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Tchat avec Carole Gaessler, journaliste TV

publication : 20 décembre 2006

On l'a vu tous les mercredis sur France 5 dans le magazine économique "C'est notre affaire". Carole Gaessler a aussi une longue expérience de présentation du journal télévisé : Depuis septembre 2010, elle est la présentatrice du 19/20 de France 3 en semaine. Le 20 décembre 2006, elle nous a fait part de son expérience.

La retranscription intégrale du tchat avec Carole Gaessler

 
 

Chat avec Carole Gaessler, journaliste TV5

Nelly : Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ? Vous vouliez dès le départ travailler à la télé ou c'est le hasard qui vous a conduit là ? Qu’est-ce vous avez fait pour arriver à la télé ?
 Carole : Au départ : l’envie de rencontrer les gens, de comprendre pour vouloir retranscrire. J’envisageais la presse écrite, j’ai découvert la TV, en stage. Après, ce sont des rencontres… et aussi une dose de chance. Il ne faut pas voir uniquement le côté vitrine, il faut une vraie motivation.
 Nono : Quelle est la tâche la plus dure à accomplir lorsqu'on est journaliste TV ?
 Carole : La TV est un média qui va de plus en plus vite. Avec le numérique, on peut envoyer les images et les monter très rapidement. Et, en même temps, on a une grande responsabilité. Il faut témoigner de ce qu’on a vu et que les gens, eux, ne peuvent pas voir. Il faut rester fidèle et honnête malgré le côté rapide et même grisant du média.
 
 Utilisateur3 : À quel âge avez-vous été contaminée par le virus du journalisme ?
 Carole : À 15 ans, je voulais être avocate ou journaliste. Finalement, c'est une rencontre avec la patronne du journal régional où j'habitais qui m'a confortée dans mon intuition de vouloir réellement faire ce métier. Une série de stages dans ce même journal m'a permis de me frotter avec la réalité de ce métier. Depuis, le virus ne m'a pas quittée...
 Popo : Depuis combien de temps vous faites ce métier ?
 Carole : Depuis 1991, date de ma sortie de l’école. J’ai fait l’IUT (institut universitaire de technologie) de Bordeaux après une maîtrise de lettres classiques (latin-grec). À la fin de l’IUT, j’ai fait un stage à RTL Télévision, à Metz, puis un stage à France 3 Amiens.

Laurène : Pourquoi n'avez-vous pas fait avocate ?Wellydu69 : Pourquoi avez-vous pris journaliste à la place d'avocate ?Carole : Parce que ma mère m'a dit qu'un avocat défendait toutes les causes, même celles auxquelles on n’adhérait pas, c'était pas mon truc.
 Charlène : Bonjour, pourriez-vous m'informer de votre parcours "études" qui vous a permis de devenir journaliste et journaliste TV ? Personne ne peut me dire quelles études je dois suivre après le bac. Je suis en terminale L et il va falloir que je me positionne très prochainement. Ce métier m'attire beaucoup. Merci pour votre réponse.
 Utilisateur4 : Quel est votre parcours scolaire (série de bac puis post-bac) ?
 Carole : J’ai fait un bac L, puis une classe prépa littéraire, une licence et une maîtrise de lettres classiques. À 15 ans, je suis allée voir la directrice d’un journal qui m’a conseillée de faire les études qui me plaisaient, d’acquérir une culture générale, avant d’entrer dans une école de journalisme.
 Louise : Faut-il avoir certaines qualités pour faire ce métier ?
 Carole : La curiosité, c'est sans doute la première qualité. C'est elle qui vous permet de vous intéresser au monde, d'essayer de le comprendre pour ensuite s'adresser aux auditeurs, lecteurs ou téléspectateurs.
 

Chat avec Carole Gaessler, journaliste TV2

Félicie : Faut-il avoir un plan de carrière assez défini pour devenir journaliste TV (un vrai fil conducteur) ?
 Carole : C'est bien là mon problème ! Je suis une idéaliste, toujours motivée par le seul plaisir de faire ce métier. Pour répondre plus précisément à ta question, je te dirais, comme dans tous les métiers : pour avancer plus vite, il faut penser au chemin le plus court pour parvenir à ton but.
 Wellydu69 : Est-ce que moralement c'est difficile d'être journaliste TV ?
 Carole : Si moralement, pour toi, signifie être confronté parfois à des situations difficiles psychologiquement éprouvantes, oui ce métier est parfois moralement difficile.
 Hackers200 : Est-ce que c'est dur le journalisme (le trac? etc.) ?
 Carole : Si tu parles de trac, peut-être penses-tu à la peur du direct ? Elle ne te quitte jamais. Mais c'est souvent un bon moteur pour te dépasser. Il faut apprendre à se dominer, à se maîtriser, ensuite le trac devient un allié... c'est un peu comme un acteur qui travaille sans filet.

 Wellydu69 : Faut-il avoir du talent en écriture ?Carole : En TV, l'écriture est très imagée. On ne demande pas d'effets de style, on demande d'être concis, direct, informatif. D'ailleurs tu auras sans doute remarqué que les sujets du JT sont souvent écrits sur le même rythme, avec un même type de vocabulaire. En revanche, en presse écrite, seule la plume, le style des phrases, permettent de distinguer l'auteur d'un article d'un autre. En TV, on peut jouer sur le son, l'image, c'est vraiment un travail d'équipe et c'est le talent de toute une équipe.

 Giga : Faut-il prendre des cours de diction par exemple ou des cours pour savoir rebondir (voire meubler parfois !) ?
 Carole : En école de journalisme, effectivement, on travaille parfois avec des comédiens et des profs spécialisés. On travaille sur sa diction, sa respiration. Notre métier n'est pas si loin du métier de comédien. Sur la forme... pas sur le fond ! Pour meubler, mieux vaut bien bosser ses dossiers. C'est comme un prof qui serait devant ses élèves sans avoir préparé son cours.

 Louise : Faut-il suivre une formation particulière pour se spécialiser devant les caméras de TV ?
 Carole : Au début, en école de journalisme, le cursus est commun à la presse écrite, la radio, la télé. Plus tard, on peut choisir sa spécialité et, à ce moment-là, on travaille sur la réalisation des reportages, mais aussi sur la présentation face caméra.
 Utilisateur5 : Vous avez fait un IUT. On peut alors très bien réussir sa carrière sans être passé par le Celsa ou autre ?
 Carole : La preuve... Trêve de plaisanterie, ce que je veux dire, c'est qu'un IUT permet avant tout d'obtenir des stages. Et c'est là le sésame de ce métier : toujours se frotter à la réalité d'une rédaction. La différence se fait à ce moment : tu t'accroches, tu en veux et tu peux t'en sortir. Le meilleur élève en théorie n'est pas forcément le meilleur journaliste dans la pratique.
 

Chat avec Carole Gaessler, journaliste TV3

Melissa17 : L'école de journalisme est-elle accessible à tous ?
 Carole : Aujourd'hui, 12 écoles de journalisme sont reconnues en France. Les plus anciennes et les plus prestigieuses restent le CFJ à Paris et l'ESJ à Lille, mais les autres sont également de bons moyens de se former à ce métier. Dans la plupart des cas, il faut posséder au moins un bac + 2 ou + 3. Souvent ceux qui réussissent le concours très difficile ont même un niveau bien plus élevé.
 Tania : Est-ce que vous étiez forte au lycée ? Quelles sont les matières qui comptent le plus pour faire du journalisme ?
 Carole : L’important, ce n’est pas telle ou telle matière. C’est de lire un journal tous les jours. C’est tout ce que vous aurez aussi appris en dehors de l’école qui fera de vous un bon journaliste. Il faut être bon à l’école, mais ne pas être trop scolaire, accepter de « perdre » son temps au ciné, en job à l’étranger…
 Utilisateur3 : Êtes-vous souvent amenée à vous déplacer pour votre métier ?
 Carole : Je ne vais pas parler de mon cas personnel, je veux simplement te dire que tous les journalistes ne sont pas des Albert Londres parcourant le monde, il faut bien en être conscient. Beaucoup font de l'information de proximité. Mais la démarche est la même : la curiosité, on l'a dit tout à l'heure.
 Émilie: Quel est le bac "conseillé" pour faire ce métier ?
 Carole : Je ne dirais pas qu'il y a un bac meilleur que d'autres. Il y a avant tout ta culture générale, ta capacité à t'intéresser à l'actualité nationale et internationale. Le bac aujourd'hui, à mon sens, n'est qu'un moyen pour obtenir un niveau universitaire qui te permettra ensuite d'aborder les concours de journalisme.

 France : Est-ce que c’est un métier que l'on peut commencer sur le tard alors qu'on a déjà une expérience professionnelle dans un autre secteur ?

 Carole : Tout à fait. Le CFPJ (Centre de formation professionnelle des journalistes) accueille chaque année des salariés qui ont envie de changer de voie. Je ne connais pas les modalités exactes, mais en les appelant, tu obtiendras plus d'infos.
 Laurène : Peut-on commencer seul, sans connaître de personnes travaillant dans ce secteur ?
 Carole : C'est ce que j'ai fait personnellement, je ne connaissais personne dans ce métier. C'est là que l'école de journalisme devient vraiment une clé incontournable.
 

Chat avec Carole Gaessler, journaliste TV6

Loïc : Combien de temps passez-vous pour préparer un journal ?
 Carole : C'est une grosse machine dont le présentateur n'est qu'une vitrine. Imagine-toi que la rédaction de France 2, ce sont plus de 200 journalistes et JRI (journalistes reporters d'images). Un journal de 20 h se construit dès le matin 9 h avec une réunion pour déterminer le choix des sujets ; ensuite, c'est toute une fourmilière qui se met en route.
 MARINE : C'est quoi rédactrice en chef ? Est-ce que c'est différent dans un magazine écrit et à la télé ?
 Carole : Pas vraiment, la démarche est la même : faire des choix qui vont donner une cohérence au support. Ce qui change : en presse écrite, on n’a pas la contrainte de l’image pour traiter un sujet. Si on prend l’affaire Clearstream par exemple, c’est très compliqué à traiter en TV ; à l’écrit, on peut se contenter d’une info qui a filtré.
 Gamine28 : Bonjour, combien de personnes travaillent avec vous ? Est-ce que c'est un travail d'équipe ?
 Carole : Le magazine Immersion totale sur France 2, c'est une grosse équipe, qui travaille sur une période assez longue. Préparation de l'enquête, réalisation, JRI (journaliste reporter d'images), ingénieur du son, monteur, présentateur... chacun a un rôle essentiel.

 Émilie : Arrivez-vous à concilier vie professionnelle et vie de famille ?
 Carole : C'est mon challenge de tous les jours, comme toutes les mamans qui travaillent. Il faut trouver un équilibre, mieux vaut avoir un époux compréhensif, car l'actualité ne prévient pas...
 Ricou : Je suis en terminale, je vous ai vue à la télé, vous êtes super. Présenter le journal, c'est seulement lire ce qu'on vous affiche, ou vous avez un vrai rôle de journaliste ?
 Carole : On ne travaille pas du tout à l’américaine avec des « speakers ». Le présentateur est souvent rédacteur en chef adjoint, il participe aux comités de rédaction. C’est un travail d’équipe avec les chefs de service. Je collecte l’info tout au long de la journée pour écrire le lancement des sujets.
 Nif : Vous n'avez pas l'impression que tous les journalistes sont dans le même "moule", tous Sciences po + école de journalisme ?
 Carole : Je te trouve un peu extrême, mais c'est vrai que le développement des écoles de journalisme et des candidats sortis de Sciences po ont tendance à uniformiser les profils.

Laurène : Peut-on commencer sans connaître de rédacteur de magazine, de photographe ou autre ? Vous aviez dit connaître une femme qui vous a aidée et pris en stage non ?
 Carole : En fait, cette rencontre est le fruit d'une démarche personnelle. À 15 ans, j'ai écrit une lettre à cette directrice de journal pour lui demander des conseils. Elle m'a reçue, a sans doute été séduite par ma naïveté et mon enthousiasme, et c'est elle qui m'a proposé mon premier stage, non rémunéré. Donc on revient au même point de départ : il faut être motivé, ne pas avoir froid aux yeux et avoir un peu de chance...
 
 

Chat avec Carole Gaessler, journaliste TV7

Louise : Pour devenir rédactrice en chef, faut-il une certaine expérience? un passé pour arriver à ce statut ?
 Carole : Effectivement, le poste de rédacteur en chef est un poste avec beaucoup de responsabilités. Pour pouvoir manager une équipe, mieux vaut inspirer l'admiration... On ne peut pas corriger un reportage ou imposer des choix rédactionnels si on n'est pas respecté professionnellement par ses pairs. C'est comme ça dans tous les postes d'encadrement.
 Anais : Comment peut-on entrer à la télé ? Comment vous avez fait ?
 Carole : À 15 ans, je voulais travailler dans la presse écrite. L’intérêt pour la TV est venu pendant mes études, après un stage à M6. Mes profs m’ont encouragée, j’ai testé JRI (journaliste reporter d’images), mais les caméras étaient trop lourdes à l’époque. La présentation, c’est venu après, là aussi parce qu’on m’a encouragée à le faire… Au départ, j’étais tétanisée…
 Loïc : Quel a été (pour vous) le sujet d'actualité le plus difficile à traiter ?
 Carole : Sans aucun doute, le tsunami. À ce moment-là, le 26 décembre 2004, je remplaçais David Pujadas sur le 20 h. Nous étions en permanence connectés au flot des images qui nous parvenaient en régie, et au fur et à mesure, nous avons compris l'ampleur du drame. Comme tout le monde, même si on met sa carapace professionnelle, on reçoit ces informations aussi douloureusement que chacun.
 Cri-cri : Bonjour Carole, je voudrais connaître la différence entre un journaliste écrit et un journaliste à la télé ? merci.
 Carole : Ce sont différents moyens pour arriver au même résultat : informer. Il y a une lourdeur propre à la TV, parce que nous avons besoin de l’image et du son. La presse écrite, comparativement, c’est la « légèreté » des mots, de la photo, on a moins besoin de « technique » pour traiter un sujet.
 

Chat avec Carole Gaessler, journaliste TV8

Utilisateur3 : Ça a dû être dur pour vous et toute l'équipe de traiter d'un sujet si grave... si inattendu ?
 Carole : Oui d'autant qu'il a fallu attendre 24 h pour que les premières équipes de France 2 parviennent sur les différents lieux du tsunami. Donc pendant 24 h, nous avons travaillé avec des images dont nous ne connaissions pas le contexte ; et donc nous ne savions pas exactement quelle était l'ampleur de la catastrophe.
 
 France : Est-ce qu'on peut bien gagner sa vie en exerçant ce métier ? J'ai entendu dire que beaucoup de journalistes avaient des revenus précaires, et qu'il s'agissait d'une filière bouchée.
 Carole : Effectivement, il faut souvent attendre plusieurs années avant de passer du statut de pigiste (on fait appel à toi en fonction des besoins de la rédaction) au statut de CDD, voire mieux CDI. Il faut t'attendre à passer les premiers temps dans l'incertitude d'un éventuel appel qui te donnerait du boulot. Certains journalistes vivent pourtant très bien cette "flexibilité", ils se sentent plus libres pour collaborer à différents organes de presse. C'est un choix qu'il faut pouvoir assumer psychologiquement.

Skerzo : Sur le plan financier, quel est le plus avantageux : presse écrite ? TV ? Même si on est idéaliste, on peut s'informer ou bien est-ce une question de chaîne TV plus ou moins mercantile par exemple ?
 Carole : C'est très bien de s'informer... Si tu veux gagner beaucoup d'argent, change de métier ou deviens producteur. Il ne faut pas confondre, les journalistes ne paient pas les mêmes impôts que certains producteurs bien connus. En clair, la presse écrite, vu ses difficultés actuelles, n'offre pas de salaire élevé ; côté TV, pour gagner de l'argent, mieux vaut choisir une chaîne privée. Si tu as un attachement au service public, je suis sûre que tu accepteras d'être moins payé.
 Utilisateur3 : A-t-on le droit à l'erreur à la télévision ? Je pense, par exemple, dans le traitement d'une information divulguée au journal ?
 Carole : Sacrées responsabilités que celles d'informer par un média aussi puissant que la télévision ! Bien sûr qu'on n'a pas le droit de se tromper. La déontologie du journaliste consiste avant tout à vérifier ses sources.
 Félicie : Pour la presse en ligne, on est reconnu comme vrai journaliste aussi ?
 Carole : Un vrai journaliste, c'est une personne qui possède sa carte de presse. Pour l'obtenir, il faut travailler dans un organe de presse, c'est une société qui est officiellement reconnue comme diffuseur ou producteur d'informations. Par exemple, France télévision. Donc si tu travailles pour la presse en ligne, il faut que tu vérifies cette condition, car la commission d'attribution des cartes est très stricte.
 Clean : Bonjour, je voudrais savoir si, pour faire comme vous, il faut plutôt commencer par être journaliste ou plutôt d'abord entrer à la TV ?
 Carole : Le journalisme, c’est un métier bien précis, c’est une démarche qui se décline aussi bien à la TV, à la radio, que dans la presse écrite. Avec une constante : la déontologie. L’animation d’une émission n’a rien à voir avec cela. La TV est un milieu très cloisonné, on ne passe pas du divertissement à l’information.
 Fillenormale : Je suis en troisième et, en ce moment, je prépare mon orientation. Je sais que j'ai le temps, mais quel est le meilleur moyen de se faire connaître dans le journalisme ? Faut-il que je fasse un stage tout de suite ou attendre, d'après vous ?
 Carole : Pourquoi pas ! En tout cas, cela te permettra de savoir si ce métier et ce milieu te plaisent vraiment.
 Vincent : Comment on fait pour devenir journaliste sportif ou commentateur sportif ? Il faut d'abord faire du sport, tout savoir sur le sport ou d'abord être journaliste ?
 Carole : Il faut toujours une passion pour l’info, pour en être le médiateur auprès du public. Pour le sport, il faut une culture sportive. Le milieu sportif a un langage propre, il y a des codes que le téléspectateur connaît… C’est pourquoi des sportifs de haut niveau peuvent devenir commentateurs. Moi pas…
 Alex : Est-ce que vous tournez vous-même les images ?
 Carole : Non, ce n'est pas moi qui tourne, ce sont les JRI, les journalistes reporters d'images. Ce sont eux-mêmes des journalistes, leur stylo c'est leur caméra.

Chat avec Carole Gaessler, journaliste TV10

Emilie : Est-ce une obligation d'être bilingue ?
 Carole : Comme dans tous les métiers, mieux vaut maîtriser l'anglais. Toutes les images qui nous parviennent du monde entier sont commentées en anglais et, lorsque tu pars à l'autre bout du monde, c'est quand même le meilleur moyen de communiquer, même si on travaille souvent avec des traducteurs dans des pays non anglophones.
 Merlin : Au journal, vous pouvez pas tout dire, je crois... Comment vous choisissez l'info ? Le prioritaire, c'est quoi ?
 Carole : L’équilibre d’un journal de 35 min, le choix des sujets, c’est un échange au sein d’un comité de rédaction. Il y a une hiérarchie d’évidence, liée à l’actualité : un procès, une catastrophe… Après, il y a des choix qui révèlent la sensibilité d’une chaîne : faire un zoom sur tel phénomène, etc.
 LYNDA : Bonjour, comment vous choisissez les sujets de vos émissions ?
 Carole : Le point de départ de « C’est notre affaire », c’était de prendre des objets de notre vie quotidienne et de voir quels secteurs industriels sont concernés en France : une brosse à dent, une voiture, le e-commerce… comprendre le marché, voir les coulisses. Qui produit en France, comment ? Ça intéresse les gens.
 Momo_xx_387 : Bonjour Carole, quel est votre meilleur souvenir de télé ? C’est plutôt les reportages ou la présentation du journal ?
 Carole : Un 13 h avec Rachid Arhab, nous recevions Fabrice Luchini : un moment de grâce ! Et puis, il y a 3 ans, Philippe Noiret ; j’ai été épatée par la classe, la retenue de ce « jeune homme ». C’est ce qui fait l’intérêt de notre métier : vous ne savez jamais quelle personnalité vous allez rencontrer dans la journée.
 Modérateur : ce tchat touche à sa fin. Carole, le mot de la fin ?
 Carole : Ça a été sympa d'échanger avec vous tous. Si vraiment ce métier vous plaît, accrochez-vous et ne vous laissez pas décourager par ceux qui vous disent que la voie est bouchée. Quel que soit le métier, l'essentiel est d'y croire et de s'en donner les moyens.
 

Chat avec Carole Gaessler, journaliste TV9

Carole : Je vous donne rendez-vous sur France 5 le mercredi 10 janvier pour un nouveau numéro de « C'est notre affaire » et le 18 janvier sur France 2 en fin de journée pour une retransmission en direct au Panthéon d'une cérémonie en présence de Jacques Chirac, qui inaugurera une plaque en hommage aux Justes... Au fait, qu'est ce qu'un Juste ? À vous de chercher, histoire de tester votre curiosité... Bon mercredi après-midi, à bientôt !

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