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Sport : STAPS ou pas ?
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STAPS, en direct des campus

Publication : 10 janvier 2018
Leur point commun ? Avoir choisi de s’inscrire en licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) dans différentes universités. Retour sur l’expérience de chacune et de chacun.

Cliquez sur chaque photo pour découvrir un témoignage.

 

Sébastien

Licence STAPS : "Le niveau en sport est très élevé"

Parcours

"Depuis que je suis tout petit, je veux travailler dans ce domaine. Seul le sport m’intéresse. J’ai fait un bac S avec l’idée de faire STAPS ensuite. J’ai également un diplôme fédéral en tennis de table."

Premiers pas

"Dans ma fac, il y avait le pôle Espoir de volley et notre entraîneur, était l'ancien entraîneur de l'équipe de France ! Le lundi, j’avais natation à Châtenay-Malabry de 15 h à 16 h 30 ; je rentrais épuisé. C’était vraiment compliqué de suivre les cours après."

Travail personnel

"J’ai trouvé les contrôles moins difficiles qu’en terminale. En apprenant le cours, j’avais 15 assez facilement. Mais j’ai le souvenir d’avoir raté un partiel de psychologie. C’était un QCM très difficile avec des points pas vus en cours qu’il fallait travailler soi-même..."

Sport

"Ma spécialité, c’est le tennis de table et le taekwondo mais, dans ma fac, ils ne proposaient pas ces sports en spécialités alors j’ai choisi le badminton. J’en faisais 2 fois 4 heures par semaine avec la théorie. En pratique, le niveau est très élevé, je n’avais pas la moyenne. Il fallait vraiment en faire depuis plusieurs années pour avoir de bonnes notes. Dans les autres sports, là où j’avais 20 au lycée, je n’avais pas plus de 16, même en natation où je m’étais pourtant bien entraîné avant."

Emploi du temps

"J’ai arrêté le taekwondo en dehors de la fac, par manque de temps. Les sports changeaient chaque semestre. Pour la natation, il fallait faire environ 1 heure de transport ; sinon, tout le reste était sur le campus."

Projet professionnel

"En L1, j’hésitais entre coach sportif en club ou prof de sport en établissement scolaire. Finalement, j’ai opté pour le premier projet. Je souhaite ouvrir ma propre entreprise en travaillant à mon compte. En parallèle, j’aimerais aussi être maître-nageur pour donner quelques cours de natation par semaine. Ça permet d’arrondir ses fins de mois d’autant que c’est un sport que j’apprécie énormément !"

Le plus

"J’aime bien la physiologie et l’anatomie car c’est vraiment en rapport avec le sport."

Le moins

"En revanche, la sociologie et la psychologie m’intéressent beaucoup moins."

Le CV de Sébastien

  • Bac S
  • Licence STAPS 3e année à Orsay (91)

Mathilde

Licence STAPS : "Il faut vraiment s’accrocher"

Parcours

"Après mon bac, j’ai choisi STAPS un peu par hasard, parce que j’aimais bien le sport. En fait, je ne pensais pas avoir mon bac, alors je ne m’étais pas trop préoccupée de l’après. J’ai redoublé la L1, mais uniquement pour les sciences et l’histoire, toutes les autres matières, y compris le sport, ayant été validées. Pour des raisons de santé, j’ai finalement décidé en L2 de changer d’orientation tout en souhaitant valoriser mes compétences sportives."

Premiers pas

"Il y a de nombreuses matières nouvelles en STAPS, c’est très intéressant mais il faut vraiment s’accrocher. On ne peut pas poser de questions en amphi, il faut aller chercher les réponses soi-même."

Travail personnel

"En histoire, il y a beaucoup à apprendre, et en sciences je n’avais pas les bases, venant d'un bac ES. En fait, il faut beaucoup travailler en plus des cours, faire des recherches, etc. En L1, je travaillais entre 3 et 5 heures par semaine en plus des cours."

Sport

"Ma spécialité, c’est la danse. Au départ, ça a été un peu dur de faire 8 heures par semaine de sports que je ne maîtrisais pas vraiment mais on s’y fait vite. On touchait vraiment à tout à un niveau assez élevé. J’ai fait du hand et du judo pour la première fois. L’année de mon redoublement, je m’étais aussi inscrite à l’association sportive de la fac pour ne pas perdre mon niveau en sport."

Emploi du temps

"Je n’avais que 7 à 9 heures de cours à la fac par semaine, uniquement pour les matières que je devais repasser cette année. Du coup, je travaillais à côté, en école primaire, comme animatrice sport du temps périscolaire, grâce à mon BAFA."

Projet professionnel

"Initialement, je m’étais orientée en licence STAPS pour devenir prof d’EPS. Après ma L2 STAPS, j'ai obtenu une inscription en 2e année de BTS MUC (management des unités commerciales) en alternance. Néanmoins, le sport m'intéresse toujours autant. Je souhaite d'ailleurs poursuivre en licence professionnelle dans le management du sport pour diriger une association sportive, par exemple.

Le plus

"J’aimais beaucoup la psychologie, c’était très intéressant, notamment dans la vie de tous les jours."

Le moins

"J’ai été vite démoralisée là où j’avais des difficultés à suivre."

Le CV de Mathilde

  • Bac ES
  • L1 et L2 STAPS à Saint-Brieuc (22)
  • En 2e année de BTS MUC

Gary

En master  : "Il n’y a plus de sport dans l’emploi du temps !"

Parcours

"Après un bac S, j’ai fait une licence STAPS parcours éducation et motricité. Au début, je pensais faire médecine, mais je ne travaillais pas assez et j’aimais beaucoup le sport ; je faisais du judo au niveau régional et de la boxe."

Premiers pas

"Contrairement à la plupart des étudiants, j’ai eu ma 1re année grâce aux matières scientifiques qui comptaient pour les 2/3 de la note. Je n’étais pas très fort en natation et athlétisme. En fait, j’ai eu 0 en natation mais j’ai compensé avec le reste !"

Sport

"Au fur et à mesure des années, les coefficients en sport sont de moins en moins importants. En L3, on ne fait plus de sport en tant que tel, c’est uniquement didactique. On anime un cours devant la classe et on est noté là-dessus. En master, on n’en fait plus du tout, alors je vais en salle où je fais environ 10 heures de musculation par semaine."

Emploi du temps

"En L3, j’ai fait un stage en collège, 2 heures hebdomadaires sur 11 semaines. On était 2 étudiants. Une fois l’un faisait le cours pendant que l’autre observait et prenait des notes ; la semaine suivante, c'était l’inverse. En master 1, il faut compter environ 25 heures de cours par semaine."

Projet professionnel

"Au départ, je voulais être prof de sport. Mais, lors du stage de L3, je me suis aperçu que ça ne me plaisait pas, je n’avais pas la patience. J’ai quand même continué dans cette voie, en visant une réorientation vers la recherche en biomécanique, avec un master recherche pour travailler dans l’ingénierie, l’ergonomie, voir vers un doctorat de recherche pour être enseignant-chercheur en biomécanique par exemple."

Conseil

"Il ne faut pas aller en STAPS en pensant que ce n'est que du sport. Ce n’est pas le plus important. Il faut miser sur les matières scientifiques."

Le CV de Gary

  • Bac S
  • Licence STAPS parcours éducation et motricité, à Saint-Étienne (42)
  • Master 1 exercice, sport, santé, handicap
  • Master 2 entraînement et optimisation de la performance sportive

Charlotte

Licence STAPS : "Pas mal de travail en sciences"

Parcours

"Je ne savais pas trop quoi faire après mon bac. J’avais un très bon niveau en athlétisme et en gym, j’aidais à organiser des compétitions. Plusieurs profs m’ont conseillé STAPS. En L2, j’ai fait un stage de 60 heures dans la rééducation par le sport dans le but de choisir un parcours. Finalement, j’ai choisi ergonomie en L3, mais je n’ai pas validé mon année car ça ne m’intéressait pas : il y a trop de maths et de physique ! J’ai donc recommencé une L3 en management."

Premiers pas

"Je pensais que les études en licence allaient être tranquilles, mais j’ai découvert qu’il y avait pas mal de travail dans les matières scientifiques. Par contre, la très bonne entente et l’entraide entre les étudiants ont été au rendez-vous. Au départ, en L1, sur près de 700 étudiants, presque la moitié n’a pas continué."

Travail personnel

"En biologie, on creuse ce qu’on a fait en bac S. La biomécanique, c’est de la physique appliquée qui nécessite des bases solides en mathématiques ; l’anatomie, j’en avais fait un peu aussi en terminale. Ça m’a permis de passer en L2 avec du travail en groupe avant les partiels."

Sport

"En L1, j’ai faisais beaucoup de sport, mais ça diminue au fur et à mesure des années. En master, je n’en fais plus du tout."

Emploi du temps

"En L3, j’ai été en service civique au comité régional du sport universitaire de Haute-Normandie 24 heures par semaine, validées comme un stage. J’étais aussi impliquée dans le domaine associatif, ce qui m’a pris beaucoup de temps."

Projet professionnel

"Après avoir terminé mes études, j’aimerais rejoindre une fédération ou une association sportive pour travailler sur la thématique "les femmes et le sport". C’est un sujet qui me tient à cœur. Il est essentiel que les femmes trouvent leur place dans ce milieu plutôt masculin."

Conseil

"Ceux qui ne viennent pas de S ont intérêt à faire une remise à niveau."

Le CV de Charlotte

  • Bac S
  • Licence STAPS – management du sport, à Rouen (76)
  • En master 2 management du sport parcours politiques publiques et stratégies des organisations sportives

Valentin-Esteban

L2 management du sport : "J’étais motivé et sûr de mon choix"

Parcours

"Après mon bac STI2D, je voulais vraiment faire STAPS. J’ai fait ma L1 à Saint-Étienne mais, comme je voulais faire le parcours management du sport, je me suis inscrit en L2 à Montpellier. J’ai cependant dû redoubler car je n’avais pas validé mon stage."

Premiers pas

"Il faut apprendre à gérer beaucoup de choses en même temps et être vraiment motivé pour travailler. "

Travail personnel

"Je n’ai pas fait beaucoup de SVT au lycée. Du coup, j’ai dû travailler beaucoup en physiologie, en anatomie mais aussi en sociologie. Par contre, la biomécanique ne m'a pas posé de problèmes. Je travaillais 1 à 2 heures par jour, seul et davantage avant les partiels, Cela ne m’a pas posé de problèmes car j’étais motivé et sûr de mon choix. J’aime bien travailler entre copains, ça aide, surtout quand il y a des redoublants."

Sport

"Il faut être bon dans ceux qu’on choisit car le niveau est assez haut en général. En plus du foot, j’ai pris natation comme spécialisation car j’en faisais avant."

Emploi du temps

"En L1, au 1er semestre, je faisais 4 heures de natation, 4 heures d’athlétisme et 2 heures d’arts du cirque par semaine. En L2, j’ai continué la spécialité natation mais avec escalade comme discipline complémentaire. On avait aussi à valider 100 heures de stage dans l’année."

Projet professionnel

"Je veux faire un master à Bayonne, spécialisé dans le sport de glisse et l’événementiel."

Les moins

"Je devais faire 3 mois de stage en L2 mais, comme je n’avais aucune compétence pratique, c’est très difficile à trouver d’autant que je n’étais pas de Montpellier, je ne connaissais personne.

Le CV de Valentin-Esteban

  • Bac STI2D
  • En L3 STAPS – management du sport, à Montpellier (34)

Clément

Après une L1 STAPS : "Très cohérent pour un futur kiné"

Parcours

"Après mon bac S, j’ai d’abord fait l’année de PACES, commune aux professions de santé, puis une L1 STAPS pour rentrer ensuite en institut de masseurs-kinésithérapeutes."

Premiers pas

"À la fin du 1er semestre de L1, il faut être en tête du classement dans les UE d’anatomie, de physiologie, de psycho et d'histoire du sport. À la fin de l’année, seuls les 15 premiers peuvent espérer intégrer une école de kiné."

Travail personnel

"Le travail est très différent entre PACES et STAPS. La PACES est basée sur le par cœur ; il faut ingurgiter des piles de livres pour être capable de répondre à une question dans un QCM. C’est vraiment du bachotage. En STAPS, on fait plus appel à la réflexion, à l’analyse. Il y a plus de rédaction. Les profs sont assez disponibles lors des TD."

Sport

"Il est important d’être sportif pour tenter kiné via STAPS car, dans la convention, même si le classement ne se fait que sur 4 UE, il est aussi stipulé qu’il ne doit y avoir aucune note en dessous de la moyenne, même en sport. C’est très intéressant pour les futurs kinés de faire du sport car nous serons amenés plus tard à traiter beaucoup d’accidentés du sport."

Conseil

"En général, arriver à maintenir une moyenne de 13-14 dans les 4 UE sélectives permet de se classer parmi les 15 premiers à la fin de la L1."

Le plus

"C’est très cohérent de passer par STAPS pour préparer l’entrée en kiné. On y retrouve certaines matières comme la physiologie, la biomécanique, l’anatomie, la psychologie, l’anglais médical…"

Le moins

"Il y a des problèmes de places en 1re année pour les étudiants en STAPS. Du coup, c’est compliqué d’accueillir aussi ceux qui veulent faire kiné ensuite."

Le CV de Clément

  • Bac S
  • PACES
  • L1 STAPS, à Orléans (45)
  • En 3e année en institut de masseurs-kinésithérapeutes
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