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Les écoles d'ingénieurs

Quiz spécial écoles d'ingénieurs

Publication : 12 octobre 2020
Gage d'un haut niveau scientifique, les écoles d'ingénieurs offrent des parcours de formation qui peuvent paraître complexes aux non-initiés. Admission, rythme de travail... testez vos connaissances.

"Les écoles d’ingénieurs sont réservées aux bacheliers généraux"

Vrai Faux

Faux. Si les écoles d’ingénieurs accueillent majoritairement des bacheliers généraux ayant suivi des spécialités scientifiques, certaines admettent aussi un petit nombre de bacheliers STI2D, STL ou STAV. Ces derniers peuvent postuler pour une admission directement après le bac ou se préparer aux concours d'entrée au cours de 2 années de prépas scientifiques qui leur sont réservées. Autre piste pour les bacheliers technologiques comme pour les autres : les admissions parallèles. Cette voie d’accès concerne des étudiants ayant déjà validé un bac + 2 ou plus (BTS, DUT - qui devient BUT en 2021 -, licence) scientifique ; leur origine de bac importe alors assez peu.

"Je dois avoir un projet bien défini pour m'engager."

Vrai Faux

Vrai et faux. Présenter un début de projet professionnel au moment du recrutement peut certes constituer un atout. En effet, dans le dossier d’inscription ainsi que lors des éventuels entretiens de motivation, le candidat doit expliquer en quelques mots les raisons qui le poussent à vouloir devenir ingénieur. Autre avantage : savoir dans quel secteur d’activité l'on souhaite travailler permet de choisir une école spécialisée dans ce domaine pour se confronter d’emblée aux matières et thématiques qui le concernent. Toutefois, sans projet précis dès le départ, on peut se diriger vers une école généraliste ou un établissement proposant des spécialités diverses, ce qui laisse le temps de bâtir progressivement son parcours.

"Si je ne suis pas 1er de la classe, je n’y arriverai pas."

Vrai Faux

Vrai et faux. Si les écoles d'ingénieurs en 5 ans et les prépas les plus prestigieuses restent la chasse gardée des têtes de classe, beaucoup d’établissements accueillent également des bacheliers présentant une moyenne générale de 12 ou 13. Mais gare aux bulletins irréguliers : mieux vaut avoir des résultats homogènes dans l’ensemble des disciplines que de faire l’impasse sur certaines matières. Les appréciations des professeurs entrent aussi en ligne de compte. En revanche, pour les candidats à l’admission parallèle issus d’un BTS ou d’un DUT (qui devient BUT en 2021), seuls les meilleurs pourront décrocher une place pour pouvoir suivre les enseignements en école d'ingénieurs.

"J’ai plus de chances d’intégrer une école via une prépa."

Vrai Faux

Faux. Avec la majorité des élèves de prépas scientifiques qui intègrent une école d’ingénieurs en 2 ou 3 ans, les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) constituent de fait une voie d’accès très efficace. Les prépas restent par ailleurs presque incontournables pour accéder aux établissements les plus renommés. Cependant, plus de la moitié des élèves ingénieurs, toutes écoles confondues, ne sont pas passés par une prépa. Les admissions en école directement après le bac (avec prépa intégrée) continuent d’augmenter. De même, les cycles préparatoires communs (2 ans de prépa donnant accès sur contrôle continu aux écoles partenaires du cycle) ou les admissions parallèles, après un premier diplôme, sont des voies d'accès qui se développent.

"Je peux devenir ingénieur en passant par l’université."

Vrai Faux

Vrai. Plus d’un quart des écoles d’ingénieurs sont rattachées à des universités. Ces écoles internes aux universités rassemblent environ 20 % des étudiants ingénieurs. Par ailleurs, les étudiants de licence ou master peuvent accéder à la plupart des écoles d’ingénieurs, en 1re ou 2e année de cycle ingénieur, par voie d’admissions parallèles. Enfin, un master scientifique (bac + 5) à l'université, voire un doctorat, peut constituer un tremplin pour une carrière d’ingénieur. Garantissant un haut niveau de connaissances dans une spécialité, il permet à son titulaire de postuler à des postes d’ingénieur, sans pour autant disposer du titre d'ingénieur diplômé reconnu sur avis de la CTI (Commission des titres d'ingénieur).

"Je trouverai toujours un moyen de financer ma formation."

Vrai Faux

Vrai. Bourse sur critères sociaux, aides au logement, bourse Erasmus pour les séjours à l’étranger, soutien des écoles... de nombreuses aides existent pour financer son cursus en école d’ingénieurs, dont le coût reste souvent abordable comparé à d’autres formations (601 euros de droits de scolarité annuels pour la plupart des écoles publiques, majoritaires, et jusqu’à 10 000 euros pour les écoles privées). Autre piste à explorer : l’apprentissage, qui permet de voir ses frais d’inscriptions pris en charge par son entreprise d'accueil et d’être rémunéré.

"Je m’engage pour 5 années d’études théoriques."

Vrai Faux

Faux. Seules les 2 années de CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) et, dans une moindre mesure, les prépas intégrées des écoles en 5 ans et les cycles préparatoires communs, sont théoriques. Il s’agit en effet d’y acquérir les connaissances fondamentales en mathématiques, physique, informatique, etc. Les TD (travaux dirigés) et les TP (travaux pratiques) y alternent toutefois avec les cours magistraux. En revanche, une fois en cycle ingénieur, la formation s’appuie de plus en plus sur des projets, souvent collectifs. Des périodes de stages en entreprise (28 semaines au minimum) permettent aussi de se confronter aux réalités du terrain. Enfin, il est possible d'opter pour une formation en apprentissage, formule proposée par un nombre toujours plus grand d’écoles.

"Une fois admis, je ne pourrai pas changer d’école."

Vrai Faux

Vrai et faux. L’élève qui intègre une école directement après le bac est censé en sortir diplômé 5 ans plus tard. Dans les écoles appartenant à un réseau, il est possible de rejoindre un autre établissement du groupe en fin de 1re ou 2e année. Mais ces transferts se font au cas par cas, en tenant compte aussi des résultats. Pour ceux qui hésitent, mieux vaut postuler en prépa scientifique ou en cycle préparatoire, ce qui laisse 2 ans supplémentaires pour affiner son projet. Une fois en cycle ingénieur, les étudiants d'une école appartenant à un réseau peuvent parfois suivre une partie du cursus dans un établissement partenaire, par exemple pour y suivre une option qui les intéresse particulièrement et qui n’est pas enseignée dans leur école d’origine.

"Je n’aurai plus le temps pour les copains et les loisirs."

Vrai Faux

Faux. Certes, les études en école d’ingénieurs sont exigeantes et demandent de fournir un travail régulier pour obtenir le diplôme. Mais les nombreux projets de groupe permettent de créer des liens forts entre camarades de promotion. De plus, de nombreuses associations animent la vie du campus et, souvent, un après-midi par semaine est libéré pour que les étudiants puissent s’investir dans une ou plusieurs activités. Sports, arts, projets humanitaires, soirées festives… autant d’occasions de lier de nouvelles amitiés au sein de l’école.

"Avec un diplôme d’ingénieur, je n’aurai pas de mal à trouver un emploi !"

Vrai Faux

Vrai. Un an après l'obtention de leur diplôme, la plupart des ingénieurs (9 sur 10) qui cherchaient un emploi en ont trouvé un, majoritairement en CDI et avec un statut cadre. Le taux de chômage dans la profession reste par ailleurs très faible (3,5 %) ; il est plus de deux fois inférieur à celui de l’ensemble de la population active.

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