa destination finale, il rentre ou pas chez lui après son service. Toutefois, la réglementation lui interdit de passer plus de 2 nuits hors de son domicile.

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

De 1600 à 2800 euros brut par mois.

Intégrer le marché du travail

Des emplois selon les besoins

Les recrutements dépendent des besoins régionaux. Le trafic de marchandises par voie ferrée (ferroutage) a beaucoup diminué en raison de la concurrence de la route : 12 % du trafic s'effectue par voie ferrée contre 80 % par la route. En ce qui concerne le fret, les créations d'emplois sont ralenties, mais l'ouverture à la concurrence et le développement du ferroutage devraient redynamiser le secteur.

Promotion en attente de poste

L'évolution de carrière est parfois subordonnée au passage d'un examen. Et en cas de succès, la nomination ne suit pas forcément. Le candidat doit rester dans son poste jusqu'à ce qu'un autre poste correspondant à ses nouvelles fonctions, se libère. Au bout d'une dizaine d'années, l'agent peut devenir conducteur de ligne principale (seul habilité à prendre les commandes d'un TGV) ou s'orienter vers un poste d'encadrement.

Accès au métier

Accès au métier

Il faut d'abord être recruté par la SNCF, puis suivre une formation interne à l'entreprise. On peut se présenter avec un diplôme de niveau V (ex : Cap),  mais un bac pro en électrique, électrotechnique, électronique, mécanique ou un bac STI2D est conseillé , ainsi que tout diplôme reconnu équivalent dans l'Union européenne.  

  • Accès : sur CV et dossier ; visite médicale ; tests de connaissances ; tests psychotechniques ; entretien de motivation.
  • Formation : d'une durée allant de 4 mois (pour le conducteur de manoeuvre) à 1 an (pour le conducteur de ligne), elle est assurée dans les établissements traction de la SNCF et est rémunérée. À la fois théorique et pratique, elle inclut un contrôle continu sanctionné par un examen... pour devenir (ou non) conducteur. La SNCF propose également différents examens pour l'évolution de carrière de ses agents.

En savoir plus

Ressources utiles

www.emploi.sncf.com

Site Internet de la SNCF (espace recrutement) + (rubrique découvrir les métiers de la SNCF)

sncf-mooc.fr

MOOC sur les métiers de la conduite ferroviaire

Publications

Publications Onisep

Les métiers du transport et de la logisitique
collection Parcours, Onisep
parution 2016

Vient de paraître

Pour
les professionnels