Choisir mes études
De 9, les IEP (instituts d’études politiques) pourraient passer à 10. C’est en tout cas le projet soutenu, depuis près de 24 mois, par 2 universités franciliennes.
Xavier Crettiez/UVSQ
Le bâtiment à Saint-Germain-en-Laye (78) pressenti pour accueillir le 10e IEP
5 000 candidats à l’entrée de Sciences Po Paris, 10 000 pour le concours commun aux IEP (instituts d’études politiques) de Lille, Rennes, Strasbourg, Aix, Lyon et Toulouse… les IEP ont la cote auprès des jeunes bacheliers. Alors, pourquoi pas un de plus ? "Aujourd’hui, tous les diplômés d’un IEP se placent sur le marché de l’emploi, note Céline Braconnier, maître de conférences de science politique à l’université de Cergy-Pontoise, en charge du dossier. Il y a largement la place pour un IEP supplémentaire, en périphérie de Paris, une zone un peu délaissée jusque-là." Cette idée a émergé à l’occasion du rapprochement de l’université de Cergy-Pontoise (UCP) et de l’université de Versailles-Saint-Quentin (UVSQ), entamé en 2010.
Où ? Comment ? Quand ? Evidemment la liste des questions est longue. Mais, en 18 mois, les modalités pratiques ont été définies.
Où ? 5, rue Pasteur à Saint-Germain-en-Laye. Telle est l’adresse déjà choisie pour le 10e institut d’études politiques. Un bâtiment dédié depuis longtemps à l’enseignement supérieur : il a accueilli l’Ecole normale des jeunes filles au début du XXe siècle, puis un institut universitaire de formation des maîtres (IUFM).
Comment ? L’idée est de fondre ce nouvel établissement dans le réseau, déjà existant, des 6 IEP de province que sont : Lille, Rennes, Strasbourg, Aix, Lyon et Toulouse, avec un recrutement commun. Et, tout comme eux, de proposer un réseau de préparation dans les lycées environnants pour contribuer à la démocratisation des IEP. 5 lycées sont déjà dans la boucle. Mais, l’IEP de Saint-Germain-en-Laye aimerait aller plus loin encore dans la diversification des profils, avec un repérage opéré dans les instituts universitaires de technologie (IUT), pour une entrée ultérieure en master.
L’organisation du cursus reste classique. Il s’agit toujours, pour les promotions prévues de 120 à 150 étudiants, de 5 années d’études, avec 1 année de mobilité internationale en L3 (3e année). Selon le projet, 4 spécialités seraient proposées en 4e année : économie-finance et gestion ; affaires publiques territoriales et régulation locale ; études européennes et relations internationales ; politiques de communication et patrimoine. L’originalité ? Les M2 (2es années de master) se dérouleront au sein des 2 universités partenaires. Et seulement là. Soit un choix de 38 M2 différents.
1er cycle, masters, lieux, recrutement… le dossier est donc bien avancé, mais pas encore bouclé.
Quand ? Prévue initialement en septembre 2012, l’ouverture de ce nouvel IEP est régulièrement reportée. Un problème de statut juridique doit être levé : il n’y a jamais eu d’institut d’études politiques fondé sur 2 établissements, et encore moins sur un pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES). Cela oblige à modifier le décret qui régit l’organisation de ces écoles dédiées à la politique et à la chose publique. A ce jour, cet obstacle juridique n’est pas levé, même si l’université de Cergy-Pontoise tient à ce projet.
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Spécial Sciences Po, collection "Dossiers"Quel niveau faut-il avoir pour réussir ? Quel bac + 1 prépare le mieux aux concours ? Quels sont les conseils pour me préparer aux concours ? Comment choisir entre les établissements ? Quels sont les IEP qui vont augmenter leur nombre de places ? Pour répondre à ces questions, et à bien d’autres encore, consultez notre dossier entièrement consacré aux IEP. Parution : mars 2012 |
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