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Fiche métier

guide conférencier(ière) des villes et pays d'art et d'histoire

Découvrir des cités historiques, visiter des châteaux forts, déchiffrer des paysages urbains, autant d'activités touristiques menées sous la conduite d'un guide conférencier. Ce professionnel féru d'histoire sait transmettre son savoir à des groupes de touristes aussi bien qu'à des scolaires.

Le métier

Nature du travail

Apprendre aux gens à regarder

Lorsqu'il conduit une visite, le guide conférencier fait découvrir le patrimoine historique d'un lieu et incite le public à ouvrir les yeux. Médiateur culturel, il transmet ses connaissances et familiarise les publics aux différents termes techniques architecturaux : il fait de la culture une notion équitable.

Rendre l'histoire vivante

« Une gargouille : qu'est-ce que c'est ? » « Comment s'organisait un chantier au Moyen Âge ? »... Pour montrer un ornement ou expliquer la finalité d'une construction, le guide conférencier doit rendre son savoir accessible à un public de nationalités et d'âges différents. Un guide conférencier parle aussi bien d'architecture ancienne que de création contemporaine. La préparation des visites est donc essentielle pour ce professionnel qui doit actualiser ses connaissances et maîtriser des thèmes très divers.

Être « labellisé »

Les guides conférenciers disposent d'une carte officielle et d'un agrément du label « Villes et pays d'art et d'histoire ». Cette spécificité est un gage de qualité auprès des structures qui l'emploient : offices de tourisme, associations culturelles, services patrimoniaux d'une ville...

Compétences requises

Des publics très divers

Très polyvalent, le guide conférencier doit s'adapter à des publics de la maternelle au 4e âge ! Capter l'attention d'un enfant de 7 ans ou répondre à un public adulte plus exigeant demande d'adapter son niveau de langage et ses pratiques pédagogiques.

En français, en anglais, en allemand...

Le guide conférencier doit pouvoir passer d'une langue à l'autre en fonction des groupes. Les trois langues les plus usitées sont le français, l'anglais et l'allemand, mais l'arrivée de nouveaux touristes entraîne une demande de professionnels maîtrisant le japonais ou l'italien.

Des savoirs multiples

Spécialiste du patrimoine historique et culturel, le guide conférencier a très souvent suivi des études d'histoire de l'art, d'architecture, mais possède également des connaissances approfondies des domaines connexes : sociologie, archéologie, géographie, qu'il doit constamment remettre à jour. L'utilisation des nouvelles techniques (audiophones et surtout audioguides) contribuent également à modifier la nature de ce métier.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

Un emploi du temps irrégulier

Le guide conférencier travaille à la demande, au sein des différentes structures qui l'emploient (quatre en moyenne), pour une mission (une visite) qu'il est libre d'accepter ou de refuser. Il peut travailler 1 heure par jour comme 6 heures d'affilée, en soirée, le dimanche ou les jours fériés.

Des revenus aléatoires

Ce professionnel doit savoir gérer financièrement la saisonnalité : ses revenus pendant la haute saison (d'avril à octobre) contrastent avec une quasi-absence pendant les mois d'hiver. En vivre est difficile : c'est pourquoi ce métier est souvent une activité de complément.

Un métier physique

Savoir moduler sa voix à l'intérieur d'une église ou conduire un groupe à des heures d'affluence sollicite autant la voix que les jambes ! Le guide conférencier doit posséder des qualités et savoir-être indispensables : tenue, ponctualité, politesse... et sourire !

Faire face à la concurrence

Même si « le droit de parole » est réglementé dans les musées nationaux et les monuments historiques, le recours à des professionnels diplômés n'est pas toujours garanti, ce qui contribue à la précarité de leur situation.

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

1500 euros brut par mois.

Lorsqu'il exerce en libéral, le guide conférencier est facturé à la prestation (à partir de 60 euros la visite de 1 heure).

Intégrer le marché du travail

On compte 2 400 à 2 900 guides en exercice en France, dont 1 558 guides conférenciers des villes et pays d'art et d'histoire. Parmi eux, 84 % sont des femmes.

Un métier valorisant mais peu reconnu

Dans un secteur touristique florissant, ce métier est paradoxalement peu reconnu et souffre de la précarité inhérente à son absence de statut unique et à la lourdeur administrative à l'embauche. Exerçant seuls par nature, les guides peinent à se retrouver au sein d'associations ou de fédérations professionnelles. Ces professionnels sont essentiellement recrutés par des structures issues du secteur non marchand (offices de tourismes, villes d'art et d'histoire), mais peuvent aussi exercer de manière libérale.

Des contrats à durée très limitée

Une grande partie des guides est employée à la vacation, c'est-à-dire à la visite ! Le guide conférencier travaille en moyenne 550 heures, soit un temps de travail inférieur à un mi-temps. Beaucoup cherchent donc des activités complémentaires, notamment pour compenser la période hivernale.

Accès au métier

Accès au métier

Le titre professionnel de guide conférencier des villes et pays d'art et d'histoire s'obtient par un examen régional organisé par les directions régionales des affaires culturelles du ministère de la Culture et de la Communication, pour une ou plusieurs communes labellisées par ce réseau. Cette qualification l'autorise à conduire des visites dans les musées et les monuments historiques.

Cet examen, ouvert aux titulaires d'un bac + 2, est organisé de façon irrégulière par les régions en fonction des besoins locaux. La réorganisation en cours de ces métiers tend vers le développement d'une filière propre au « guidage » dans les parcours des formations universitaires.

Les candidats au titre de guide conférencier sont en général diplômés en histoire, histoire de l'art et de l'architecture (ils ont aussi la maîtrise d'une ou plusieurs langues étrangères).

A compter de 2012, les métiers de guide-interprète national et guide-interprète régional devraient être accessibles après une licence professionnelle proposée par une dizaine d'universités ou de certains masters orientés guidage. Cette formation sera commune avec les métiers de conférencier national et de guide-conférencier des villes et pays d'art et d'histoire.

En savoir plus

Témoignages

Frédéric, guide conférencier des villes et pays d'art et d'histoire

Une activité valorisante mais un métier peu reconnu !

"Le goût de la découverte des arts, le goût de la culture et de l'histoire s'acquièrent très jeune ! Enfant, j'ai eu la chance d'être entouré de personnes qui ont su susciter cette curiosité : c'est le rôle des parents et la responsabilité du guide ! Pour exercer mon métier, aimer l'histoire ne suffit pas ! Il faut apprécier le contact humain avec un public de nationalités très diverses : Allemands, Norvégiens, Australiens... c'est aussi pour moi une façon de voyager ! Conduire des groupes aussi différents que des scolaires de maternelles ou des touristes, c'est savoir s'adapter à son public : tout se joue dès les premières minutes ! Le guidage est un métier où l'on est libre d'accepter ou pas d'assurer une visite, mais c'est une liberté qui se paye par une grande dépendance par rapport à la saison touristique."

(05/10/2011)

Ressources utiles

www.culture.gouv.fr/vpah

Ministère de la Culture et de la Communication. Site consacré au réseau des villes et pays d'art et d'histoire

www.tourisme.gouv.fr

Espaces thématiques dédiés aux professions du tourisme (présentation des métiers du guidage, règlements d'examens...)

www.ancovart.fr

Site de la principale association professionnelle des guides conférenciers des villes et pays d'art et d'histoire

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