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Fiche métier

cordonnier(ière)

Cuir, talons et semelles n'ont pas de secrets pour le cordonnier, qui redonne vie aux chaussures abîmées. À la fois artisan et commerçant, il sait s'adapter à la demande de la clientèle et élargir son offre de services.

  • cordonnier-iere

Le métier

Nature du travail

Réparer les chaussures abîmées

Après avoir jugé de l'état des chaussures, le cordonnier informe son client des réparations nécessaires, du prix et des délais. Maniant le marteau et les tenailles, utilisant la machine à coudre et le fraiseur, il effectue souvent les mêmes gestes : décoller ou découdre la partie usée, dessiner la pièce de remplacement, la découper dans le matériau choisi, la poncer puis la fixer sur la chaussure avec des clous ou de la colle, la polir, la teinter et la lustrer.

Une offre de services élargie

Entre la pose de talonnettes et le ressemelage à la chaîne, la routine s'installe vite... Le cordonnier peut étendre son savoir-faire à d'autres articles en cuir (sacs, vêtements, objets...) et proposer des services annexes (vente de cirage, lacets, brosses, chaussures ; copie de clés ; fabrication de tampons et de cartes de visite...).

Se lancer dans la création

Le cordonnier-bottier ne répare pas les chaussures ou les bottes, mais les fabrique, depuis la coupe et le montage du cuir jusqu'aux finitions. La création sur mesure peut être une prestation de luxe ou répondre à un impératif médical (malformations des pieds, cors, durillons...).

Compétences requises

Des doigts agiles

Patience dans la répétition des tâches, précision du geste, soin apporté aux finitions... le cordonnier doit posséder les qualités propres à tout travail manuel, sans oublier une très bonne vue. Il doit aussi bien tolérer la poussière, les solvants et la colle.

Connaisseur et curieux

Dès le premier coup d'oeil, il identifie la conception, le matériau (cuir, crêpe, élastomère) et le montage des chaussures qu'on lui confie, ce qui lui permet de choisir rapidement le mode de réparation le plus approprié. Pour maintenir la qualité de ses prestations, il s'informe régulièrement sur les dernières machines et les nouveaux matériaux auprès de ses fournisseurs.

Chaleureux et rigoureux

Doté d'un sens inné du contact, il sait nouer des relations à la fois commerciales et chaleureuses avec les habitués du quartier, comme avec ses fournisseurs. Il assure avec rigueur la gestion comptable et financière de son entreprise.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

De fréquentes interruptions

Poser une semelle neuve prend en moyenne une demi-heure, mais quand le support est particulièrement usé, il faut compter près de deux heures de travail. De plus, le cordonnier est souvent interrompu dans son travail par l'arrivée de clients exigeants et pressés qu'il se doit de bien accueillir et de satisfaire.

Un pic d'activités l'hiver

Installé à son compte, cet artisan a de longues journées de travail. En hiver, l'activité s'intensifie, car les chaussures s'usent plus vite avec le froid, la neige et la pluie... Pour les cordonniers travaillant dans les boutiques de réparation rapide situées dans les centres commerciaux, les horaires sont ceux de l'ouverture au public.

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

Beaucoup de professionnels débutent avec le Smic .

Intégrer le marché du travail

Un contexte difficile

Depuis l'apparition des chaussures bon marché dans les années 1980, les Français jettent plus qu'ils ne font réparer. Autre facteur négatif, la concurrence des réparateurs express de type talons minute, situés dans les galeries commerciales et spécialisés dans la réparation de talons et la pose de patins de protection. Pour survivre, les cordonniers traditionnels développent le multiservice (vente de plaques d'immatriculation, copie de clés...).

Des débouchés faute de candidats

Malgré ce contexte peu favorable, les débouchés sont assurés, tant les jeunes délaissent cette profession qui, par ailleurs, reste, aujourd'hui encore, très majoritairement exercée par des hommes.

Prendre du galon

On peut débuter chez un artisan (les cordonneries sont souvent de petites structures de deux ou trois salariés), ou comme employé de vente chez un réparateur minute. Après quelques années de pratique, on peut accéder à des postes à responsabilité dans des ateliers de production industrielle de chaussures.

Se mettre à son compte

Pour ouvrir son propre atelier, mieux vaut reprendre une affaire existante et en récupérer la clientèle, ce qui ne dispense pas de se former en gestion et en comptabilité.

Certains cordonniers évoluent vers la confection de chaussures. D'autres sont labellisés par des marques prestigieuses et deviennent correspondants locaux pour la réparation d'articles haut de gamme.

Accès au métier

Accès au métier

Trois CAP permettent de se former en 2 ans au métier. Ils sont préparés en apprentissage, dans un CFA ou un lycée professionnel.

Les Compagnons du devoir proposent une formation jusqu'au BM.

On peut aussi compléter sa formation initiale en cours d'emploi, en suivant les stages de l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes).

Niveau CAP

  • CAP Chaussure
  • CAP Cordonnerie multiservice
  • CAP Cordonnier bottier

Niveau bac

  • BM Cordonnier-bottier
  • BM Cordonnier-réparateur

Exemples de formations

Jusqu’au Bac

CAP ou équivalent

En savoir plus

Ressources utiles

CTC - Centre technique cuir chaussure maroquinerie
http://www.ctc.fr

Chambre syndicale nationale des bottiers de France
2 rue de la Paix
75002 Paris 
01 42 61 00 29

Conseil national du cuir
109 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris 
01 43 59 05 69

FNICF - Fédération nationale de l'industrie de la chaussure de France
http://www.chaussuredefrance.com

FNCF - Fédération nationale des cordonniers de France
21 rue Jean Poulmarch
75010 Paris 
01 42 08 47 50

www.metiersducommerce.fr

Site sur les métiers du commerce de proximité

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