Onisep.fr, l'info nationale et régionale sur les métiers et les formations

Karine Vernière, directrice de centre pénitentiaire

Publication : 22 décembre 2015
Garant/e de la sécurité et de l'application des peines prononcées à l'encontre des détenus, le ou la directeur/trice de centre pénitentiaire est à la fois un ou une gestionnaire en charge d'un établissement et un ou une manager sachant encadrer le personnel pénitentiaire. Ce métier vous attire ? Êtes-vous fait(e) pour ? Quelles études faut-il envisager ? Karine Vernière, directrice du centre pénitentiaire de Caen (Calvados), a répondu en direct à toutes vos questions mercredi 3 février de 15h à 16h. Voici son portrait.

Karine Vernière, directrice du centre pénitentiaire de Caen (Calvados)

Il faut avoir de l’ambition pour la prison qu’on dirige

"On pense rarement à la prison lorsqu’on envisage une carrière dans le judiciaire", reconnaît Karine, qui visait le concours de la magistrature avant de réussir celui de directeur des services pénitentiaires. "Ce choix prend certainement sa source dans une expérience de bénévolat réussie, pendant mes études de droit." Aujourd’hui, cette cheffe d’établissement gère une maison d’arrêt de 450 détenus et de 200 personnels.

Une petite ville

Chargée d’incarner l’autorité, Karine s’appuie sur une organisation la plus humaine possible. "Mon rôle est de proposer des dispositifs pour faire en sorte que la peine soit utile, comme un emploi du temps aménagé pour permettre à un détenu de concilier travail et études, et d’apprendre un métier. Une prison, c’est une petite ville, avec des services à coordonner : l’école, les soins médicaux, la restauration…"

Ressources humaines

Sollicitée sur des questions aussi bien de budget que de sécurité, cette directrice consacre un temps important aux ressources humaines. "Derrière la gestion administrative, il y a des hommes et des femmes. J’échange beaucoup avec les surveillants et les lieutenants. De leur côté, les détenus m’écrivent, expriment leurs besoins. Je dois être à l’écoute des deux communautés qui vivent ensemble, en favorisant la confiance." Autres interlocuteurs privilégiés : les travailleurs sociaux et des partenaires institutionnels comme les enseignants, les médecins…

Réussites et échecs

Un conflit qui dégénère, un surveillant en difficulté, un détenu qui obtient un diplôme… chaque année est jalonnée de belles réussites et d’échecs. "Ce que l’on propose ne fonctionne pas tout le temps, mais l’essentiel est d’avoir de l’ambition pour la prison que l’on dirige. Dans ce métier, il faut aimer gérer l’imprévu et prendre des décisions rapides en gardant la tête froide."

Imprimer

Les publications de l'Onisep

Les métiers de la justice, collection Parcours
Les métiers de la justice
* Prix hors frais de port

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels