Imprimer

Ecoles de commerce : ces diplômés qui ne connaissent pas la crise

Publication : 2 juillet 2012

D’après la dernière enquête d’insertion de la CGE (Conférence des grandes écoles), les diplômés d’écoles de commerce semblent "passer entre les gouttes" de la crise. Moins vrai pour les diplômées.

Ecoles de commerce : ces diplômés qui ne connaissent pas la crise

Les femmes représentent 50 % des diplômés des écoles de management de la CGE… L’égalité s’arrête là.

À lire aussi

Salaires en hausse

A la lecture de la 20e édition de l’enquête d’insertion de la CGE (Conférence des grandes écoles), les diplômés des écoles de commerce, membres de l’association (lire en encadré), semblent à l’abri des soubresauts de la crise. Deux données en témoignent. Premièrement, le taux d’emploi est de 83,5 %. Un chiffre stable par rapport à l’année précédente (83,7 %). Et, surtout, les salaires ne subissent pas de détérioration. Ainsi, le salaire moyen s’affiche à 34 164 euros brut annuels hors primes en France, contre 33 060 euros en 2010.

Les femmes moins cotées

Mais ce bilan plutôt positif doit être nuancé. Ainsi, un point retient l’attention : l’inégalité hommes-femmes. Elle est prégnante pour le taux d’emploi (81,9 % pour les femmes contre 84,7 % pour les hommes), comme pour les rémunérations. Province, Ile-de-France ou à l’étranger, le constat est le même : le salaire des diplômées d’écoles de management est inférieur à celui de leurs copains de promotion. De 4 200 euros annuels en province, le manque à gagner est de 4 400 euros en Ile-de-France et de 10 200 euros à l’étranger. Preuve que "le plafond de verre" tant décrié n’est pas une particularité française. Le focus porté sur la nature du contrat aboutit à la même conclusion : 73,8 % de ces diplômées d’écoles de commerce décrochent un CDI (contrat à durée indéterminée), contre 82,8 % pour les hommes.

Débouchés : toujours les mêmes

Cabinets d’audit et d’expertise comptable, banque-assurance-finance, et cabinets de conseil : le trio de tête des débouchés des diplômés d’écoles de commerce demeure. Toutefois, avec la crise, le recul de la part dévolue aux institutions bancaires et financières est perceptible (– 6 % en 5 ans), les bureaux d’études et sociétés de conseil prenant la tête. A eux trois – banque, conseil et audit –, ils recrutent près de 4 étudiants sur 10. En dehors de ces secteurs, la ventilation est très importante, avec des scores très voisins entre l’industrie automobile, l’aéronautique, le luxe, les technologies de l’information, l’industrie chimique et pharmaceutique (tous compris entre 4 et 5 %). En queue de peloton, on retrouve les loisirs et le tourisme. Comme le droit, les études d’écoles de commerce mènent à tout ! Ou presque. Paradoxalement, les diplômés sont encore frileux pour créer leur entreprise : 2,6 % (mais 3,9 % pour les hommes).

La CGE

La CGE (Conférence des grandes écoles) est une association qui regroupe notamment 44 écoles de commerce toutes reconnues par l'Etat, délivrant un diplôme national sanctionnant au moins 5 années d'études après le baccalauréat et conférant le grade de master. La 20e enquête d’insertion porte sur les jeunes diplômés de la promotion 2011 issus de 37 écoles.

Les publications de l'Onisep

Ecoles de commerce, collection Dossiers

Parution : novembre 2012

Haut de page

Vient de paraître

Contacter
un conseiller en ligne

http://www.onisep.fr/ezrecommendation/request?productid=news&eventtype=consume&itemtypeid=2&itemid=611894&categorypath=/2/338865/453856/630850/604724/