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Automobile : le point sur l’emploi

Publication : 2 octobre 2012

Entre fermetures d’usines, réjouissances du Mondial de l'Automobile 2012, et promesses des voitures écologiques… l’univers de l’automobile est plus que jamais sous le feu des projecteurs. Focus sur les perspectives d’embauches dans ce secteur en pleine mutation à travers les regards experts de Jacqueline Laire, DRH de la Fiev (Fédération des industries et équipements pour les véhicules) et de Jean Le Guen, responsable des relations entreprises de l’Estaca.

L'univers de l'automobile plus que jamais sous le feu des projecteurs

© iStockphoto

 

L’automobile souffre-t-elle de la crise ?

Jean Le Guen, responsable des relations entreprises de l’Estaca : Avec la crise économique mondiale, nous avons eu quelques inquiétudes relatives à la conjoncture qui attend nos jeunes diplômés. Ces derniers ont un profil axé construction automobile et travaillent en R&D, notamment sur tout ce qui est nouvelles motorisations... Nous avons mené en 2012 une enquête : en septembre, 34% de nos étudiants actuellement en stage de fin d’études ont déjà trouvé un travail. En moyenne, 87% sont embauchés à la sortie de l’école. Ce chiffre est très rassurant, d'autant qu’une partie de nos élèves veulent poursuivre en mastère, ou doctorat et ne cherchent pas à s’insérer immédiatement.

Jacqueline Laire, DRH de la Fiev (Fédération des industries des équipements pour véhicules) : Les équipementiers fabriquent et vendent aux constructeurs des composants, des systèmes, des modules (systèmes contrôle moteur, climatisation, tableaux de bord, portes, rétroviseurs, amortisseurs…) permettant d'équiper tous les véhicules circulant dans le monde entier. Les adhérents de la Fiev sont fournisseurs des constructeurs français et étrangers. Leurs ventes en 2011 ont totalisé 18,7 milliards d'euros, dont 52% sont réalisés à l’exportation. Chez les équipementiers, la crise a surtout sévi entre 2009 et 2011 où la branche a perdu près de 20 000 emplois en raison de restructurations réalisées pour s'adapter aux volumes de production des constructeurs. A la fin 2011, les équipementiers employaient 85 000 personnes.Parmi ces salariés, la part des ingénieurs et techniciens ne cesse de croître depuis plusieurs années.

 

Y-a-t-il des perspectives d’embauches ?

Jean Le Guen : Les profils recherchés au niveau ingénieur ont beaucoup évolué. Aujourd’hui, il n’existe plus d’ingénieur derrière un poste de calcul, sans capacité à travailler avec d’autres services. Pour être embauchés, les ingénieurs doivent communiquer pour vendre leur projet. Ils doivent avoir la connaissance suffisante du produit, et surtout savoir communiquer pour pouvoir travailler en interface avec d’autres professions.

 

 

 

Jacqueline Laire : Il y a toujours du turnover, du renouvellement et nous continuons à recruter ! Les opérateurs de production ont été les plus touchés, car cette population est la plus sensible à la décroissance. Nous recrutons essentiellement des ingénieurs car la richesse de nos métiers réside dans notre capacité de recherche, d’innovation et dans le savoir technologique de nos entreprises. C’est un de nos atouts forts pour pouvoir résister à la concurrence internationale. Des ingénieurs en recherche et développement, bien sûr pour innover en bureau d’études, développer des logiciels ( embarqués ou des systèmes mécatroniques) ou encore des experts en CAO (conception assistée par ordinateur). Nous avons également besoin de superviseurs chargés de la gestion de la production, de l’encadrement des équipes, du management, ou de l’amélioration des performances de production. Nous recherchons des jeunes dynamiques et volontaires pour optimiser les programmes et sortir des produits en conformité avec ce qui est attendu par le consommateur et les normes internationales.

 

Et au niveau technicien ?

Jean Le Guen : Il n’y a pas la même scission qui existait il y a 20 ans. Les techniciens et les ingénieurs se sont rapprochés, avec des techniciens qui évoluent dans le management et qui sont de plus en plus experts. Aujourd’hui ce sont deux mondes qui travaillent ensemble, notamment dans la recherche et développement.

Jacqueline Laire : On en recrute mais dans une moindre proportion. Sont appréciés les profils bac+2 ou licence professionnelle en maintenance industrielle, en méthodes (travail sur l’assistance technique pour améliorer l’industrialisation), mais également les techniciens essais et les techniciens en qualité. A condition de maitriser l’anglais !

 

Quelles sont les activités émergentes autour de l’automobile ?

Jean Le Guen : Tout reste à faire en termes d’innovation. Par exemple, ce qui concerne l’allégement des véhicules et les composites matériaux est dans l’air du temps. Ça reste encore aujourd’hui très expérimental, et on a beaucoup à progresser dans la connaissance des matériaux, du process, sa mise en forme. Par ailleurs, l’automobile ne se résume pas aux grands constructeurs : il existe de nombreux autres marchés par ailleurs. Tout ce qui touche au camion, au bus, systèmes roulants, machines agricoles, militaires, etc… Environ 20% de nos étudiants travaillent sur d'autres types de véhicules. Ils s'y intéressent car ces entreprises laissent parfois davantage de place à l'initiative que le monde des constructeurs automobiles qui reste très formaté.

Jacqueline Laire : De plus en plus, l’industrie automobile s’engage dans le développement durable : on prend en compte la protection de l’environnement avec suppression des produits toxiques, réduction de la consommation d’énergie et des déchets, recyclabilité, allègement du véhicule et utilisation de nouveaux matériaux… Pour autant, si le véhicule électrique est dans l’air du temps, le moteur thermique a encore de beaux jours devant lui et la motorisation hybride constitue une alternative séduisante. Le défi du secteur va être d’accompagner les évolutions électroniques des véhicules.

Les publications de l'Onisep

Les métiers de la mécanique, collection Parcours

Parution : Avril 2014

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