Choisir mes études
En Normandie, en Aquitaine, en Bretagne… dans les industries pétrolières, l’aéronautique, l’agroalimentaire… les soudeurs sont activement recherchés. Mal connu, ce métier offre de nombreux débouchés.
© Anne-Marie Bourdinaud/Onisep
Les conditions de travail, très variables d’une entreprise à l’autre, ont beaucoup évolué grâce à l’automatisation de certaines tâches. C’est un métier qui s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes, les filles faisant preuve d’une très grande concentration manuelle. "Il n’existe pas non plus de dangers particuliers dans la mesure où l’on respecte bien les consignes de sécurité", précise Marine, formatrice à l’Institut de soudure. La progression de carrière peut se faire très rapidement en se spécialisant ou en se perfectionnant par le biais des stages.
Les actions se multiplient pour répondre aux besoins des entreprises. Certaines d’entre elles forment leurs propres personnels afin d’adapter les profils à leurs besoins. Education nationale, Greta (groupement d’établissements publics d’enseignement), Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes), organismes consulaires, branches professionnelles proposent formations et stages… L’ Institut de soudure dispose de 12 centres de formation professionnelle et forme ainsi tous les ans environ 1 000 personnes tous niveaux confondus. Il possède également 2 écoles de formation de technologue (niveau technicien) ou d’ingénieur soudeur. A l’issue de ces formations, chaque élève est assuré de se voir proposer 4 ou 5 offres d’emploi dans une multitude de secteurs d’activité.
Les spécialités sont nombreuses : soudeur miroir, soudeur au harnais, soudeur plongeur… En Bretagne, par exemple, un accord a été passé entre un lycée professionnel et le centre d’activité de plongée de Trébeurden pour former des soudeurs aptes à travailler jusqu’à 12 mètres de profondeur. Sur tôles ou sur tubes, le panel des procédés est varié : à l’arc avec électrode enrobée, soudage au gaz, TIG (tungstène inerte gaz)… Au cours de sa carrière, le soudeur est amené à passer de nombreuses licences pour obtenir le droit d’utiliser telle technique, de souder tel métal, dans telle position… Cette habilitation est à renouveler régulièrement. Un soudeur qui cumule plusieurs spécialités peut très bien gagner sa vie.
Véritable laissez-passer professionnel, la formation internationale de soudeur organisée par l’Institut de soudure débouche sur un diplôme valable à vie. Le cursus de formation et la validation des épreuves sont progressifs et basés sur des niveaux de difficulté croissante, des procédés de soudage différents ainsi que des groupes de matériaux. Ce diplôme reconnu au niveau international permet d’exercer son métier dans plus de 50 pays. Pour celui qui a envie de bouger et d’évoluer, c’est une belle opportunité car la demande est forte, en particulier au Canada.
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De l’opérateur à l’ingénieur :
A noter : certaines écoles d’ingénieurs offrent une spécialité soudage.
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