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Rentrée des classes et handicap : premières leçons

Publication : 3 octobre 2012

Quelles sont les avancées réalisées cette année pour la scolarisation des élèves handicapés ? Un mois après la rentrée scolaire, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, fait un premier point et donne des pistes pour l’avenir.

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Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.

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Quel bilan tirez-vous de la rentrée 2012 ?

"Le gouvernement a pleinement montré son intention de faciliter l’inclusion des enfants et des adolescents en situation de handicap en milieu ordinaire par deux mesures importantes :

  • la création de 1 500 postes d’AVSi (auxiliaires de vie scolaire individuels) en cette rentrée scolaire, dans le cadre d’un arbitrage que j’ai sollicité et obtenu, en accord avec le ministre de l’Éducation nationale ;
  • le décret sur l’aide mutualisée, paru en juillet, qui permet à des assistants de scolarisation d’accompagner simultanément plusieurs élèves dans un même établissement et élargit ainsi la palette des aides humaines à l’Ecole.

Deux autres impulsions viennent soutenir l’élaboration de nouvelles politiques favorables aux jeunes handicapés :

  • la consultation sur la refondation de l’Ecole qui intègre pleinement la problématique de la scolarité des élèves handicapés et, je le souhaite, la consolidation et la continuité de leur parcours ;
  • les assises de l’enseignement supérieur et de la recherche qui m’ont donné l’opportunité de formuler des préconisations afin d’augmenter le nombre d’étudiants, d’améliorer les conditions de leur accueil et de les soutenir jusqu’au terme de leur cursus."

 

Des obstacles subsistent-ils sur le terrain ?

"Il est évident qu’il nous reste beaucoup à faire et que, pour chaque handicap, de nombreuses améliorations restent à apporter. Cela concerne, par exemple :

  • l’accessibilité de tout type d’établissement pour ceux qui sont en fauteuil ;
  • le respect du choix du mode de communication des élèves sourds et la garantie d’un accompagnement adapté ;
  • la mise à disposition de matériels performants pour les élèves aveugles ;
  • des méthodes d’apprentissage plus conformes aux besoins des jeunes dyslexiques ;
  • la prise en charge précoce des enfants autistes,
  • l’accès au sport pour tous."

 

Quelles perspectives d’évolution voyez-vous pour les années à venir ?

"Ma priorité est d’élever le niveau général de qualification de ces jeunes, de renforcer les dispositifs leur permettant de bénéficier de tout type de formation, afin de leur ouvrir plus de débouchés et de leur permettre une insertion professionnelle cohérente avec leur projet de vie.

Cela signifie qu’il faut réduire au maximum les situations de rupture, notamment par une coopération renforcée entre le milieu ordinaire de scolarité et les établissements ou services médico-sociaux, pour un accroissement de la scolarité partagée et plus d’échanges entre les professionnels de ces deux secteurs.

Il est également indispensable de soutenir les ambitions de ces jeunes qui ont plus d’obstacles à franchir, de modifier la représentation qu’ils ont de leur place dans la société et dans le monde du travail, de valoriser leur potentiel. Tout cela nécessite des démarches approfondies en matière d’information et d’aide à l’orientation tout au long de leur scolarité."

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