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Fiche métier

maréchal-ferrant / maréchale-ferrante

« Pas de pied, pas de cheval » : cette expression anglaise traduit le rôle central du maréchal-ferrant. Sans lui, le cheval marcherait à vif. Un vieux métier qui reprend vigueur avec la floraison des centres équestres.

  • Niveau d'accès : CAP ou équivalent
  • Salaire débutant : 1521 €
  • Statut(s) : Statut artisan, Statut salarié
  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Agriculture,
    Sport

  • Centre(s) d'intérêt :

    Etre en contact avec la nature, les animaux, la planète,
    Travailler de mes mains, réparer, construire

Le métier

Nature du travail

Fabriquer des fers sur mesure

Les sabots ne sont rien d'autre que des ongles, qui poussent en permanence. Il faut donc les nettoyer et les ferrer environ tous les mois. Après avoir retiré l'ancien fer, le maréchal-ferrant « pare » le pied de l'animal, en prenant soin d'enlever l'excédent de corne à l'aide d'un boutoir et d'un rogne-pied. Une fois le fer chaud, il est transformé en semelle, ajusté au sabot, puis cloué ou collé selon l'activité (course, corrida, promenade, repos...). C'est donc une confection sur mesure. Des fers thérapeutiques ou orthopédiques peuvent être utilisés en cas de pathologie ou de défaut d'aplomb du cheval.

Veiller à l'état de santé du cheval

Outre le travail de ferrage, le maréchal-ferrant veille à la santé générale de l'animal. Aussi peut-il prendre en charge l'hygiène de la bouche et des dents du cheval pour lui éviter tout souci de masticage, de déglutition et de digestion. Mais, dans ce domaine, il est en concurrence avec les vétérinaires, et avec les dentistes équins, métier récent mais sans formation professionnelle dédiée.

S'occuper des équidés... et des bovidés

Chevaux, ânes, mules... mais aussi vaches, boeufs, taureaux... Le maréchal-ferrant peut intervenir aussi bien sur les équidés que sur les bovidés.

Compétences requises

Résistance physique

Manipuler le cheval, le maîtriser s'il manifeste son mécontentement, se courber au-dessus du sabot, se baisser pour attraper les outils (dégorgeoir, dérivoir, mailloche...) ou porter le matériel de forge... Autant de postures, inhérentes à l'activité du maréchal-ferrant, qui mettent le dos à rude épreuve. S'il n'est pas nécessaire d'être particulièrement fort, une grande maîtrise de soi aide à approcher l'animal et à le calmer, ce qui évite de le sangler.

Savoirs et savoir-être

Sur un plan pratique, il faut connaître les techniques de forge, l'anatomie du pied et de la bouche du cheval, et les soins à lui apporter. Ce métier exige donc des connaissances scientifiques associées à un esprit pratique. Sans compter un intérêt pour les chiffres et de la rigueur afin de bien gérer l'entreprise. Enfin, le goût du contact facilite les relations avec la clientèle.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

700 à 1000 km par semaine

Fini le temps où les gens venaient avec leur cheval à la forge ! Aujourd'hui, c'est le maréchal-ferrant qui se rend dans les écuries. La forge à gaz a, en effet, remplacé la forge à charbon. Au volant d'une camionnette spécialement équipée (outils, four, seaux, tabliers...), il sillonne un département ou une région.

Indépendant ou salarié

Le maréchal-ferrant travaille seul et, dans 70 % des cas, en tant que travailleur indépendant. Dans certains centres équestres d'envergure, il peut obtenir un statut de salarié. Au sein de l'armée (gendarmerie, garde républicaine, armée de terre), la filière cheval fait aussi appel au savoir-faire du maréchal-ferrant.

Un travail très physique

Le contact avec les chevaux est parfois musclé. Si les animaux ne ressentent aucune douleur à la pose des fers, se tenir une patte recourbée, de façon prolongée, leur est désagréable. D'où quelques rébellions et ruades pas toujours faciles à maîtriser. Respirer la fumée du sabot chauffé par le fer brûlant ne doit pas rebuter. Idem pour l'activité en extérieur. Mais cet emploi ne se résume pas à un tête-à-tête avec le cheval. Le maréchal-ferrant est au contact des propriétaires de chevaux ou des directeurs de centre équestre.

Exemples de formations

Jusqu'au Bac

CAP ou équivalent

En savoir plus

Témoignages

Sophie, maréchale-ferrante à Allériot (71)

Un secteur très concurrentiel

"Les besoins en maréchaux-ferrants étaient importants il y a quelques années, d'où la formation de gros bataillons. Résultat : aujourd'hui, c'est la loi de la jungle. On doit démarcher les particuliers, les propriétaires de centres équestres pour trouver de nouveaux clients et élargir notre champ d'action. Cela conduit à accumuler les kilomètres. Il m'est arrivé d'en faire jusqu'à 700 en une semaine ! Aussi, de nombreux professionnels changent d'activité. J'y réfléchis aussi."

(21/04/2012)

Ressources utiles

UFM - Union française des maréchaux-ferrants
rue Gutenberg
28600 Luisant 
06 26 21 27 23

www.afasec.fr

Association de formation et d'action sociale des écuries de courses/École des courses hippiques

www.haras-nationaux.fr

Site des haras nationaux

www.equiressources.fr

Site d'information sur la filière équine

agriculture.gouv.fr/Enseignementagricole

Ministère de l'agriculture

Publications

Publications Onisep

Les métiers auprès des animaux
collection Parcours, Onisep
parution 2015

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