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Scolarisation et orientation des Dys

Publication : 3 octobre 2012

A l’occasion de la journée nationale des Dys qui se déroulera sur toute la France le 10 octobre prochain, Vincent Lochmann, président de la FFDYS (Fédération française des Dys) nous rappelle quelques points essentiels sur la scolarisation des élèves atteints de troubles des apprentissages.

Vincent Lochmann, président de la Fédération française des Dys.

Vincent Lochmann, président de laFédération française des Dys.

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Dyslexie, dysphasie, dyspraxie… les troubles des apprentissages sont divers et les degrés de sévérité très variables. Dans l’immense majorité des cas, la scolarisation des élèves atteints de troubles dys peut se faire en milieu ordinaire, avec des aménagements.

Quand et comment doit-on réfléchir à son orientation ?

Plus encore que pour les autres élèves, la question de l’orientation doit se préparer en amont. La fin du collège constitue un palier important. Les possibilités vont du lycée ordinaire à l’IMPro pour ceux qui sont les plus en difficultés. Entre les deux, de nombreuses filières sont envisageables (lycées professionnels, apprentissage…).

Dès la rentrée, il faut s’enquérir de ce qu’on va faire l’année d’après. Pour s’y préparer au mieux, il faut aller aux journées portes ouvertes, faire un stage de découverte en entreprise, rencontrer les professeurs, discuter avec le principal du collège… Tous les moyens sont bons. Nos associations implantées localement ont des connaissances du paysage régional et départemental, et peuvent aider les familles à l’orientation.

Quel est l’intérêt des stages ?

Il faut que le stage soit l’occasion de se confronter à la réalité de la pratique professionnelle, encore plus que pour les autres élèves. Il doit être en condition réelle de travail et que cela ne soit pas de l’occupationnel, qui masquerait les éventuels problèmes.

En ce qui concerne l’apprentissage et les formules en alternance, il faut faire attention au lien entre l’école et l’entreprise. Les jeunes ont vraiment besoin d’un suivi de près, qui est assuré par un échange régulier entre le tuteur du jeune en entreprise et le responsable pédagogique de l’organisme de formation.

Quelle est la frontière entre le PPS et le PAI ?

Le PAI (projet d’accueil individualisé) répond à un problème de santé temporaire alors que le PPS (projet personnalisé de scolarisation) se situe dans le champ du handicap pour des troubles d’une sévérité plus importante. En fonction de ce que l’enfant a besoin comme aménagements et de ses difficultés, il faudra se tourner vers un PAI ou un PPS.

La question est d’avoir un diagnostic complet sur lequel les MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) pourront s’appuyer lors d’une demande de PPS. Cela peut se faire par le biais des centres référents après avoir vu au moins un orthophoniste, un médecin ou un neuropsychologue par exemple.

Retrouvez le programme de la Journée des Dys qui se tiendra le 6 à Paris et le 10 en régions.

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