Mes années lycée, en bac pro travaux publics

Publication : 14 décembre 2015

Guillaume Quemper, 21 ans, a intégré la SNCF à la sortie de ses études, pour effectuer des travaux sur les voies ferrées. Sur son CV : un bac pro travaux publics complété d'un CAP conducteur d'engins : travaux publics et carrières et une médaille de bronze des Olympiades des métiers de Bretagne. Une double compétence bien appréciée sur le marché de l'emploi, après un parcours riche en expériences. Le jeune homme revient sur ses 3 années lycée en bac pro travaux publics.

Son choix d'orientation

 

Pourquoi les travaux publics ?

"Dès la classe de 3e, je m'intéressais aux travaux de terrassements et à la conduite d'engins. J'ai effectué mon stage de découverte dans une entreprise de travaux publics spécialisée dans la construction de voiries et de réseaux divers. Cette expérience m'a conforté dans mon choix d'orientation."

 

Comment avez-vous choisi ce bac pro ?

"J'ai préféré entrer en voie pro, même si on me conseillait de suivre la voie générale car j'avais de bonnes notes. Pour en savoir plus sur le bac pro travaux publics, je me suis rendu aux journées portes ouvertes organisées par le lycée Freyssinet, à Saint-Brieuc, près de chez moi. En discutant avec les professeurs, j'ai pu voir que ce bac correspondait à ce que je voulais. Et le lycée et ses équipements m'ont bien plu."

 

Sa formation

 

En quoi les matières générales sont-elles liées au secteur ?

"Les maths servent partout dans les travaux publics ! Pour effectuer des calculs de surface et de volume de terrassement. Pour réaliser des plans à l'échelle à partir de mesures de terrain, par exemple. Quant aux cours de sciences physiques et chimiques, on y apprend la formulation du béton, en laboratoire."

 

Des exemples de cours en travaux publics ?

"Études de prix, calculs de terrassement, connaissance des matériaux, lecture de plans... J'avais aussi des cours dans le domaine du bâtiment. C'était complet ! En pratique, ce bac pro propose des ateliers en coffrage de caniveaux, pose de bordures de voiries... Trois stages complètent la formation."

 

Quelles étaient vos matières préférées ?

"Les maths et la physique-chimie, pour les disciplines générales. Parmi les enseignements professionnels, j'appréciais les cours sur les études de prix, les calculs de surface et de volume, et sur l'organisation d'un chantier de A à Z (sur papier). On faisait aussi quelques visites de chantier, par exemple un pont en construction."

 

Quelles sont les difficultés de la formation ?

"Il y a énormément de choses à apprendre ! Sur 3 ans (seulement), la formation porte sur tous les domaines des travaux publics : route, canalisations, ouvrages d'art (comme des ponts). Ce n'est pas un diplôme facile. Il faut s'accrocher pour réussir. C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'ai pas souhaité suivre la formation en apprentissage. Je craignais de ne pas avoir le temps de tout apprendre."

Son vécu au lycée

 

Vous étiez bien encadré ?

"Ma classe et moi avions un très bon contact avec nos professeurs. Ils nous donnaient vraiment envie d'apprendre. Dans le cadre d'un échange scolaire, j'ai été sélectionné avec 4 autres camarades pour partir en voyage d'une semaine en Allemagne. On a pu découvrir comment y travaillaient les élèves."

 

Quelles compétences avez-vous développées en plus ?

"Durant mes stages, j'ai appris à travailler en équipe, alors que j'étais un peu réticent au début. Ils m'ont également permis de m'adapter à différentes façons de faire, propres à chaque entreprise. Par ailleurs, j'ai eu la chance de participer aux Olympiades des métiers régionales, en 2eannée. Avec mon binôme, on est monté sur la 3e marche du podium, en construction de voiries et réseaux divers. C'est un de mes professeurs qui m'a lancé dans l'aventure."

Sa préparation au bac

 

Comment vous êtes-vous préparé au bac ?

"J'ai énormément appris en cours, mais aussi pendant mes stages ! D'autant plus que j'ai effectué les 3 stages dans des entreprises différentes. J'ai profité de ces expériences pour poser des questions à mes maîtres de stages."

 

Quelles étaient les épreuves en travaux publics ?

"J'ai passé des épreuves pratiques, en extérieur : pose de bordure, de caniveaux, de pavés... Pour la partie écrite, il fallait étudier un plan de travaux pour la construction d'une route, ceci afin d'effectuer des calculs et des études de prix. On devait aussi prévoir la quantité de matériel nécessaire pour poser une canalisation et préparer le bon de commande, organiser un chantier, faire un planning des travaux... Les épreuves de travaux publics ont le plus gros coefficient [coeff. 9 en pratique et coeff. 5 en partie écrite]."

Sa poursuite d'études

 

Pourquoi un CAP conducteur d'engins ?

"Travailler dans les travaux publics demande d'être polyvalent ! J'étais attiré aussi par la conduite d'engins de terrassement. Aux Olympiades des métiers, un jour avant les épreuves, j'ai rencontré le directeur d'un CFA [centre de formation d'apprentis] de Ploermel, qui propose ce CAP, pour lui présenter ma candidature. J'ai effectué les 2 années d'alternance dans l'entreprise qui m'a accueilli lors du dernier stage. Je conduisais des engins tous les jours. Et j'ai même été formé à la mécanique, à ma demande."