Choisir mes études
Santé, cosmétique, agroalimentaire, environnement… Les biologistes ont pris place dans l’industrie, à tous les stades de fabrication. Quant aux biotechnologies, elles n’ont pas fini de révéler tout leur potentiel. Une niche d’emplois résolument tournés vers l’innovation, que ce soit pour des grands groupes industriels, start-ups, labos publics…
Les biotechnologies représentent à elles seules une niche d'emplois résolument tournés vers l'innovation.
L’étude des sciences du vivant se décline en divers domaines d’application : la microbiologie, la physiologie végétale, la pharmacologie, moléculaire, le génie génétique, les biotechnologies, la toxicologie, ou encore la bio-informatique… A la clé, des perspectives professionnelles au sein de laboratoires de recherche et de centres de production industriels (industries chimique, pharmaceutique, cosmétique, agroalimentaire…) à des postes en R&D, en gestion de production et en contrôle qualité.
Les biotechnologies représentent à elles seules une niche d’emplois résolument tournés vers l’innovation. C’est dans le secteur de la santé (thérapie génique, biomédicaments, vaccins) que les entreprises du secteur restent les plus dynamiques, mais le domaine des applications "biotech" ne cesse de s’élargir : protection de l’environnement, développement de carburants, cosmétiques…
Aujourd’hui, à l’exception de l’industrie pharmaceutique, les innovations, surtout celles liées aux biotechnologies, sont le fait des petites et moyennes entreprises. C’est d’ailleurs là que se trouvent le plus d’opportunités pour les jeunes diplômés. Dans la recherche scientifique, il existe plusieurs partenariats, au sein de "clusters" ou pôles de compétitivité, avec le privé ou des organismes publics comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l’Inra (Institut national de la recherche agronomique).
Autre spécificité du secteur : les start-ups, autrement dit les toutes jeunes entreprises, sont singulièrement nombreuses. Seules 30 % des entreprises de biotechnologies ont soufflé leur 10e bougie. La majorité d’entre elles évolue dans l’univers de la santé. On en trouve également dans les cosmétiques, l’environnement ou encore l’agronomie.
Faire avancer les connaissances et les techniques en biotechnologies implique d’acquérir une expertise poussée en sciences du vivant. Les diplômés à bac + 2 (BTS – brevets de technicien supérieur, DUT – diplômes universitaires de technologie) ou + 3 ont leur carte à jouer, que ce soit dans la gestion de l’eau et des déchets ou, plus généralement, en production et qualité. En laboratoire, c’est à eux de réaliser les prélèvements et manipulations utiles aux travaux de recherche.
Mais, pour espérer répondre au boom des biotechnologies et monter en responsabilités, les études longues restent la norme, et les doubles profils autant que les sur-spécialisations sont appréciés. Ainsi, recherche et industries de santé s’adressent à des spécialistes de niveau bac + 5 au minimum (écoles d’ingénieurs, masters universitaires, doctorats), voire titulaires d’un doctorat (bac + 8) pour les chercheurs !
Clémence, docteure en micro-algues, identifie, classe et cultive les souches d’algues qui ont été prélevées en milieux naturels. Chaque extrait passe au microscope, et toutes les observations sont notées sur un cahier de manipulation qui sert à archiver les activités de recherche.
Sa formation : doctorat sciences du végétal : du gène à l'écosystème (université Paris XI) ; master recherche en écologie microbienne ; école d'ingénieurs (Insa Lyon).
Violaine, technicienne en microbiologie, stérilise chaque souche d’algues, avant de les isoler au "frigo" pour conservation. Bactéries, champignons et autres contaminants ne sont vraiment pas les bienvenus !
Sa formation : BTS bioanalyses et contrôles (ex-BTS biochimie).
La principale occupation d'Alix, le responsable de la partie chimie qui coordonne les activités du laboratoire, est l’extraction des molécules d’intérêt (anti-âge, anti-UV…) contenues à l’intérieur des micro-algues.
Sa formation : doctorat en pharmacognosie (étude des substances animales, végétales ou microbiologiques au potentiel médicamenteux).
Areski, docteur en biochimie, se charge de tester les extraits pour évaluer leur potentiel pharmacologique (anticancéreux, anti-inflammatoire, antiviral, etc.) ou cosmétologique (anti-âge, antirides, anti-oxydant, anti-UV, etc.).
Sa formation : doctorat en chimie ; master en ingénierie des biomolécules ; licence en biochimie ; BTS bioanalyses et contrôles.
Nicolas a rejoint l’équipe lors de son stage de fin d’études d’ingénieur. Depuis, il conçoit, contrôle et développe les bioréacteurs de Phycosource. L’objectif : améliorer le développement des micro-algues grâce à l’apport des biotechnologies tout en limitant les coûts de production via l’utilisation de machines plus autonomes qui demandent le minimum de maintenance possible.
Sa formation : école d'ingénieurs (EBI).
Epaulé par un commercial, Alexandre gère à la fois le management des équipes et le plan marketing de la société. Dans son viseur : de nouveaux clients, issus aussi bien des industries cosmétique, pharmaceutique qu’agro-alimentaire et biomédicale, auprès de qui il doit mettre en avant les spécificités et l’utilité de chaque variété d’algue de leur catalogue…
Sa formation : master en biotechnologies/bio-industries et management (ISTM).
© Grégoire Maisonneuve / Onisep
Analyses, formules, tests, méthodes, vérifications… Les étapes sont nombreuses pour parvenir à l’extraction chimique de la molécule d’intérêt. Revue d'effectifs chez Phycosource, start-up biotechnologique spécialisée dans la production de micro-algues.
Les métiers de la biologie et des biotechnologies, collection ParcoursParution : juin 2012 |
L'industrie du médicament, collection ZoomA télécharger
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