Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

Julie Maratrat, chargée de mission sur les milieux naturels

Publication : 3 novembre 2015
Nous vous avons proposé de participer à un tchat sur les métiers de l'environnement et du développement durable avec Julie Maratrat, chargée de mission sur les milieux naturels du Parc naturel régional du Gâtinais. Voici son portrait.

CV express...

Julie Maratrat, Chargée de mission sur les milieux naturels

--------------------------------------------------------

Parcours scolaire :

  • 1998 : BAC STAE (Sciences techniques de l’agronomie et de l’environnement, option aménagement)
  • 2000 : BTS GPN (Gestion et protection des milieux naturels)
  • 2001 : Formation de garde à cheval

--------------------------------------------------------

Parcours professionnel :

  • Août 2001 :  Ecogarde au Parc naturel régional du Gâtinais français (91/77)
  • 2005 : concours d’agent territorial
  • 2006 : concours de technicien territorial
  • 2006 : Technicien des milieux naturels au Parc naturel régional du Gâtinais français

--------------------------------------------------------

Mon parcours

Nous sommes deux techniciens des milieux naturels au Parc naturel régional du Gâtinais français. Notre mission a pour objectif de participer à la connaissance, à la préservation et à la valorisation de notre patrimoine naturel. Elles sont diversifiées et surtout très transversales avec l’ensemble des chargés de mission du Parc.

Nous sommes amenés à conseiller les communes et les particuliers pour la prise en compte de la biodiversité dans leurs projets. Dans ce cadre, nous travaillons avec nos collègues du pôle aménagement (urbanistes, architecte et paysagistes) qui nous sollicitent pour la réalisation de diagnostics. Cette intervention en amont d’un projet est essentielle car elle permet d’inclure et de concilier la richesse environnementale du site et son objectif initial.

Chaque année, nous intervenons auprès des communes qui ont besoin d’aide pour gérer des espaces communaux tels que des marais ou des forêts. Après plusieurs visites, nous rédigeons un plan de gestion que nous leur proposons. Pour certains sites, nous allons plus loin dans la démarche en organisant des chantiers nature qui permettent à la fois de sensibiliser les habitants à la richesse de leur environnement et d’aider la commune à gérer ces milieux naturels.

Nous travaillons plus spécifiquement sur certains groupes d’espèces emblématiques et indicateurs de l’état de santé de notre environnement. Sur ces espèces, notre rôle est d’abord d’enrichir les connaissances sur ces animaux et ainsi mieux comprendre leur répartition et l’évolution de leur population. Grâce à cet état des lieux, nous pouvons mettre en œuvre des actions pour les favoriser (exemple : mise en place d’un dispositif de sauvetage des amphibiens sur une portion de route).

J’effectue donc de nombreuses prospections sur l’ensemble du Parc. Selon les espèces, ces prospections s’effectuent aux heures les plus chaudes de la journée (odonates), de nuit par temps clair (chiroptères) ou par temps pluvieux (amphibiens) !

Depuis 2007, je réalise tous les ans un suivi spécifique sur les chiroptères qui intègre un protocole national mis en place par le Muséum National d’Histoire Naturelle. Il s’agit de parcourir 7 circuits routiers à 25 km/h et d’enregistrer via un détecteur spécifique, les ultrasons émis par les chauves-souris qui volent à proximité du véhicule. Ces informations ont permis de découvrir la présence d’une nouvelle espèce et participent à la connaissance globale des populations au niveau national.

 

Diaporama photos

Environ 30 professionnels travaillent pour le Parc naturel régional du Gâtinais français. Leur mission ? Protéger la biodiversité et les milieux naturels dans une région fortement urbanisée. A chacun sa spécialité : le sol, la flore, la forêt, les cours d’eau et la faune. Observations de terrain, animations et surtout gestions de projets rythment leur quotidien.

Protéger la nature : à chacun son métier

Cliquez sur l'image pour afficher le diaporama

© photos : Gregoire Maisonneuve / Onisep

 

Un autre important volet de ma mission est la sensibilisation à la richesse de notre territoire. Cette mission se traduit par des interventions dans les écoles, dans le cadre de projets pédagogiques menés en étroite collaboration avec ma collègue Marion, chargée de l’éducation au Parc. Les mares, le compostage, les chauves-souris, les rapaces, les vergers, la forêt sont autant de sujets que nous abordons avec les enfants mais aussi les adultes. Et pour atteindre ces derniers, nous participons aux évènements nationaux tels que la nuit de la chouette, la journée mondiale des zones humides ou la fête de la nature.

En dehors de ces évènements, j’organise régulièrement des formations sur le compostage des déchets verts ou la reconnaissance des amphibiens.

Tout au long de l’année, nous avons beaucoup d’appels de particuliers qui cherchent de l’aide ou des renseignements sur des espèces telles que les chenilles processionnaires, les frelons ou les serpents. Notre rôle est alors surtout d’informer et de rassurer. Il nous arrive aussi régulièrement de récupérer des animaux blessés. Après un rapide bilan de l’état de santé de la bête, nous la transportons le plus rapidement possible à un centre de soin.

Enfin, je travaille sur un programme d’actions pour la préservation du patrimoine fruitier avec Arnaud, responsable du pôle développement local. Les missions sont à nouveau très diverses, passant du recensement de vergers, à la manipulation et l’entretien d’un atelier de pressage de pommes ou à l’organisation de stages de greffage et de taille.

Vient de paraître