Cliquez
pour afficher
le menu
Sport : STAPS ou pas ?
Onisep.fr, l'info nationale et régionale sur les métiers et les formations

Sport : quel métier pour vous ?

publication : 21 décembre 2015
Compétition, enseignement, animation, vente de matériel sportif ou suivi médical des athlètes, quel métier du sport est fait pour vous ?

Pour qui veut travailler dans le sport, la palette des activités est plutôt large. Avec des disparités importantes d’un métier à l’autre, en termes de rémunération, de sécurité de l’emploi et d’évolution de carrière.

Emblématiques du secteur du sport, la compétition de haut niveau et ses podiums. Mais l’essentiel des places à prendre est dans l’enseignement et l’animation, la vente du matériel sportif, la gestion des installations ou le suivi médical des athlètes.

À condition de s’armer d’une solide formation et de surfer sur les tendances.

Enseigner le sport : de multiples opportunités de carrière

Des perspectives d’embauche

Transmettre vos connaissances et votre passion du sport vous tente ? Alors, bonne nouvelle, vous ne manquerez pas d’élèves : 65 % des Français pratiqueraient au moins une activité physique par semaine.

Enseignement-Perspectives-d-embauche_article_620_312

Les clubs sportifs comptabilisent toutes disciplines confondues près de 16 millions de licenciés. Bien sûr, toutes les disciplines ne sont pas concernées à la même échelle par cet engouement général. Football, tennis, équitation occupent le podium en termes de nombre de licenciés, suivis de près par le judo, la gymnastique et le handball.

Une préoccupation grandissante pour sa santé, l’allongement de la durée de vie et un certain culte de la silhouette dopent également la fréquentation des nombreux clubs de remise en forme, de vacances ou des nombreuses salles de sport.

Parallèlement, les établissements scolaires devraient également représenter un vivier important de postes à pourvoir. Le nombre de places proposées au concours de professeurs d’EPS (800 places en externe en 2017), pour enseigner aux élèves de collège ou de lycée, devrait augmenter dans les années qui viennent pour compenser de nombreux départs à la retraite dans la profession.

À noter aussi, l’organisation, tous les 2 ans, d’un concours de même niveau pour enseigner dans les écoles publiques de la capitale (15 postes en 2016).

 

Des conditions de travail variées et pas toujours très confortables

Le secteur du sport, même s’il a le vent en poupe, est aussi souvent associé aux contrats précaires et aux horaires de travail décalés.

Enseignement-conditions-de-travail_article_620_312

Les activités physiques dans un club de fédération sportive ou en centre de remise en forme sont souvent proposées en dehors des horaires de travail classiques, donc en soirée et le week-end…

 Si les clubs de sport sont nombreux, ce sont généralement de petites structures. Aussi, les éducateurs qui y travaillent sont généralement obligés de cumuler plusieurs employeurs pour totaliser un nombre d’heure de cours leur permettant d’atteindre une rémunération satisfaisante.

De même, il est recommandé pour les éducateurs sportifs d’avoir plusieurs cordes à son arc pour être capable d’enseigner plusieurs disciplines sportives. D’autant que les pratiques évoluent rapidement.

La même pluridisciplinarité est exigée des professeurs d'EPS, fonctionnaires de l'Éducation nationale, ou des éducateurs sportifs territoriaux (fonction publique territoriale), afin d’initier leurs élèves à plusieurs disciplines sportives.

Du côté des clubs sportifs centrés sur une seule activité, il n’est pas rare qu’un seul salarié (titulaire d’un BPJEPS ou d’une licence STAPS) chapeaute des bénévoles (titulaires d’un diplôme fédéral), et prenne en charge, en plus d’activités d’enseignement, la partie administrative du club (organisation des compétitions, adhésions, recherche de sponsors…).

 

À chaque public sa pédagogie

Il y a animer, enseigner… et entraîner. Ces trois façons d’aborder une discipline sportive dépendent beaucoup du métier que vous choisirez et du public auquel vous serez confronté.

Enseignement-pedagogie_article_620_312

Tandis que les éducateurs sportifs encadrent la pratique de publics diversifiés au sein de clubs, de communes ou de structures commerciales, les professeurs d’EPS initient une classe entière de collégiens ou de lycéens à une grande variété de sports, pour lesquels ils n’ont pas tous ni un goût prononcé ni de talents particuliers. Leur travail porte alors tout autant sur l’amélioration de leurs performances que sur l’acquisition de certaines valeurs véhiculées par le sport : esprit d’équipe, de compétition, discipline, etc.

Pour les animateurs d’activités physiques adaptées, il n’est pas question de performances. Ces derniers travaillent avec des personnes âgées, atteintes de maladie chronique ou handicapées, mais aussi avec des personnes en surpoids, etc. Leur but : utiliser le sport pour maintenir la forme, prévenir des maladies, favoriser l’autonomie ou l’intégration sociale. Ces compétences spécifiques sont recherchées en maison de retraite, dans les hôpitaux, cliniques, centres de rééducation, ou dans les fédérations handisport.

Enfin, les éducateurs sportifs qui interviennent dans les salles de sport ou les clubs de vacances ("coaches") doivent quant à eux intégrer une forte dimension de loisir dans leur pratique sportive afin de capter un public de débutants et de sportifs confirmés.

Compétition sportive : une équipe soudée

À tous les niveaux

La compétition structure la pratique sportive avec quelques sportifs de haut niveau, mais surtout la masse des licenciés de chaque discipline qui s'affrontent pour se distinguer.

Compétition - statuts (carrée)

En 2014, on comptait en France 6 951 sportifs de haut niveau, répartis dans de nombreuses disciplines. Ce statut est délivré par le ministère en charge des Sports sur recommandation fédérale, sans diplôme spécifique exigé.

Et si les carrières commencent tôt, il ne faut pas oublier que des blessures peuvent les arrêter net…

Dans ce contexte, il faut bien entendu penser très tôt à la reconversion, d’où l’importance de se former autant que possible tout en poursuivant sa carrière sportive.

 

Autour du sportif au quotidien

Gravir les podiums ou rafler toutes les coupes n’est pas l’unique moyen de se frotter au sport de compétition. Pour que l’athlète soit au top le jour J, toute une équipe est mobilisée autour de lui, pendant des mois, et même des années.

Compétition - Carrières  (carrée)

Les sportifs sont suivis sur la durée par des entraîneurs, à leur compte ou employés par un club ou une fédération. À charge pour eux de leur concocter des programmes sur mesure, en travaillant avec eux la tactique, le mental…

Dans les grandes structures, ils peuvent être épaulés par des préparateurs sportifs, variante du même métier mais qui se concentre sur la forme et les performances de l’athlète. Ils pourront ainsi concocter des séances de muscu ou d’activités cardio par exemple, pour développer un aspect en particulier. Ils peuvent être amenés à collaborer avec les personnels de santé : diététiciens, kinés, etc.

Lire aussi Soins aux sportifs : des professionnels de haut niveau.

Les agents, quant à eux, interviennent pour accompagner l'athlète dans sa carrière, pour développer la notoriété du joueur.

Les places sont chères dans ces métiers où il est important de creuser son sillon dans sa discipline, sa fédération, dans un milieu sportif, pour se faire reconnaître et repérer.

 

Sur le terrain

Enfin, qui dit compétition dit règlement et arbitrage.

Compétition - arbitre (carrée)

On peut se retrouver sur le terrain avec les joueurs, en devenant arbitre, via les formations spécifiques des fédérations.

Même si les postes ne sont pas très nombreux, le recrutement est régulier. Ainsi, on compte près de 200 arbitres de haut niveau en foot qui arbitrent entre 30 et 40 matchs par saison.

La rémunération de ces professionnels indépendants est composée d’une indemnité mensuelle de préparation (2 350 euros net pour un arbitre central de ligue 1) et d’indemnités de match (entre 100 et 2 000 euros en fonction du niveau du match). Cependant, la plupart des arbitres sont bénévoles.

Les métiers de la vente d’articles de sport

Magasins de sport cherchent vendeurs

 Être spécialiste d'une (ou de plusieurs) disciplines sportives, c'est un atout pour conseiller d'autres passionnés et les guider dans leur achat de matériel sportif.

Vente - magasins cherchent vendeurs (carrée)

Dans les magasins de chaînes type Décathlon ou Go Sport, la demande en vendeurs ou chefs de rayon connaissant le milieu du sport est constante. Avantages des grandes structures : la formation interne et les évolutions de carrière. En contrepartie, ces professionnels, toujours en contact avec la clientèle, doivent maîtriser plus d'une discipline sportive pour conseiller au mieux les clients.

Dans les boutiques spécialisées dans une discipline sportive, les vendeurs doivent être ultra spécialistes de leur domaine car ils ont souvent affaire à des connaisseurs exigeants.

Si l’on démarre généralement au Smic dans les métiers de la vente, il n’est pas rare d’avoir un intéressement sur les ventes de son rayon. Une évolution vers les métiers de chefs de produit ou de marchandiseurs peut être envisagée après quelques années d’expérience.

Vitrines, présentoirs, offres spéciales, les marchandiseurs travaillent à doper les ventes des produits dont ils sont responsables. Quand ces pros mettent leurs compétences au service d'articles de sport, ils anticipent les grands événements sportifs (Tour de France, Coupe du monde, JO, etc.) afin que les bons équipements soient mis en avant au bon moment.

Leur travail commencent par une étude minutieuse des ventes et des comportements des consommateurs avant de définir la stratégie la plus adaptée. Ils passent beaucoup de leur temps en déplacement, dans les points de vente. Une mobilité généralement appréciée par les sportifs !

 

La grande distribution dans les starting-blocks

 Les articles de sport sont devenus des biens de consommation courants. Les grandes surfaces surfent sur la tendance et recrutent des professionnels de la vente pour leurs rayon sport.

Vente - grande distribution (carrée)

Évolution des mœurs, longévité, meilleure prise en compte de sa santé... les Français sont de plus en plus nombreux à pratiquer un sport (en amateur et plus si affinités). Par ricochet, la vente d’articles de sport est en régulière augmentation. Au point de devenir une dépense récurrente à laquelle les Français sont prêts à consacrer une part importante de leur budget.

Devant cet engouement général, les supermarchés ont presque tous développé un rayon sport, plus ou moins large, avec vêtements et chaussures, parfois même incluant accessoires et vélos. Pour les vendre et les mettre en valeur, les attachés commerciaux des marques rendent régulièrement visite aux chefs de rayon et aux vendeurs.

Management et promo : dans les coulisses de l’événement sportif

Au service des stars

En croissance, l’économie du sport est dopée par de grands événements et des athlètes élevés au statut de star internationale. Pour les hisser à cette place tant enviée, quelques pros agissent dans l’ombre.  

Promo - service des stars (carrée)

Les agents et attachés de presse fournissent un gros travail auprès des médias, des sponsors, des organisateurs d’événements pour augmenter la visibilité de leurs poulains. Ce sont des métiers stressants, dans lesquels on ne compte pas ses heures car les enjeux financiers sont souvent importants.

Les attachés de presse peuvent travailler à leur compte et intervenir à la demande dans le milieu du sport, ou être salariés dans une agence spécialisée, une fédération, un grand club, une région, etc.

Les attachés de presse connaissent bien les journalistes sportifs à qui ils envoient régulièrement des informations et pour lesquels ils organisent les interviews, par exemple.

Le rôle des agents est plus large puisqu’ils négocient les contrats et gèrent parfois le patrimoine de l’athlète. Ce rôle de confiance est souvent tenu par d’anciens sportifs reconvertis.

 

Organisation d’événements

Compétition, manifestation sportive, match amical… autant d’événements, petits ou grands, qui demandent, pour voir le jour, l’intervention de professionnels.

Promo - organisation événement (carrée)

À l’échelle locale ou nationale, pour le compte d’un club, d’une fédération ou d’une entreprise, les organisateurs d’événements sportifs interviennent bien en amont de l’événement pour établir un cahier des charges précis de ce qui est attendu.

Multicasquettes, les responsable d’événements s’entourent, en fonction du budget qu’on leur accorde, d’une équipe plus ou moins importante jusqu’au jour J. Ils sont indépendants ou salariés d’une structure.

 

 Gestion de club ou d’équipements

Il n’y a pas de sport sans terrain, gymnase, dojo, etc. Autant d’installations sportives qui ont besoin de bons gestionnaires.

promo - gestion de clubs (carrée)

Les gestionnaires de club sont avant tout des pros du management. Salariés dans une grande structure, ils suivent les comptes et la gestion du personnel, gèrent le club comme une entreprise. Cette fonction peut être assurée par des bénévoles dans les petits clubs, mais de solides connaissances en gestion sont nécessaires pour passer au niveau supérieur.

Après avoir réussi un concours de la fonction publique territoriale, les conseillers territoriaux des activités physiques et sportives exercent au sein d’une région, d’un département, d’une commune, voire d’une grosse entreprise publique comme La Poste ou la SNCF. Ils y gèrent les installations sportives et ceux qui les utilisent.

Plus de 19 000 salariés travaillent en France dans la gestion d’installations sportives, publiques comme privées (courts de tennis, salles de sport, etc.). Un secteur important donc, à ne pas négliger, notamment lorsque l’on envisage une formation de reconversion.

Ingénierie et fabrication d’articles de sport

Matériel de sport : une industrie au service des sportifs

À l’origine de chaque raquette de tennis, chaque ski ou chaque maillot de bain, il y a une chaîne de fabrication industrielle bien huilée.  

Fabrication - matériel de sport (carrée)

Plus de 6 000 salariés travaillent uniquement à la fabrication de bicyclettes et d’articles de sport. Parmi eux, des ouvriers bien sûr, mais aussi des techniciens et des ingénieurs, comme dans n’importe quel secteur industriel.

Ces derniers sont souvent spécialistes des matériaux, du textile, mais aussi de la chimie.

Ces professionnels travaillent généralement dans des usines de taille moyenne qui, en France, ont tendance à se positionner sur le haut de gamme. Mais, avant de pouvoir lancer une production en série, d’autres professionnels travaillent bien amont.

 

La recherche de pointe pour doper les performances

Comprendre les mécanismes physiques qui régissent les résultats des champions est un challenge relevé par des professionnels hautement qualifiés.

fabrication - recherche de pointe (carrée)

C’est notamment le rôle des chercheurs en biomécanique qui, dans son laboratoire, va par exemple étudier comment les cyclistes peuvent avoir un pédalage plus efficace. Hauteur de la selle, inclinaison, angle du pédalier, textiles innovants… Tout y passe pour tenter de faire gagner quelques centièmes aux athlètes lors des compétitions.

Ce type de recherches poussées en laboratoire existe dans de nombreux domaines. Cependant, elles dépendent des financements qui leur sont accordés.

Les domaines d’études sont pourtant vastes. Les chercheurs en biologie du sport peuvent ainsi étudier les effets de la nutrition sur le sportif, la vélocité du cerveau pendant l’effort, les réactions du corps dans des univers chauds ou froids, etc.

Les effectifs de ces spécialistes sont réduits, mais ceux qui font leurs preuves peuvent envisager une carrière à l’international.

 

Concevoir des articles de sport : la course à l’innovation

Passer de l’idée au produit… voilà la mission des ingénieurs qui s’activent pour que les découvertes des chercheurs se retrouvent dans les rayons des magasins de sport.

Fabrication - concevoir des articles (carrée)

Les études des chercheurs permettent aux ingénieurs de concevoir du matériel plus performant, plus résistant, etc.

En bureau d’études ou dans le service de recherche et développement d’un grand équipementier par exemple, les ingénieurs travaillent en équipe sur un projet donné : rendre plus aérodynamique ou résistante au froid une tenue, etc.

Contrairement à ses collègues chercheurs, les ingénieurs sont dans l’application concrète, et les débouchés sont plus importants pour lui.

 

Pour des articles de sport plus beaux et plus pratiques

Au-delà de la recherche de performances, d’autres professionnels s’attachent plus particulièrement à adapter le matériel sportif pour gagner en confort, en sécurité ou en esthétique.

Fabrication - articles plus beau (carrée)

Dans le domaine du sport, les ergonomes jouent un rôle important : ils s’attachent à améliorer les équipements, notamment pour éviter ou réduire certaines pathologies, mais aussi améliorer la pratique.

Contrairement aux ingénieurs qui travaillent rarement au contact des sportifs, les ergonomes partent de la manière dont le sportif (amateur ou professionnel) utilise son matériel pour comprendre comment il peut l’améliorer.

Outre la performance et les qualités techniques, le look est également très important dans ce secteur de plus en plus médiatisé qu’est le sport. En effet, pour attirer les sponsors et faire parler de soi dans les médias, quoi de mieux qu’une tenue qui sorte de l’ordinaire ? Couleurs flashy, coupes fashion, le rôle des designers n’est pas simple dans un domaine où les vêtements comme le matériel doivent avant tout répondre à des critères techniques très précis.

Ils peuvent cependant se faire un peu plus plaisir avec les produits destinés aux sportifs amateurs et aux fans de sportswear. Un secteur en plein boom, tiré par les équipementiers, les marques de textile qui développent de plus en plus systématiquement une gamme sport, et les enseignes spécialisées comme Décathlon.

Soins aux sportifs : des professionnels de haut niveau

Sur le banc de touche ou en cabinet

Les athlètes mettent leur corps à rude épreuve et doivent se maintenir au meilleur de leur forme. Difficile équation que tentent de résoudre les professionnels de santé.

Soins - banc de touche (carrée)

De nombreux professionnels travaillent à la santé des sportifs et surtout au rétablissement de la santé des sportifs mais ne viennent pas de la filière STAPS. Parmi les spécialistes de la santé des sportifs figurent les médecins et kinés du sport.

Ils sont peu nombreux à exercer exclusivement pour des sportifs, au sein d’un gros club, d’une fédération sportive ou d’une clinique spécialisée. La plupart des 7000 praticiens formés à la médecine du sport partagent leur temps entre une pratique spécialisée, parfois bénévole, et un exercice libéral. Seuls 300 d’entre eux exercent à temps plein.

Il en est de même pour les kinés du sport, qui sont plus de 80 % à exercer en libéral. Ils agissent aussi bien en prévention qu’en cas de blessure. Les clubs importants et les fédérations salarient quelques masseurs-kinésithérapeutes à temps plein ou occasionnellement. Ils se déplacent alors au gré des matchs et des compétitions, souvent le week-end. Sur leurs épaules pèse la responsabilité de décider rapidement, en cas de blessure, si un athlète peut continuer la compétition ou non. En cabinet, ils travaillent beaucoup avec les sportifs amateurs. C’est grâce à leur rééducation que ces derniers retrouvent toute leur mobilité. Ils les conseillent sur les bons mouvements ou les échauffements indispensables à faire avant l’effort.

 

Aider le retour à la compétition

Retrouver le chemin des podiums après une blessure n’est parfois possible qu’au terme d’un entraînement spécifique et très encadré.

Soins - retour à la compétition (carrée)

En cas de blessure sérieuse et d’arrêt de la compétition, les athlètes passent entre les mains des médecins (voire des chirurgiens), puis des kinés pour de la rééducation. Ensuite, nombreux sont ceux qui ont besoin d’une étape de réathlétisation pour être capables de retourner progressivement à la compétition et aux entraînements intensifs.

Ce programme est mis en place par des entraîneurs qui peuvent se spécialiser dans ce domaine. Souvent en lien avec l’équipe médical, les réathlétisateurs exercent en libéral la plupart du temps.

 

Optimiser la performance

D’autres professionnels de santé gravitent dans le milieu du sport et travaillent davantage sur le long terme.

Soins - optimiser la performance (carrée)

C’est notamment le cas des diététiciens. Qu’ils travaillent au sein d’une fédération sportive ou en libéral, ils doivent faire preuve d’écoute et de psychologie pour que le sportif accepte son régime. Leurs recommandations sont adaptées à chaque patient et varient si celui-ci prépare une compétition, s’il est boxeur ou gymnaste par exemple. Dans tous les cas, les diététiciens veillent à ce que l’apport énergétique soit adapté. Lire aussi Compétition sportive : une équipe soudée.

Scientifiques de haut niveau, les chercheurs en biologie du sport travaillent en laboratoire de recherche. Ils étudient le fonctionnement du corps humain pendant l’effort avec des sportifs volontaires. Leur travail est spécialisé sur un domaine très précis, par exemple les effets de la nutrition sur la performance, ou l’étude du cerveau pendant l’effort. Leurs études peuvent permettre d’améliorer les performances ou le matériel utilisé par les sportifs. Lire aussi  Ingénierie et fabrication d’articles de sport.

 

Handisport : la santé par le sport

Autre piste pour allier compétences médicales et passion du sport : le travail auprès de personnes en situation de handicap.

Soins - handisport (carrée)

Véritables entraîneurs sportifs, les éducateurs handisport ont toutefois une forte appétence pour le secteur de la santé avec lequel ils travaillent en lien étroit. Depuis l’amateur jusqu’à l’athlète handisport, ils adaptent leur entraînement au niveau et au handicap des pratiquants. Ils doivent souvent jongler avec plusieurs employeurs, mais ils peuvent aussi se faire embaucher au sein des fédérations handisport ou sport adapté, ou dans une structure spécialisée.

Ce secteur est en développement mais très dépendant des politiques et financements publics. Les éducateurs ne doivent pas hésiter à frapper à la porte des instituts de santé (hôpitaux, services de gériatrie ou de lutte contre l’obésité, instituts pour déficients moteurs ou mentaux, etc.) pour décrocher des interventions.

Imprimer

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels