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Fiche métier

contrôleur(euse) technique automobile

Pneus, freins, pot d'échappement... le contrôleur technique ausculte la voiture sous tous les angles. Objectif : pointer les dysfonctionnements et conseiller le propriétaire du véhicule sur les réparations à effectuer.

  • Niveau d'accès : CAP ou équivalent
  • Salaire débutant : 1457 €
  • Statut(s) : Statut artisan, Indépendant, Statut salarié
  • Métiers Associés :

    Agent(e) de constatation des douanes (branche surveillance spé maintenance automobile),
    Chef de centre service rapide,
    Contrôleur(euse) technique,
    Contrôleur(se) technique poids lourds ,
    Opérateur(trice) en maintenance des véhicules (FPT),
    Réceptionnaire ,
    Réceptionnaire après-vente

  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Automobile,
    Commerce - Distribution

Le métier

Nature du travail

Un vrai bilan de santé

Ce professionnel est chargé de contrôler l'état des automobiles selon les indications parues au journal officiel. Il doit vérifier la conformité des véhicules avec la réglementation en vigueur. Pour cela, il effectue autant de vérifications sur les véhicules qui lui sont confiés que le texte l'indique selon le type. Tout y passe : freins, pneus, boîte de vitesses, suspension, pollution, direction, éclairage...

Il ne répare pas

Le contrôle visuel se révélant souvent insuffisant, une série de tests est effectuée à l'aide d'appareils de mesure. Cependant, ce technicien ne répare jamais le véhicule. En revanche, en cas de freins défectueux, de moteur bruyant ou de voiture polluante, il doit découvrir la cause du problème.

Un rôle de conseiller

Une fois les tests effectués, le contrôleur technique établit un bilan écrit de son intervention, un procès-verbal et une facture pour le client. Puis il explique à l'usager ce qu'il doit faire réparer, quelles sont les pièces à changer et pourquoi (batterie, flexible, pneus...). C'est aussi l'occasion de sensibiliser les conducteurs à la sécurité routière et de fixer, si nécessaire, la date d'une prochaine contre-visite.

Compétences requises

Une courroie de transmission

L'activité est très réglementée par la direction de la sécurité et de la circulation routière du ministère des Transports. Aucune condamnation ne doit figurer au casier judiciaire du contrôleur qui doit être agréé par la préfecture pour exercer.

Rigueur de mise

Impossible d'échapper aux multiples documents faisant état des normes en vigueur. Mieux vaut donc être rigoureux et méthodique. La précision est également requise au moment de rédiger les rapports.

Un bon technicien

Si le contrôleur technique ne répare pas, il doit cependant connaître tous les problèmes liés à la mécanique automobile, depuis la carrosserie jusqu'au moteur, en passant par la batterie et la boîte de vitesses.

Le goût de la communication

Ce spécialiste a le goût du contact. Il est à la fois en relation avec les clients, les experts, les assureurs et les équipementiers. Face à des conducteurs pas toujours satisfaits du bilan émis, il sait garder son calme. Il est capable d'employer un langage technique mais aussi d'expliquer les problèmes du véhicule en termes courants.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

Le métier évolue

Le contrôleur exerce dans un centre agréé indépendant ou associé à un réseau. L'équipe technique, placée sous la direction d'un responsable, dépasse rarement trois personnes. C'est un emploi qui peut paraître répétitif. En réalité, il évolue avec la réglementation et impose au professionnel de suivre régulièrement des stages de remise à niveau.

Le garant de la sécurité

Les responsabilités du contrôleur technique en automobile sont très importantes. En effet, il rédige et signe le procès-verbal (PV), qui fait de lui le garant de la sécurité du véhicule. Il évalue l'état de fonctionnement de la voiture.

Des postures parfois pénibles

Debout, couché, assis, parfois plié en deux, il ausculte le véhicule sous toutes les coutures. Pas toujours facile de dénicher le numéro du châssis, surtout lorsqu'on ne peut rien démonter. Les outils à sa disposition sont des appareils spécifiques tels que les régloscopes, les bancs de freinage ou les analyseurs de gaz. Enfin, il utilise l'ordinateur pour rédiger le bilan de ses interventions.

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

A partir du Smic.

Intégrer le marché du travail

Une profession récente

Le métier existe depuis 1992, date de l'instauration du contrôle technique obligatoire. Celui-ci concerne les voitures, les fourgons et les camionnettes de moins de 3,5 tonnes, de quatre ans et plus.

5 200 centres agréés

On compte environ 10 000 contrôleurs techniques automobiles en France. Ils sont répartis dans environ 5 200 centres agréés (indépendants ou affiliés à un réseau national). Environ 500 postes sont à pourvoir chaque année. Le secteur attire de nombreux jeunes.

S'installer à son compte

Un contrôleur salarié peut devenir chef d'équipe, voire chef de centre. Autre possibilité : s'installer à son compte. Il faut alors tabler sur un investissement minimal d'environ 77 000 euros, voire de 153 000 euros si on achète le local et le matériel. Ne pratiquant plus la réparation automobile, le contrôleur a parfois des problèmes de reconversion.

Accès au métier

Accès au métier

La profession est très réglementée. Elle exige l'obtention d'un agrément préfectoral qui n'est délivré qu'à des personnes ayant un diplôme et/ou de l'expérience dans la réparation (mécanique, électricité ou carrosserie) automobile (ou véhicules industriels ou motocycles), et ayant suivi un stage de formation spécifique.

La durée de la formation au contrôle automobile varie selon le niveau du candidat :

- 900 heures (environ 6 mois) pour les titulaires d'un CAP sans expérience professionnelle ;

- 175 heures (4 à 5 semaines environ) pour les titulaires d'un bac pro, d'un BTS ou d'un DUT sans expérience professionnelle ;

- 175 heures pour les titulaires d'un CAP avec 2 ans d'expérience professionnelle, et pour les personnes sans diplôme avec 5 ans d'expérience professionnelle.

La formation spécifique peut déboucher sur un CQP (certificat de qualification professionnelle) ou sur un titre professionnel reconnu de contrôleur technique.

Aucune condamnation ne doit figurer au casier judiciaire (bulletin n° 2).

Le contrôleur technique doit recevoir chaque année 20 heures de formation complémentaire pour conserver son agrément.

En savoir plus

Témoignages

Manuel,contrôleur technique automobile

Entre la technique et la loi

"Je trouve mon métier agréable pour plusieurs raisons. J'aime bien le contact avec la clientèle. Techniquement aussi c'est intéressant, car les véhicules sont très variés. On participe à la sécurité routière et à la lutte contre la pollution. Par contre, ce métier nécessite d'avoir le goût des responsabilités et une très bonne organisation. Il faut aussi savoir qu'il comporte beaucoup d'aspects administratifs et législatifs."

(25/04/2007)

Ressources utiles

CNPA - Conseil national des professions de l'automobile
http://www.cnpa.fr

CNPA - Conseil national des professions de l'automobile
50 rue Rouget de Lisle
92158 Suresnes Cedex
01 40 99 55 00

Anfa - Association nationale pour la formation automobile
41-49 rue de la Garenne
92313 Sèvres Cedex
01 41 14 16 18

CCFA - Comité des constructeurs français d'automobiles
2 rue de Presbourg
75008 Paris 
01 49 52 51 00

FNA - Fédération nationale de l'artisanat automobile
9-11 avenue Michelet
93583 Saint-Ouen Cedex
01 40 11 12 96

www.metiersdelauto.com

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