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Sport : STAPS ou pas ?
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BPJEPS, en direct du terrain

publication : 21 décembre 2015
Leur point commun ? Pratiquer un sport à haute dose et avoir choisi de compléter leur formation avec un brevet professionnel ou un diplôme d’État dans une spécialité sportive. Retour sur l’expérience de chacune et chacun, et sur leur rêve pour demain…

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Thibault : "Pour avoir un métier"

Bac S, BPJEPS AAN (natation)

 

Parcours

"Je me suis inscrit en BP directement après mon bac S. J’ai passé le BNSSA pendant mon année de terminale, ce qui m’a permis d’avoir un boulot d’été de surveillant. Je voulais faire STAPS, mais je n’ai pas été pris. C’est mon maître nageur qui m’a parlé du BP. Au départ, ma spécialité, c’est l’escalade mais je me suis fait une blessure aux ligaments croisés et, pendant 1 an et demi, le seul sport autorisé, c’est la natation."

Sélection

"Les tests physiques sont à peu près les mêmes que pour le BNSSA (sauvetage en équipe, analyse de l’eau, 200 mètres 4 nages). À l’écrit, il fallait faire le résumé d’un texte sur le sport. L’oral est un entretien de motivation. Il faut aussi parler de son parcours et de son projet."

Formation

"Je suis en alternance, en contrat de professionnalisation. La formation est très intéressante. C’est différent du lycée, où le prof parle et où l'on prend des notes. Là, on essaie de trouver des solutions en groupe, avec des gens de tous les âges ; c’est très enrichissant car les expériences sont variées. La formation me plaît beaucoup, plus que STAPS où j’aurais dû faire plein de sports qui ne m’intéressent pas vraiment. Là, c’est plus court, plus concret et vraiment orienté sur la natation."

Financement

"Mon entreprise paie ma formation contre 2 mois de surveillance de piscine dans un camping."

Projet pro

"Mon idée de départ, c’est d’entrer dans la gendarmerie de haute montagne ou au Grimp (groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux), mais c’est très difficile. J’ai fait le BP en attendant, pour avoir un métier et développer mon niveau sportif, mais je commence à hésiter à rester dans la natation, peut-être préparer un DE. En attendant, je pense m’inscrire au BP APT (multi-activités) ou AGFF (gymnastique) l’an prochain puis préparer un CS escalade…"

Agnès : "Pourquoi pas créer mon entreprise"

Master marketing, BPJEPS AGFF (gymnastique)

 

Parcours

"J’ai un bachelor en business et un master en marketing et communication. Je suis aussi passionnée de fitness, que je pratique depuis 2002."

Sélection

"Il faut être motivé et entraîné pour les épreuves physiques surtout. Je me suis préparée en course et même en fitness ; ils demandent des choses très spécifiques. Il y avait aussi 20 répétitions d’haltérophilie, 20 squats, 10 tractions…"

Formation

"Je prépare le BP sur 10 mois. 3 semaines en formation puis 1 semaine en stage, dans ma salle de fitness. J’avais démarché plusieurs entreprises mais, finalement, mon club m’a fait une proposition. J’ai 15 à 20 heures de cours au Creps par semaine. Ma formation est allégée en communication, informatique, projet professionnel, mais j’y vais quand même car je suis sur place. Du coup, j’aide les autres. La formation est très pratique et très intéressante."

Financement

"La formation est prise en charge par le conseil régional, et je suis payée par l’entreprise pour les heures que je fais."

Projet pro

"Je voudrais être chargée de communication ou de marketing pour une salle de sport par exemple, ou manager fitness pour mettre en avant l’activité. L’idée serait d’intégrer une grosse structure, ou de monter la mienne. Sans le BP, je ne peux pas ouvrir ma salle seule, car il faut au moins un moniteur diplômé."

Dylan : "Pratiquer et enseigner"

L1 STAPS, BPJEPS APT (multi-activités)

 

Parcours

"Depuis tout petit je voulais travailler dans le sport. J’ai validé ma L1 STAPS après mon bac ES, mais c’était difficile car je n’étais pas à l’aise dans les matières scientifiques. En parallèle, j’étais éducateur dans mon club de foot grâce à un diplôme de la fédération de foot, le CFF1, et je me suis aperçu que j’aimais vraiment enseigner."

Formation

"Je suis ma formation en alternance dans mon club. Des fois, je suis le lundi et le mardi en formation, le reste au club ; d’autres fois, c’est une semaine complète en cours, ça dépend. On est globalement beaucoup plus sur le terrain qu’en STAPS : tous les mercredis, je fais les entraînements et j’aide aussi le salarié sur l’administratif. Pour ce qui est des cours, on retrouve certaines matières de STAPS comme anatomie et physiologie par exemple, mais à un degré moindre. En plus, en BP, on est seulement 15 avec un prof. On voit aussi quels sports sont les plus adaptés pour chaque public, ce qu’il faut savoir au niveau administratif, etc. Il y a assez peu de rédaction aux épreuves du BP, contrairement à STAPS ; c’est surtout de l’oral et de la mise en situation."

Financement

"C’est moi qui paie ma formation ; 4 000 euros pour un peu plus d'1 an de formation : d’octobre à décembre de l’année suivante."

Projet pro

"Au début, je pensais être prof d’EPS mais, lors d’un stage en collège, j'ai réalisé que ça ne me plaisait pas. C’est très différent d’enseigner en club, où les gens viennent avec plaisir et sont motivés. Le BPJEPS est plus large que mon diplôme fédéral de foot, ça me permet d’être payé et d’enseigner plus de disciplines dans des endroits différents. Au début de ma formation, je pensais que je retournerais en STAPS après, mais là, plus du tout. Comme je joue au foot au niveau régional, j’ai déjà 3 propositions de clubs mais j’ai refusé car je veux finir ma formation et trouver un club qui me prenne en tant que joueur et enseignant. Ce serait l’idéal…"

Julie : "Élargir mes compétences"

Master APAS, BPJEPS AAN (natation)

 

Parcours

"Après mon bac, j’ai préparé une licence STAPS parcours APAS (handicap et santé), puis le master dans la même spécialité."

Sélection

"J’ai passé des tests physiques, notamment une épreuve de sauvetage de niveau BNSSA, une épreuve écrite et une orale. Les candidats viennent de tous les horizons et ont des formations très diverses : bacheliers, reconversion professionnelle…"

Formation

"Elle s’étale de septembre à mai. J’ai été dispensée de 3 unités dont celles ayant trait à la santé. J’y suis allée quand même pour voir : ce n’est pas très approfondi par rapport à ce que j’ai fait avant ; c’est même un peu léger pour s’occuper de personnes handicapées. Par contre, en pédagogie, j’apprends beaucoup, ainsi que tout ce qui concerne le milieu aquatique."

Financement

"Je paie ma formation moi-même. Je m’y suis prise trop tard pour un financement de la région et, à 24 ans, je ne suis pas trop dans la cible, de toute façon."

Projet pro

"Ma licence me permet de donner des cours à des personnes handicapées dans l’eau mais pas à d’autres publics. Je veux élargir mes compétences. Le BP est un plus également si je veux créer ma propre structure."

Tharindu : "Une meilleure reconnaissance"

Équivalent bac éco, DEJEPS tennis de table

 

Parcours

"Je viens du Sri Lanka où j’étais joueur semi-professionnel. J’ai le statut de réfugié en France. J’ai passé un diplôme départemental, puis un autre régional, délivrés par la Fédération de tennis de table. J’ai cherché un club qui pouvait me former et je viens de passer le DEJEPS. J’entraîne 150 adhérents dans une association multisports."

Sélection

"Mes diplômes de la Fédération de tennis de table m’ont aidé mais j’ai eu beaucoup de mal car je ne parlais pas bien le français. J’ai dû beaucoup travailler l’écrit et tout le monde dans le club m’a aidé."

Formation

"La formation dure 1 an avec 2 jours plein par semaine en centre de formation, le reste au club ou à travailler le français. À l’examen, il faut présenter à l’oral, pendant 25 minutes, un projet d’action. J’ai choisi "le développement du perfectionnement chez les 8-12 ans". J’ai expliqué comment j’allais développer les adhésions, fidéliser les jeunes, les actions que j’allais mettre en place, etc."

Financement

"C’est l’association dans laquelle je travaille qui a payé ma formation ; elle coûte entre 7 000 et 8 000 euros."

Emploi

"Je suis actuellement en emploi d’avenir qui va déboucher sur un CDI. Avec les compétitions, je travaille souvent 6 jours sur 7 et je gagne 1500 euros net par mois."

Projet pro

"L’obtention d’un diplôme d’État me permet d’avoir une meilleure reconnaissance et d’être mieux payé. Je suis maintenant salarié ; cela m’a redonné confiance. Je vais maintenant essayer d’obtenir la naturalisation française pour pouvoir voyager avec les enfants que j’entraîne au club."

Pascale : " Rechercher la polyvalence"

BTS économie sociale et familiale, BPJEPS APT

 

Parcours

"Je suis conseillère en économie sociale et familiale. J’ai également un diplôme fédéral d’entraîneur en aviron, mais c’est plutôt ma passion, pas mon métier. Un diplôme fédéral permet d’entraîner en tant que bénévole, pas d’en vivre."

Sélection

"Grâce à mon diplôme fédéral, je n’ai pas eu à passer une partie des tests physiques. Nous étions 150 candidats pour 45 places dans les différentes sessions. À l’écrit, j’ai fait un résumé de textes sur le sport et l’insertion ; j’ai eu 19/20. C’était facile pour moi, car c’est de niveau bac. À l’oral, j’ai dû présenter mon projet professionnel."

Formation

"Du lundi au mercredi matin, je suis au Creps ; du mercredi après-midi au vendredi, je suis en stage avec différents publics (enfants, adultes, seniors) et sur différentes activités (sports collectifs, pleine nature, gymnastique…). J’ai trouvé 3 lieux de stage différents pour multiplier les expériences. J’apprends beaucoup, en biologie, en droit… Je ne m’ennuie pas du tout !"

Projet pro

"Je voudrais utiliser le sport pour mon métier, mixer le social et le sport. Je recherche de la polyvalence. Les stages me permettent d’affiner mon projet. Je me suis aperçue, par exemple, que les ados en grande difficulté, ce n’était pas pour moi."

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