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Le handicap auditif
Le terme "surdité" est utilisé pour toute baisse d'audition. Cependant, le handicap est très différent s’il s’agit d’une surdité légère d'une seule oreille ou d’une surdité profonde touchant les deux oreilles.
Pour se repérer, on retiendra que la voix chuchotée correspond à une intensité de 30 à 35 décibels (dB), la voix normale à 60 dB, la voix très forte criée à 90-95 dB ; l'audition est dite normale quand la perte est inférieure à 20 dB.
L'appareil auditif assure deux fonctions : la transmission des ondes sonores grâce aux oreilles externe et moyenne ; la transformation des ondes sonores en un message vers l'oreille interne et les structures cérébrales.
On distingue donc :
la surdité de transmission qui correspond à un obstacle au libre passage des ondes sonores. Le déficit est identique sur les graves et sur les aigus ; le son est transmis plus difficilement. Dans ce cas, la surdité n'est jamais totale et la personne entend correctement sa propre voix ;
la surdité de perception due à des lésions de la cochlée ou bien des voies nerveuses. Dans ce cas, le message sonore est déformé, car toutes les fréquences ne sont pas également touchées (ce sont les sons aigus qui sont le plus mal perçus). La surdité de perception provoque toujours des surdités sévères ou profondes qui entravent le développement du langage oral ; la personne atteinte éprouve des difficultés pour contrôler l’intensité et le timbre de sa voix.
L'implant cochléaire, prothèse implantée chirurgicalement, stimule artificiellement le nerf auditif en convertissant les sons en signaux électriques. Mais, pour tirer profit d'un implant, il ne suffit pas de capter les sons, il faut pouvoir les identifier puis les reproduire, ce qui nécessite une longue rééducation.
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