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Fiche métier

sage-femme / maïeuticien

Si la naissance est le point d'orgue du métier, la sage-femme (le maïeuticien, pour les hommes) accompagne la femme enceinte tout au long de la grossesse et jusqu'au 7e jour de vie du bébé. Avec des responsabilités de plus en plus importantes.

  • Niveau d'accès : bac + 5
  • Salaire débutant : 1616 €
  • Statut(s) : Statut fonctionnaire, Libéral, Statut salarié
  • Synonymes : Accoucheur/euse,
    Maïeuticien/ne
  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Fonction publique,
    Santé - Social - Bien-être

  • Centre(s) d'intérêt :

    J'ai le sens du contact,
    J'aime le contact avec les enfants,
    Je veux être utile aux autres,
    Ma vocation est de soigner

Le métier

Nature du travail

Assurer un suivi prénatal

La sage-femme assure le suivi de la grossesse normale. Son intervention est d'ordre à la fois médical (échographies, surveillance du foetus, dépistage des facteurs de risques...) et psycho-social (suivi psychologique de la future mère, séances de préparation à l'accouchement). Dans un centre de PMI (protection maternelle et infantile) ou de planification familiale, la sage-femme joue surtout un rôle d'information et de prévention : séances d'information, visites à domicile, sensibilisation aux risques d'accouchement prématuré...

Assurer les accouchements

À l'hôpital, la sage-femme assure les accouchements seule dans 70 % des cas. Elle surveille, pas à pas, l'évolution du « travail » jusqu'à la naissance. Si un risque se révèle ou qu'une césarienne est à prévoir, elle fait appel au gynécologue-obstétricien ou au chirurgien. Après la naissance, avec la puéricultrice, elle examine le nouveau-né, contrôle ses réflexes et sa bonne santé. Lorsqu'elle exerce en libéral, au domicile, elle intervient sans la présence d'une équipe médicale : mieux vaut une solide expérience derrière soi.

Assurer un suivi postnatal

Durant les jours qui suivent, elle surveille le nouveau-né et prodigue les soins nécessaires à la mère. Il y a les suites de couches, la visite post-natale, voire la rééducation post-natale. Au-delà, les sages-femmes sont maintenant autorisées à proposer à toute patiente en bonne santé des consultations de contraception et de suivi gynécologique de prévention.

Compétences requises

Sens du relationnel

Dotée de compétences scientifiques et médicales, la sage-femme possède aussi un excellent sens relationnel. Sa capacité à établir une relation de confiance avec la patiente est primordiale. C'est un métier d'aide et de soutien, où pédagogie et disponibilité sont indispensables.

Endurance

Une grande résistance physique et nerveuse est attendue, notamment à cause des horaires variables (gardes, travail de nuit et le week-end)... Les bébés n'arrivent pas toujours aux heures de bureau ! La sage-femme doit pouvoir enchaîner les accouchements même si elle est fatiguée. Sans compter que sa responsabilité est lourde, et le stress jamais loin. Mieux vaut donc avoir les nerfs solides.

Grande stabilité émotionnelle

Si la sage-femme partage des moments forts avec les futurs parents, elle fait parfois face à des situations difficiles : un handicap à annoncer ou des complications de grossesse à gérer. Rassurante, elle doit répondre avec pertinence aux inquiétudes ou aux interrogations des parents. Il arrive même qu'elle soit confrontée à la mort. Savoir prendre du recul est indispensable.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

L'activité libérale en progression

Plus de 21 % des sages-femmes ont adopté le statut libéral et plus de 6 % cumulent une autre activité. L'exercice salarié en établissement de santé demeure le mode d'exercice majoritaire (71 % des sages-femmes en activité au 01/01/2014), mais, en proportion, il est de moins en moins fréquent car l'activité libérale se développe très rapidement (+ 36 % entre 2011 et 2014), notamment par les jeunes sages-femmes de moins de 30 ans (+ 11 %).

En collaboration avec les médecins

En général, la journée (ou la nuit) comprend entre 8 et 12 heures de garde, le plus souvent avec un rythme intense devant l'affluence des patientes. Un travail en étroite collaboration avec les gynécologues-obstétriciens ou les chirurgiens en cas de complication ou de césarienne. Et/ou avec les anesthésistes lorsqu'il est question de poser une péridurale ou de procéder à une anesthésie générale.

Vers plus de responsabilités

Pour soulager les cabinets des gynécologues débordés, le champ d'activité de la profession a été élargi, avec désormais un vrai rôle de diagnostic, de prévention et de prescription. Surtout, avec la généralisation de la péridurale, les sages-femmes sont devenues beaucoup plus techniciennes dans le maniement de certains outils ou le dosage de médicaments (antalgiques, coagulants...).

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

1616 euros brut par mois (dans la fonction publique hospitalière).

Intégrer le marché du travail

 Des effectifs toujours croissants...

En 2014, 21 700 sages-femmes étaient en activité (rapport du Conseil national de l'ordre des sages-femmes, janvier 2015), dont 44 % exerçaient au sein de maternités publiques, 13 % dans les maternités privés et les Espic (établissements de santé privé d'intérêt collectif).Ces effectifs sont en augmentation régulière depuis 10 ans, alors que le numerus clausus est stable (1015 places/an).

...mais des emplois stables plus rares

Aujourd'hui, rares sont les établissements de santé qui proposent un CDI pour les jeunes sages-femmes. Si les établissements publics continuent à embaucher, ils proposent de plus en plus souvent des CDD (contrats à durée déterminée).

Changer d'orientation

Avec de l'expérience et une formation spécifique (master en santé publique, management et ingénierie de la santé, biologie...), une sage-femme peut s'orienter vers la recherche, l'enseignement en école de sages-femmes, s'orienter vers le paramédical car elle bénéficie d'une dispense partielle de scolarité pour exercer certains métiers : ergothérapeute, masseur-kinésithérapeute, infirmier...  Elle peut encore se spécialiser en puériculture.

Accès au métier

Accès au métier

5 années d'études sont nécessaires pour devenir sage-femme :1 an à l'université puis 4 ans dans l'une des 38 écoles de sages-femmes agréées par les régions, dont 2 écoles privées payantes. La formation débute par la PACES (première année commune aux études de santé) accessible après le bac (S de préférence). La PACES se termine par un concours au nombre de places restreint (20 % d'admis).

En 2e et 3e années de maïeutique : anatomie, physiologie, obstétrique et pédiatrie. S'y ajoutent des langues vivantes, de la sociologie, de la psychologie, de l'éthique, du droit et une initiation à la recherche... L'étudiant apprend à suivre une grossesse qui se déroule normalement. Un tiers de la formation est consacré aux stages. En fin de 3e année, obtention du diplôme de formation générale en sciences maïeutiques, de niveau licence.

En 4e et 5e années : elles sont davantage axées sur l'étude des pathologies et des grossesses à risques. On y retrouve les matières des 2e et 3e années. Côté pratique, des stages en maternité ou en pédiatrie sont prévus, assortis d'un stage préprofessionnalisant de fin d'études de 6 mois. Les étudiants doivent également soutenir leur mémoire pour obtenir le DE (diplôme d'État) de sage-femme.

Niveau bac + 5

  • DE sage-femme

Exemples de formations

Après BAC

bac + 5

En savoir plus

Témoignages

Sidonie, sage-femme libéraleen cabinet à Bagnolet (93)

Accompagner les jeunes mamans

"Fait-on ce métier pour les bébés ? Pour moi, c'est bien plus la mère qui est au coeur. Accompagner l'éveil et le parcours d'une femme au cours de la maternité, de l'accouchement et éventuellement de l'allaitement est assez fascinant ! Les consultations peuvent être l'occasion pour elle de redécouvrir son corps au travers de la sophrologie, certaines techniques de relaxation... Les façons de travailler sont très variées. J'ai choisi le libéral pour me mettre au diapason d'une femme enceinte, c'est-à-dire avancer lentement. Et puis, avec le suivi gynécologique de prévention, c'est motivant de pouvoir continuer à suivre les patientes que l'on a encadrées durant leur maternité."

(21/04/2012)

Ressources utiles

www.onssf.org/1.aspx

Site de l'ONSSF (Organisation nationale des syndicats de sages-femmes) : informations professionnelles et textes officiels

www.ordre-sages-femmes.fr

Conseil national de l'Ordre des sages-femmes

Publications

Publications Onisep

Les métiers du médical
collection Parcours, Onisep
parution 2014

Vient de paraître

Pour
les professionnels