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Fiche métier

tailleur-couturier / tailleuse-couturière

Complet en flanelle, robe en mousseline, costume de scène ou robe de mariée originale... le tailleur-couturier réalise des pièces sur mesure, uniques et personnalisées, grâce à un savoir-faire rigoureux ainsi qu'à un grand sens de l'esthétique.

  • tailleur-euse-et-couturier-iere
  • Niveau d'accès : CAP ou équivalent
  • Salaire débutant : 1466 €
  • Statut(s) : Statut artisan, Statut salarié
  • Synonymes : Maître tailleur/euse
  • Métiers Associés :

    Apiéceur/euse,
    Boutonniériste,
    Corsetier/ère,
    Coupeur/euse-tailleur/euse,
    Culottier/ère,
    Giletier/ère

  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Culture - Patrimoine - Artisanat d'art,
    Mode et industrie textile

  • Centre(s) d'intérêt :

    Je rêve d'un métier artistique,
    Je veux travailler de mes mains,
    Réparer, bricoler, j'adore ça

Le métier

Nature du travail

Des vêtements sur mesure

Le tailleur-couturier réalise des vêtements sur mesure d'après les attentes d'un client. Il lui propose un modèle existant, en adapte un ou en crée un nouveau. Il le conseille sur la coupe du vêtement (droit, cintré, à pinces) en fonction de sa morphologie, et l'aide à choisir le tissu.

Du patron aux finitions

Après avoir pris les mensurations du client, le tailleur-couturier dessine un patron. Il réalise ensuite le vêtement dans sa totalité ou répartit les tâches entre plusieurs ouvriers. Il procède aux essayages et effectue des retouches, si nécessaire.

Des spécialisations

On distingue le tailleur, qui se consacre aux vêtements masculins, du couturier " flou ", spécialiste du vêtement féminin. Le tailleur peut être spécialisé dans l'une des étapes de la réalisation d'un costume. Il est ainsi appelé coupeur, s'il trace à la craie les contours du patron sur le tissu choisi, puis découpe les différents morceaux. Le saladeur prépare la " bûche ", c'est-à-dire les fournitures comme les sacs de poches ou les doublures. L'apiéceur assemble les morceaux et réalise les finitions. Quand il ne façonne que les pantalons de costume, le tailleur est appelé culottier. Le giletier façonne le gilet d'un complet, tandis que le boutonniériste se consacre aux boutonnières.

Compétences requises

Le goût de la perfection

Précision du geste, rigueur, souci du détail... le tailleur-couturier est un perfectionniste. Il a le goût du travail bien fait et réalise chaque étape de la confection d'un vêtement avec minutie.

Patience et concentration

Organisé et soigneux, le tailleur-couturier doit en outre faire preuve de patience : la réalisation d'un vêtement nécessite en effet des dizaines d'heures de travail et quelques milliers de points de couture. Par ailleurs, le tailleur doit être doté d'une grande capacité de concentration pour exercer son métier : la moindre erreur peut remettre en question un travail de plusieurs heures !

Sens du toucher et sens artistique

Les techniques utilisées restent traditionnelles : l'essentiel du vêtement est exécuté à la main, ce qui exige une grande dextérité, un sens exacerbé du toucher et l'amour des matières. Un grand artisan a le goût du tissu, sait le reconnaître et l'apprécier. Son sens de l'esthétique est par ailleurs sans faille, ce qui est indispensable pour conseiller la clientèle.

À l'écoute du client

Savoir écouter le client, établir avec lui une relation de confiance, le mettre en valeur et répondre à ses attentes sont autant de qualités indispensables à un bon artisan. Un talent commercial constitue donc un atout.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

Des clients exigeants

La clientèle du tailleur-couturier se compose de particuliers aisés, de personnes connues ou devant se vêtir pour une occasion particulière (cocktail, mariage...). Exigeants, ils recherchent une tenue confortable, élégante, de qualité et surtout unique. Le tailleur-couturier peut également être sous-traitant d'une maison de haute couture, réaliser des costumes de scène ou des tenues professionnelles (vareuse militaire, habit vert d'académicien...).

Salarié ou indépendant

Souvent installé à son compte, le tailleur-couturier exerce à domicile, seul ou avec des employés. Artisan, il peut gérer sa propre boutique, en étant à la fois commerçant et fabricant. Il peut aussi être salarié dans un atelier de fabrication ou de retouches, dans l'industrie textile, une maison de haute couture, un opéra...

Des contraintes

Le tailleur-couturier travaille assis ou debout de façon prolongée, d'où parfois des problèmes au niveau du dos. Il utilise aussi certains outils très lourds, les fers à repasser pouvant atteindre 7 à 10 kg ! Il doit aussi s'adapter aux nouveaux textiles, parfois plus difficiles à travailler que les textiles traditionnels. Enfin, il doit faire face aux imprévus tout en respectant les délais de livraison, ce qui rend les horaires parfois irréguliers et le rythme très intense.

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

À partir du Smic.

Intégrer le marché du travail

En petit nombre

La France compte environ 6 000 artisans couturiers et seulement 150 ateliers de tailleurs, le sur-mesure ne représentant que 5 % du chiffre d'affaires de l'industrie française de l'habillement (source : Forthac, Fédération nationale des maîtres tailleurs, Unedic). Depuis quelques années, on assiste à un regain d'intérêt pour les vêtements sur mesure, mais les débouchés restent limités. Le tailleur-couturier peut s'installer à son compte après plusieurs années d'expérience et créer ses propres modèles.

Du prêt-à-porter à la grande mesure

Les entreprises artisanales peinent à résister à la concurrence industrielle, et les bénéfices restent faibles sur un produit fini. Cette concurrence est d'autant plus rude que les marques industrielles proposent désormais des services de demi-mesure, moins chers que la grande mesure (sur-mesure). Paradoxalement, l'apparition de la demi-mesure a amené de nouveaux clients aux tailleurs-couturiers : après avoir fait le choix de la demi-mesure, ces clients se tournent en effet souvent vers le sur-mesure.

Se diversifier

Pour résister à cette concurrence et augmenter ses revenus, le tailleur-couturier s'ouvre à la demi-mesure, voire au prêt-à-porter. Il peut aussi devenir tailleur-habilleur et vendre, dans sa boutique, des chemises, des cravates...

Accès au métier

Accès au métier

Le métier de tailleur-couturier est accessible avec un CAP. Premier diplôme de la filière artisanale, il peut être complété, en cours d'emploi, par le BM (brevet de maîtrise) couturière ou tailleur ou par le BP (brevet professionnel) vêtement sur mesure, pour parfaire ses connaissances. Néanmoins, ce sont surtout l'expérience et la pratique qui permettent de maîtriser le geste. L'AFT (Association formation tailleur) délivre, par ailleurs, un titre de tailleur homme (2 ans de formation). Diverses formations (en 1 an) permettent de se spécialiser, par exemple en retouche, en stoppage, en broderie...

Le bac pro métiers de la mode-vêtements prépare davantage à un emploi de mécanicien modèle en atelier chargé de monter le vêtement, ou bien d'agent technique de bureau d'études/méthodes pour mettre au point le dossier de fabrication. Lui faisant suite, le BTS métiers de la mode option vêtement ouvre l'accès aux emplois de modéliste ou de technicien produit.

Après la 3e

  • CAP métiers de la mode, option vêtement flou ou tailleur

Niveau bac

  • BM couturière ; tailleur, option dames ou messieurs
  • BP vêtement sur mesure, option A tailleur dame ; option B tailleur homme ; option C couture flou
  • Bac pro métiers de la mode-vêtements

Niveau bac + 2

  • BTS métiers de la mode, option vêtement
  • DMA costumier-réalisateur

En savoir plus

Témoignages

Géraldine, couturière et créatrice de robes de mariée à Rouen (76)

Une " démarche artistique "

"Il faut un grand sens de l'écoute pour cerner les attentes de la future mariée. J'ai des modèles de collection que je peux modifier. Je peux aussi faire du sur-mesure et réaliser la robe de A à Z : on choisit ensemble les tissus, les matières, les détails, la coupe, les finitions. Je fais d'abord un moulage en toile de coton, que je drape et épingle sur son corps. Je reporte ensuite ce moulage sur papier pour obtenir un patron. Je coupe une robe brouillon en toile de coton blanche d'après ce patron. La cliente l'essaye, je fais les retouches nécessaires sur la toile, puis sur le patron papier et je coupe enfin la robe dans le tissu final. Ce que je préfère ? Créer mes propres modèles de collection, rechercher de nouvelles matières, trouver des astuces techniques pour que ça soit plus joli, faire des prototypes... Et, quand une cliente choisit un modèle de ma collection, c'est un vrai bonheur !"

(27/10/2014)

Ressources utiles

www.artisanat.fr

Le portail de l'artisanat

www.formationtailleur.com

Fédération nationale des maîtres-tailleurs de France

www.ifm-paris.com

Institut français de la mode (IFM)

www.lamodefrancaise.org

Union française des industries de l'habillement

www.modeaparis.com

Fédération française de la couture, du prêt-à-porter, des couturiers et des créateurs de mode

www.forthac.fr

Forthac

www.institut-metiersdart.org

Institut national des métiers d'art

www.unma.fr

Union nationale des métiers d'art

Publications

Publications Onisep

Artisan, un métier pour demain
collection Dossiers,
parution 2014

Les métiers de la mode et du luxe
collection Parcours, Onisep
parution 2014

Les études d'art
collection Dossiers, Onisep
parution 2013

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