Choisir mes études
Qu’est-ce qui motive les bacheliers qui s’inscrivent à l’université ? Quelles sont les principales causes d’échec et de réussite ? Une récente publication du Céreq (centre d’études et de recherches sur les qualifications) met en évidence l’importance d’une orientation choisie et les obstacles à la réussite en 1ère année de licence (L1).
© Phovoir
Assister à tous les cours et travailler régulièrement : un gage de réussite en licence
Comment les bacheliers déterminent-ils leurs choix d’études ? Pourquoi choisissent-ils l’université ?… Parmi les facteurs déterminants, le type de bac et le niveau avec lequel il a été obtenu jouent un grand rôle.
Logiquement, les bacheliers titulaires d'un bac général se positionnent en majorité sur une poursuite d’études en 1er cycle universitaire. Et, parmi ceux qui ont obtenu une mention, 60 % s’inscrivent à l’université, contre 22 % des bacheliers sans mention.
Même s’ils sont (bien plus qu’avant) représentés sur les bancs de l’université, les bacheliers technologiques et professionnels ne sont qu’une minorité à formuler ce premier vœu d’orientation, la majorité ayant demandé en priorité un IUT (institut universitaire de technologie) ou une STS (section de techniciens supérieurs).
Enfin, d'autres facteurs ont leur importance. On peut citer la confiance en soi, mais aussi l’origine sociale... Un élève scolarisé dans un lycée à recrutement social favorisé aura toujours un degré d’aspirations scolaires plus élevé en termes de durée d’études et de demande d’une filière sélective.
Les bacheliers qui s’inscrivent à l’université s’appuient d’abord sur un projet professionnel. Un exemple à l’université Paul Valéry (UPV) de Montpellier, où les principales raisons ayant motivé le choix de la filière sont l’intérêt pour les disciplines enseignées, l’utilité de la filière pour réaliser le projet professionnel, et enfin l’intérêt pour les débouchés professionnels de la filière.
A la question : "Votre inscription en 1re année d’université correspond-elle à votre premier vœu d’orientation à l’issue de la classe de terminale ?", 39,2 % des néo-bacheliers de l'université Paul Valéry de Montpellier, ont répondu non. Les bacheliers technologiques ont du mal à franchir le seuil des STS, très sélectives, qu’ils visent parfois en 1er choix. Ils se dirigent alors vers l’université "faute de mieux". Cette forme d’accès a des conséquences sur les parcours et la réussite en L1. Les bacheliers technologiques sont sur représentés parmi la population des "mal orientés" en 1re année de licence…
L’université accueille aujourd’hui une grande diversité d’étudiants, et doit faire réussir le plus grand nombre en réduisant le taux d’échec en 1re année. Pourtant, chaque année, de nombreux étudiants "décrochent" : diminution de la fréquentation des cours, absence aux examens…
Parmi les motifs d’échec ou d’abandon le plus souvent cités par les étudiants : le manque d’encadrement, des cours trop théoriques et un contenu pédagogique qui ne correspond pas à leurs attentes, la prise de conscience d’un niveau insuffisant…
Parmi ceux-ci, le tutorat (l’aide apportée par un autre étudiant, inscrit en master par exemple) est jugé utile. Les bacheliers inscrits en attendent surtout un soutien concret en matière de "méthodes de travail" et de "compréhension des cours". Ceux qui suivent le tutorat sont généralement satisfaits, même si ce dispositif n’est pas jugé déterminant pour la réussite en licence.
Cette étude résulte des derniers travaux du Groupe de travail sur l’enseignement supérieur (GTES). Il s’agit d’un groupe de travail indépendant, animé par le Céreq et un représentant des observatoires des universités.
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