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Le diplôme : une garantie pour l’insertion pro

Publication : 11 avril 2011

Dans sa dernière enquête "Génération", le Cereq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) a interrogé 25 000 jeunes sur leur entrée dans la vie active, trois ans après leur sortie de formation. Les résultats montrent que, comme pour les générations précédentes, un jeune diplômé s’insère toujours mieux sur le marché du travail qu’un non diplômé, même en temps de crise. Tour d’horizon.

actu enquête Cereq

Une conseillère en insertion professionnelle en entretien.

Les résultats de l’enquête sur cette "génération 2007"du Cereq, rendus publics jeudi 7 avril, éclairent sur l’insertion professionnelle de ces jeunes dans un contexte de conjoncture économique défavorable.

Jeune et sans diplôme, un frein à l’insertion

Sur les 25 000 jeunes de tout niveau de formation, interrogés, trois ans après leur sortie du système scolaire en 200, ce sont les non diplômés qui subissent le plus la crise.
 Parmi les 739 000 jeunes sortis de formation initiale en 2007, un sur six n’a pas de diplôme. L’arrivée de la crise en 2008 et la dégradation du marché du travail qui s’en est suivie a touché en premier lieu les non diplômés. Si on compare cette « génération 2007 » à celle de 2004, objet de la dernière enquête du Cereq, on constate que la part des jeunes en emploi a diminué : 49 % des non diplômés de la génération sortie en 2007 ont un emploi (le taux d’emploi était de 56 % pour la génération de 2004) et 32 % sont au chômage (28% pour les jeunes sortis en 2004).

Bien souvent les non diplômés suivent un parcours d’insertion difficile marqué notamment par une alternance de périodes de chômages et d’emploi. Ils bénéficient plus que les diplômés des emplois précaires type missions d’Interim et CDD.

Les diplômés du supérieur subissent moins la crise

43 % de la génération 2007 sont diplômés du supérieur, un taux en hausse par rapport à 2004. 85% de ces diplômés travaillent. Néanmoins la crise est passée par là : leur taux d’emploi en 2010, soit trois ans après leur sortie des études supérieures, est moins élevé que celui dont jouissait la génération de 2004 trois ans après leur sortie. Le diplôme reste néanmoins un véritable atout pour bien s’insérer sur le marché du travail.
 Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la crise ne semble pas avoir amoindri la qualité des emplois occupés. La majorité est en CDI ou est fonctionnaire. On compte une minorité de CDD et donc peu de contrats précaires.
 Côté salaire*, il est de 1350 euros pour le premier poste et de 1630 euros trois ans après la sortie des études. Un niveau de rémunération en hausse par rapport à la génération précédente.

En matière de chômage, les diplômés de l’enseignement supérieur marquent leur différence face aux non diplômés : trois ans après leur sortie de formation, seuls 9% des diplômés du supérieur sont au chômage.

 Les apprentis s’insèrent mieux que les autres

A chaque niveau de formation, il s’avère que le passage par l’apprentissage peut faciliter l’accès à l’emploi. C’est particulièrement remarquable chez les sortants diplômés du secondaire (CAP, BEP) : 83 % d’entre eux ont un emploi trois ans après leur sortie de formation.
 Qu’ils sortent du secondaire ou du supérieur, les jeunes ayant suivi un apprentissage sont plus souvent en CDI et ont un salaire médian plus élevé. L’apprentissage protège néanmoins moins du risque de chômage que le diplôme.

*Il s’agit ici du salaire médian c’est-à-dire que 50% des personnes concernées touchent plus de 1350 euros pour le premier emploi et 50% touchent moins de 1350 euros.

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