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Fiche métier
Le testeur est le spécialiste de la chasse aux bogues, ces erreurs qui empêchent le bon fonctionnement d'un logiciel. À lui de les signaler au service développement. Plus qu'une passion, c'est un métier à part entière.
© Alain Potignon/ONISEP
Détecter les anomalies
Avant de valider un logiciel, il doit subir de nombreuses vérifications. C'est le rôle du testeur.
Il s'assure qu'une application correspond au cahier des charges, qu'elle ne détériore pas le système d'information, qu'elle est utilisable sur tous types de matériels et dans tous les cas d'utilisation...
Établir un plan de tests
Autour de l'exécution des tests, il assure un travail de préparation et d'analyse.
Il établit une stratégie, planifie les opérations, élabore les outils de tests, exécute les tests, analyse les résultats et rédige des rapports.
Au final, il transmet les anomalies détectées au développeur chargé des corrections.
Veiller aux corrections
Un blog a été créé ? À nouveau, il intervient pour s'assurer que les modifications effectuées ont bel et bien corrigé l'erreur sans en générer de nouvelles !
Plusieurs allers-retours entre le test et le développement sont parfois à prévoir.
Cultivé et curieux
Au-delà d'une expertise dans un domaine précis, le testeur doit avoir le goût de la recherche et une grande curiosité.
Il couvre en effet un vaste panel d'applications et de technologies. Pour ce faire, une solide base technique en informatique, une bonne culture générale et la maîtrise de l'anglais sont indispensables.
Fin diplomate
Pour dire à un développeur qu'il a commis des erreurs ou qu'il n'a pas totalement répondu aux attentes des utilisateurs, le testeur sait se faire diplomate.
Il l'est tout autant pour annoncer à un utilisateur qu'il faut revoir les spécifications de son application, son projet n'étant pas réalisable... Un sens de la communication éprouvé au quotidien.
Rigoureux et organisé
Minutie, rigueur, organisation : voici le cocktail gagnant pour le testeur qui procède avec méthode. Auquel il faut ajouter une bonne dose d'intuition et du recul pour garder une vision d'ensemble sur les projets.
Des applications diversifiées
Le testeur peut travailler sur des applications en tout genre. Par exemple, sur un logiciel médical, un logiciel culturel et pédagogique...
Dans tous les cas, il s'assure que l'accompagnement sonore et les dialogues sont synchronisés...
À lui d'adapter les tests à chaque type de produit et aux multiples configurations matérielles.
Seul ou en équipe
Selon la structure et la complexité des projets, il travaille seul ou au sein d'une équipe plus ou moins nombreuse.
Il intervient depuis le début d'un projet ou bien il réceptionne les produits en aval, pour leur faire subir les derniers tests.
Ses interventions peuvent être de courte durée ou s'étaler sur plusieurs mois.
Des cellules internes de tests
Si toutes les grandes entreprises ne sont pas encore équipées pour tester en interne la qualité de leurs applications, cela ne saurait tarder.
Avoir une cellule de tests intégrée à l'entreprise devient un enjeu, véritable garantie de la fiabilité du projet.
Salaire du débutant
Variable en fonction des entreprises et du statut.
Une fonction essentielle
La qualité technique d'une application est devenue une fonction à part entière, au même titre que le développement.
L'action du testeur est de mieux en mieux définie et planifiée. Relais de plus en plus sollicité par les équipes de développement et le support technique, c'est un maillon essentiel, avant toute validation.
Un métier très sollicité
Un temps cantonné dans l'informatique industrielle, le testeur est aujourd'hui sollicité plus largement : par les sociétés de service en ingénierie informatique (SSII), les agences internet, les éditeurs de sites (portails et commerce électronique), les studios de développement de jeux vidéo, les sous-traitants ou les cabinets spécialisés dans le test.
Des évolutions séduisantes
Après avoir été testeur opérationnel sur des projets simples, il peut évoluer vers des projets plus complexes auprès de testeurs expérimentés.
Il occupera alors un poste de responsable qualité et méthodes, de développement, de directeur technique dans une SSII ou chez un éditeur.
Longtemps ouvert aux autodidactes, ce métier est de plus en plus qualifié.
Si aucun diplôme n'est encore exigé, le recrutement s'effectue aujourd'hui avec un niveau allant de bac + 2 à bac + 5, selon la complexité des tests, les domaines d'application et les entreprises.
Niveau bac + 2
Niveau bac + 3
Niveau bac + 5
Profession joueur
"Du matin au soir, je soumets le jeu à des actions extrêmes, ce qu'un amateur ne fait qu'accidentellement. Pas question de me laisser absorber par le déroulement du jeu ! Des bogues, il y en a de toutes sortes, depuis ceux qui font planter le jeu jusqu'aux défauts de synchronisation des bruitages avec l'image."
"C'est un travail minutieux, répétitif, qui n'est pas donné à tout le monde."
Syntec Numérique, Chambre syndicale des SSII et des éditeurs de logiciels
http://www.syntec-numerique.fr
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www.passinformatique.com Site d'information sur les métiers de l'informatique (Syntec Numérique)
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