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La majorité des travailleurs handicapés exerce dans le secteur privé, en tant que salariés ou comme indépendants. Certaines entreprises sont-elles plus adaptées que d’autres ? Pas si sûr… Tour d’horizon.
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Environ 130 000 entreprises sont assujetties à l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés. Des établissements d’au moins 20 salariés. La moitié seulement a atteint ou dépassé le taux de 6 % obligatoire.
Les employeurs sont unanimes : il n’y a pas d’activité privilégiée pour les personnes handicapées. Tous les secteurs recrutent à condition que le poste soit adapté aux restrictions de la personne, et que les aménagements nécessaires puissent être mis en œuvre. Les métiers du tertiaire, mais pas seulement : construction, agriculture, industrie et transport, commerce et services.
La plupart des grandes entreprises ont conclu des accords avec l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées). Des accords relayés par des missions handicap au sein des directions des ressources humaines. Le bémol : ces groupes ont souvent des difficultés à trouver des travailleurs handicapés correspondant à leurs besoins (bac + 2 à bac + 5).
Pourtant sans obligation d’emploi, les employeurs des très petites entreprises (moins de 20 salariés) emploient environ 13 % de travailleurs handicapés. Prêts à se mobiliser, ils constituent un potentiel important.
Comme pour le privé, la loi de février 2005 étend l’obligation d’emploi aux fonctions publiques d’Etat, hospitalière et territoriale. Dans la plupart des administrations, un correspondant handicap, chargé de l’accueil des personnes handicapées, évalue les besoins des personnes handicapées et aménage les postes de travail, en accord avec les responsables de service.
On peut y entrer par concours (possibilité d’aménagement des épreuves) ou par contrat, à condition d’avoir la RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Après accord de la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées), le candidat est recruté sur la base d’un contrat de 1 an, renouvelable une fois, puis titularisé après un entretien professionnel s’il a donné satisfaction.
Près de 70 % des personnes handicapées ayant créé leur entreprise sont encore en activité 3 ans après. Des résultats encourageants et supérieurs à la moyenne nationale (52 %). L’Agefiph et le réseau Cap emploi peuvent apporter leur soutien humain et financier dans cette aventure audacieuse. 3 184 demandeurs d’emploi handicapés ont ainsi créé ou repris une entreprise en 2010.
| S’acquitter de l’obligation d’emploi… Pour améliorer leur quota, les entreprises, quelle que soit leur taille, peuvent faire appel à la sous-traitance auprès d’Esat (établissements et services d’aide par le travail), d’entreprises adaptées, ou encore accueillir des demandeurs d’emploi handicapés en formation. Les entreprises qui n’atteignent pas le taux d’emploi de 6 % versent une contribution à l’Agefiph. |
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