Accueil > Les métiers > Recherche globale de métiers > Recherche par centres d'intérêt > Que faire sans le bac ?
80 % des élèves de terminale générale et technologique qui se présentent au bac pour la 2e année consécutive, le réussissent. Deux possibilités s'offrent à vous :Refaire une année de terminale S'il s'agit de votre premier échec au bac, refaire une année de terminale est la meilleure solution. Dès l'annonce des résultats, adressez-vous au secrétariat de votre établissement. L'inscription n'est pas automatique et il n'est pas évident que votre lycée vous réserve une place pour la rentrée suivante. Si l'inscription est refusée, ou si vous souhaitez changer d'établissement pour repartir du bon pied, démarchez les lycées voisins. Se présenter en candidat libreEn vous inscrivant au bac en candidat libre, vous pouvez conserver le bénéfice de vos notes égales ou supérieures à 10/20. Cela signifie que vous repasserez uniquement les épreuves où vous avez eu des difficultés. Pour réussir, il est indispensable de suivre une préparation, par exemple celle du Centre national d'enseignement à distance - www.cned.fr. Pensez aussi aux cours du soir dispensés par les mairies ou par des organismes publics ou privés. Ce choix demande de la motivation car il s'agit de travailler seul. Et le taux de réussite reste inférieur aux résultats nationaux. Les bacheliers technologiques ou professionnels qui préparent l'examen tout en travaillant en entreprise doivent se renseigner sur les modules de repréparation aux examens par alternance (MOREA) auprès de leurs lycées.
La capacité en droit Accessibles sans conditions préalables de titre (il suffit d'avoir 17 ans au 1er novembre de l'année d'inscription), les études menant à la capacité en droit durent deux ans et sont dispensées en université, souvent en cours du soir (le CNED propose également cette formation). Ces études sont difficiles : le taux d'échec en fin de 1re année frôle les 80%. En revanche, presque tous ceux qui passent ce cap réussissent l'examen final. La capacité en droit donne aux non-bacheliers la possibilité, suivant la note obtenue, d'entrer 1re ou 2e année de licence de droit, en D.U.T. carrières juridiques ou en BTS notariat. Elle permet également d'exercer dans un secrétariat juridique, dans les banques, les assurances ou les services contentieux des entreprises. La capacité en gestion des entreprisesSeul le CNED propose cette formation. La capacité en gestion des entreprises s'obtient en deux années d'études. S'inscrire dans une école spécialisée Les écoles vous accueillant sans le bac sont le plus souvent privées et très onéreuses. Sachez choisir votre établissement. Renseignez-vous sur les frais de scolarité (tout compris !), le statut des enseignants, le déroulement des études et le devenir professionnel des anciens. Parmi les secteurs les plus accueillants : la distribution et l'automobile. Les instituts de formation de vente (IFV) ou les écoles de vente Renault ou Peugeot forment des attachés commerciaux, technico-commerciaux, téléconseillers... Certaines écoles privées accueillent des non-bacheliers pour préparer des B.T.S., principalement dans le secteur tertiaire : tourisme, comptabilité, commerce. Préférez les écoles dépendant des chambres de commerce et d'industrie. Elles proposent des formations adaptées aux besoins des entreprises. Le D.A.E.U. : pour accéder aux études universitaires Le D.A.E.U. permet d'accéder aux études de l'enseignement supérieur au même titre que le baccalauréat. Pour le préparer, il faut être âgé de 20 ans, avoir interrompu ses études initiales depuis 2 ans au moins, et justifier de 2 ans d'activité professionnelle (ou maternité, ou encore inscription au chômage...). Le D.A.E.U. comporte deux options : - le D.A.E.U. A ouvre la porte des études de lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales, langues, communication, droit, sciences éco, administration, gestion...- le D.A.E.U. B permet d'effectuer des études de sciences, de sport, des études médicales ou paramédicales... Le diplôme est délivré après une année de formation au minimum. Presque toutes les universités proposent cette formation. Une préparation sérieuse est nécessaire pour réussir l'examen. Le CNED assure par correspondance une préparation aux deux examens.
Les concours de la fonction publique Vous pouvez préparer les concours de catégorie c de la fonction publique pour occuper des postes d'agents administratifs ou techniques. Il faut savoir que les non-bacheliers sont en compétition avec des bacheliers, des bac + 2, voire des plus diplômés. Entrer dans l'armée Vous pouvez être recruté par les armées. Engagé volontaire pour 5 ans, vous obtiendrez une double compétence militaire et technique. Vous pourrez par la suite envisager une carrière de sous-officier ou vous réorienter dans le secteur civil. Le choix des métiers est extrêmement varié : du pilote d'engin blindé au tireur de missiles, en passant par le cuisinier ou le comptable. La gendarmerie et la délégation générale pour l'armement offrent aussi des opportunités pour les non-bacheliers, ainsi que les sapeurs-pompiers de Paris ou les marins-pompiers de Marseille.
Préparer un bac professionnel C'est possible, mais vous ferez préalablement l'objet d'une « décision de positionnement ». Chaque académie dispose d'une liste de formations proposées dans les établissements. Informez-vous auprès d'un centre d'information et d'orientation (C.I.O.). Sachez que le bac pro peut se préparer en alternance.Suivre une formation complémentaire d'initiative locale (F.C.I.L.) Accessible après une formation technologique ou professionnelle (C.A.P., B.E.P...), elle vous permettra d'obtenir un complément de formation professionnelle ou une double compétence. Les F.C.I.L. se préparent en lycée général ou professionnel en 3 à 6 mois. Elles sont adaptées à l'économie locale et régionale. Faire des stages Des stages menant à une qualification professionnelle sont mis en place chaque année par des organismes de formation continue. Parmi eux, l'Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) organise, dans de nombreux domaines, des stages accessibles avec un niveau terminale. À savoir : les temps d'attente peuvent être longs.Renseignez-vous également auprès des GRETA (groupements d'établissements publics locaux d'enseignement).Contrats en alternance : sur la voie de l'insertion L'alternance, c'est partager son temps de formation entre l'école et l'entreprise. Vous vous inscrivez dans un organisme de formation et signez un contrat de travail avec un employeur. Il existe trois formules : - le contrat d'apprentissage (de 16 à 25 ans) permet d'acquérir une formation technologique et professionnelle tout en travaillant. C'est le contrat le plus répandu. Il débouche sur un diplôme national de l'enseignement professionnel ou technologique. Les cours sont dispensés en centre de formation d'apprentis (C.F.A.) : formation générale, technologique et pratique qui compléte la formation reçue en entreprise. C'est un mode de formation qui facilite souvent l'insertion professionnelle. Son essor s'est confirmé ces dernières années. L'apprentissage s'est étendu à de nouveaux secteurs d'activités et à tous les niveaux de qualification.- le contrat de professionnalisation est destiné à l'insertion ou la réinsertion des jeunes de moins de 26 ans et des demandeurs d'emploi. Il leur permettra d'acquérir une qualification professionnelle reconnue ou de préparer un diplôme. - le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS) soutient les jeunes peu qualifiés dans la réalisation de leurs projets à caractère social ou humanitaire. Suivre les cours du CNAM Le Conservatoire national des arts et métiers - CNAM - s'adresse à un public jeune (17 ou 18 ans minimum), en activité professionnelle ou demandeur d'emploi. Il propose, entre autres, des certificats professionnels qui correspondent à des formations courtes accessibles au niveau bac. Cours du soir, le samedi et parfois à temps plein, ils peuvent être complétés par des unités de valeur pour l'obtention d'un diplôme de 1er cycle. Le CNAM propose également des cours de remise à niveau aux non-bacheliers, avant la poursuite d'études. Il est vivement conseillé de les suivre !
Valider ses acquis professionnels (V.A.E.) Les candidats aux baccalauréats technologiques et professionnels peuvent aussi faire valider leurs acquis professionnels, et être ainsi dispensés de certaines épreuves de l'examen, à condition d'avoir exercé pendant au moins 5 ans une activité professionnelle en rapport avec le bac préparé.mise à jour : juillet 2009