Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

< Retour à la page précédente < Revenir à la version courte

Fiche métier

ouvrier forestier / ouvrière forestière

Les récentes tempêtes ont mieux fait connaître le travail des ouvriers forestiers. Sylviculteurs ou bûcherons, ils réalisent au quotidien les travaux d'entretien et d'aménagement des massifs forestiers. Un métier à exercer en plein air... qu'il pleuve, neige ou vente.

  • Entrepreneur en travaux forestiers

Le métier

Nature du travail

Entretien et conservation

Le métier comporte deux volets. D'une part, l'entretien et l'exploitation de la forêt, réalisés par les bûcherons ; d'autre part, l'aménagement et le reboisement de la forêt, effectués par les sylviculteurs.

Abattage

Le bûcheron prépare le chantier, coupe et façonne les arbres selon leur utilisation (bois d'oeuvre, bois d'industrie, bois de feu). Il réalise l'abattage des arbres en dirigeant les chutes. Il façonne à l'aide d'une tronçonneuse les produits forestiers selon un cahier des charges très précis. Il pratique des opérations de débusquage et débardage (deux opérations de déplacement) pour amener les arbres abattus sur les lieux de stockage ou d'embarquement.

Régénération de la forêt

L'agent sylvicole réalise les opérations nécessaires à la vie et à la régénération de la forêt, notamment la plantation, le débroussaillage, l'élagage... Il met en place les peuplements. Il s'occupe de la protection des plants contre les gibiers, ou du débroussaillement. Il participe également aux travaux d'équipements et d'aménagement de la forêt : drainage des fossés, ouverture des routes forestières, terrassements.

Compétences requises

Un goût pour le travail manuel

Le métier s'adresse aux jeunes qui se sentent proches de la nature et qui aiment les travaux manuels, notamment pour planter, élaguer ou couper les arbres.

Résistance physique de rigueur

Une bonne santé et une endurance physique sont également nécessaires, car l'ouvrier forestier travaille tous les jours en plein air et par tous les temps ! Il doit être observateur pour repérer les maladies qui touchent les arbres.

Sérieux et autonome

Capable de travailler de manière autonome, l'ouvrier forestier respecte les consignes de sécurité, essentielles pour utiliser sans danger des outils tels que les tronçonneuses, les débroussailleuses, par exemple. Ces outils peuvent être lourds, ce qui nécessite aussi une bonne robustesse physique.

Des connaissances scientifiques

Possédant des notions de gestion sylvicole, ce professionnel sait reconnaitre les végétaux et les essences d'arbres, tout en sachant calculer un volume d'arbres ou une densité.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

Toujours en plein air

Des vallées aux forêts de montagne, l'ouvrier forestier exerce toujours à l'extérieur. Les travaux de coupe et d'élagage sont assez durs physiquement et les risques d'accident bien réels. Les activités sont saisonnières, liées aux cycles de la nature et aux types de travaux à effectuer.

Un travail d'équipe

Au quotidien, les ouvriers reçoivent leurs instructions d'un technicien forestier ou d'un conducteur de travaux. Constitués en petites équipes, dispersés sur différentes parcelles, ils doivent être capables d'organiser leur travail de manière autonome.

De nombreux déplacements

Les conditions de travail évoluent selon la configuration du chantier (relief, terrain plat). Le métier implique de se déplacer souvent.

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

A partir du Smic

Intégrer le marché du travail

Dans le public ou le privé

Les ouvriers forestiers peuvent exercer dans la fonction publique : dans les collectivités locales ou au sein de l'ONF (Office national des forêts), chargé de l'aménagement et de l'exploitation des forêts publiques. Dans le privé, ils peuvent être recrutés par les entreprises de travaux forestiers, les coopératives forestières et les industries de production de bois. L'ONF est l'un des principaux employeurs : 3 200 ouvriers forestiers y travaillent, dont 70 % de sylviculteurs et 20 % de bûcherons. Les scieries et les entreprises privées du bois emploient également des bûcherons. Certains propriétaires de forêts privées embauchent également des ouvriers forestiers. Ils peuvent exercer une activité régulière ou être payés à la tâche, en fonction de la quantité d'arbres abattus.

Une diversité régionale

Les gisements d'emplois se situent majoritairement en Aquitaine, Rhône-Alpes, Provence-Côte d'Azur, régions qui possèdent de grandes étendues de forêt.

Evolution de carrière

Côté carrière, plusieurs choix sont possibles. Après avoir acquis une solide expérience, l'ouvrier forestier peut devenir conducteur de travaux et encadrer d'autres ouvriers sylviculteurs ou bûcherons. Il peut encore s'installer en tant qu'entrepreneur indépendant. À l'ONF, il peut accéder, sur concours interne, au poste d'agent technique forestier.

Accès au métier

Accès au métier

Le métier d'ouvrier forestier s'adresse généralement aux titulaires du CAP agricole travaux forestiers, diplôme que l'on peut compléter par un BP ou par un bac pro. Axé sur la pratique professionnelle, il comporte deux spécialités : bûcheronnage et sylviculture. Il existe également un BPA travaux forestiers, qui peut constituer une bonne formation de base.

Après la 3e

  • CAP agricole travaux forestiers
  • BPA travaux forestiers

Niveau bac

  • Bac pro forêt

Exemples de formations

Jusqu’au Bac

CAP ou équivalent

bac ou équivalent

En savoir plus

Témoignages

Axel Monpert, employé forestierd'une coopérative forestière à Sabres (40).

Un métier qui me branche

"J'ai toujours voulu travailler en plein air et ne pas être enfermé dans un bureau. Passionné par la sylviculture depuis l'enfance, je n'ai pas hésité à devenir employé forestier. Il faut s'adapter aux saisons et se lever tôt pour être sur le terrain dès 6 h 30 du matin. Cet automne, je prépare un repeuplement sur une parcelle après le passage de la tempête Klaus. Les souches des vieux pins ont été fendus et le terrain labouré. Muni d'une canne, j'introduis une vieille pousse et je la recouvre de 2 à 3 centimètres de terre en fonction de la nature du sol. Planter, c'est l'aspect le plus paisible et gratifiant. Ce que j'apprécie particulièrement, c'est l'autonomie que j'ai pour organiser mon travail. Il faut avoir une bonne condition physique quand on débarde une parcelle, et cette tâche est parfois pénible. Les activités de bûcheronnage sont réalisées à 90 % par des engins spéciaux, mais il faut toujours connaître les techniques à employer pour abattre des arbres dangereux. On suit une formation spécifique pour cela. Sur le terrain, il faut être sérieux et organisé, préparer le matériel, savoir où et comment démarrer un chantier en fonction de la configuration des parcelles et de la nature des travaux à effectuer."

(27/10/2011)

Ressources utiles

www.onf.fr

Site de l'Office national des forêts

www.foretpriveefrancaise.com

Site des organismes professionnels au service des propriétaires forestiers

www.anefa.org

Association nationale emploi formation en agriculture

agriculture.gouv.fr/Enseignementagricole

Ministère de l'agriculture

metiers-biodiversite.fr

Site dédié aux métiers de la biodiversité (répertoire des métiers et des formations)

Publications

Publications Onisep

Les métiers de la forêt et du bois
collection Zoom métiers, Onisep
parution 2017

Les métiers de l'agriculture et de la forêt
collection Parcours, Onisep
parution 2017

Vient de paraître