Regards croisés de collégiens sur leur avenir

Publication : 22 octobre 2012

Cette année, la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, mi-novembre, mettait les jeunes en situation de handicap à l’honneur. Comment envisagent-ils leur avenir ? A cette question, voici les réponses de trois collégiens.

Les questions et les projets de chacun de ces jeunes sont les mêmes que ceux de tout collégien : une part de rêve, une part de projet concret et encore une part d’incertitude. A leur rythme, parfois un peu plus lent que d’autres élèves, ils s’inscrivent dans un parcours orienté vers la vie professionnelle. Voyager, soigner et donner du bien-être, autant de manières de gommer le handicap et de donner un sens à son travail…

 

 

Tolgahan, 14 ans, en Ulis (4e)

Confiance en l’avenir
"Je suis en Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire) dans un collège ordinaire. Je suis intégré dans une classe normale avec des heures d’Ulis où on reprend les leçons. Ma scolarité se passe bien. Je suis dyspraxique. J’écris lentement. Au début, j’avais du mal à lire, mais plus maintenant. J’ai aussi des problèmes en orthographe, en conjugaison, en grammaire. Je suis suivi par un ergothérapeute, un orthophoniste et une psychologue mais je vais peut-être arrêter et rejoindre un groupe de théâtre.

J’aimerais devenir officier de la marine marchande. J’ai eu envie de faire ce métier parce que j’aime bien voyager, la mer et les bateaux. Je sais qu’après la 3e, je devrais soit faire un bac professionnel ou aller dans un lycée général, avoir un bac + 2 puis faire encore 1 an d’études. Normalement, mon handicap ne devrait pas me poser de problèmes."

 

 

 

Gwendolyne, 12 ans, en IME, incluse en 6e UIis

Travailler avec les animaux
"Ma scolarité s’est bien passée jusque-là. Avant, j’étais en Clis puis je suis arrivée à l’IME (institut médico-éducatif). J'ai 2 temps en Ulis au collège. Plus tard, je voudrais travailler avec les animaux, leur faire prendre leur douche, les coiffer. Je m’en sors plutôt bien avec le poney et le chien. Quand j’étais petite, ma mère avait un lapin et un chien. Mon père a des petits oiseaux et 2 chiens. Je voudrais travailler avec quelqu’un qui s’occupe de les toiletter ou de les soigner."

A noter : à l’IME, Gwendoline participe à un atelier d’équitation et d’éducation canine. Elle était inscrite en inclusion dans une classe de 6eme en SVT (sciences de la vie et de la Terre).

 

 

 

La mère de Naomie, 14 ans, en IEM (5e)

Anticiper sur les examens

"Naomie a eu une scolarité très chaotique, en milieu protégé puis en établissement ordinaire avec AVS. Maintenant, elle est dans un établissement spécialisé pour enfants handicapés moteurs. Elle songe à être esthéticienne depuis l’âge de 7 ans. De fait, elle a un certain doigté et beaucoup d’empathie. A part les massages, elle parle de travailler dans l’énergie. En fait, je suis salariée dans l’énergie, et plusieurs fois je l’ai emmenée dans mon entreprise.

Si ses éducateurs travaillent pour l’amener vers une certaine autonomie, je ne sais pas comment elle pourra passer un examen. Elle a besoin de plus de temps et d'accompagnement individuel pour comprendre. Par exemple, elle a d’excellentes notes si l'évaluation se fait sous forme de QCM. Elle passe de longues heures à apprendre ses devoirs mais a du mal à s'exprimer par écrit et à reformuler à l'oral. Elle ne pourra pas faire d’études longues. Un partenariat école-entreprise lui permettrait de consolider ses acquis. Ce serait le meilleur schéma pour elle."

 

Pour en savoir plus sur la Semaine de l'emploi pour les personnes handicapées, voir sur le site de l’Adapt

 

Infos +

Haut de page

Recherche géolocalisée

Vient de paraître

Contacter
un conseiller en ligne

http://www.onisep.fr/ezrecommendation/request?productid=news&eventtype=consume&itemtypeid=2&itemid=623606&categorypath=/2/338865/453858/630808/614518/