Choisir mes études
Qu’ils vivent en zone sensible ou en quartier privilégié, les lycéens ont globalement une bonne image de l’institution scolaire et de leur avenir professionnel. C’est ce que révèle le récent sondage conduit par l’Ifop pour l’association "Réussir aujourd’hui".
© Phovoir / Onisep
Des jeunes globalement confiants.
Loin des idées reçues, ce sondage propose "un regard croisé sur leur insertion et leur avenir professionnels".
84 % des lycéens (85 % en ZUS, zone urbaine sensible) sont assez, voire très satisfaits de leur situation scolaire actuelle. De quoi rassurer les profs découragés !
Autre source de satisfaction pour l’institution scolaire : 80 % (82 % en ZUS) des lycéens se sentent bien préparés aux études supérieures par leur établissement.
Optimistes, ils sont 67 % à être confiants à la perspective du baccalauréat. Un chiffre qui monte même à 76 % en ZUS.
81 % des lycéens (85 % en ZUS) se sentent soutenus dans leur parcours scolaire par leur entourage. Une aide qui provient majoritairement de leurs parents (pour 80 % des lycéens ; 77 % de ceux inscrits en ZUS).
Seul distinguo : dans les quartiers difficiles, les frères et sœurs représentent le deuxième grand soutien (48 %), alors qu’au sein de la population générale ce sont les amis qui occupent cette position (47 %).
Pour 92 % des lycéens (93 % en ZUS), mener des études supérieures apparaît comme une évidence. Les lycéens de la population générale sont majoritairement tentés par une filière sélective de type grandes écoles (33 %). Les lycéens de ZUS envisagent davantage les études courtes et professionnalisantes, type BTS (brevet de technicien supérieur) ou DUT (diplôme universitaire de technologie) (36 %). L’université constitue pour les deux catégories un second choix.
Le manque de confiance en soi pour 42 % des lycéens (47 % en ZUS) et le manque de moyens financiers pour 39 % des lycéens (29 % en ZUS) sont les principaux freins à l’accès aux études supérieures longues. Habiter une ville ou un quartier défavorisé n’est un "handicap" que pour 18 % des lycéens de ZUS. De même, avoir des parents maîtrisant mal le français n’est problématique que pour 7 % des lycéens de ZUS.
Enfin, un tiers des élèves pensent que bénéficier d’une bourse ou d’une aide financière faciliterait leur accès aux études supérieures longues. Pour un quart, ce serait une meilleure information, et pour un cinquième, la diversification des modes de sélection et de recrutement.
48 % des lycéens pensent pouvoir profiter d’une meilleure situation professionnelle que leurs parents, contre 61 % des lycéens en ZUS (zone sensible urbaine).
42 % des lycéens souhaiteraient travailler à leur compte ou devenir chefs d’entreprise. 25 % souhaitent travailler dans une grande entreprise privée ; 20 %, devenir fonctionnaires ou salariés d’une entreprise publique.
42 % des lycéens (64 % en ZUS) souhaiteraient travailler à l’étranger à la fin de leurs études.
Pour 52 % des lycéens (56 % en ZUS), une vie réussie passe avant tout par la réalisation d’une belle carrière professionnelle. Pour 34 %, c’est d’abord fonder une famille, et pour 27 %, gagner beaucoup d’argent…
Le sondage IFOP a été réalisé du 8 au 16 septembre 2011 sur toute la France sur un échantillon de 628 lycéens, dont 315 en ZUS (zone urbaine sensible).
Association loi 1901, Réussir aujourd'hui assure chaque semaine le tutorat de 400 lycéens dans 16 lycées partenaires situés en zone sensible.
Elle propose aux lycéens une ouverture culturelle via des sorties et visites encadrées à l’opéra, au théâtre, des voyages d’études, des séjours linguistiques, des ateliers orientation et des « écuries d’été » (stage de 3 semaines de préparation à l’entrée aux études supérieures).
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