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Ma 1re année
DN MADE (diplôme national des métiers d’art et du design)
mention spectacle - spécialité sculpture appliquée à l'espace scénique
DN MADE (diplôme national des métiers d’art et du design)
DN MADE mention spectacle - spécialité sculpture appliquée à l'espace scénique

Après son bac pro artisanat et métiers d'art option communication visuelle, Lucien décide de poursuivre ses études en DN MADE. Il est admis à l’Ensaama à Paris, dans la mention spectacle. Pourquoi a-t-il fait ce choix ? Qu’apprend-il dans la spécialité sculpture appliquée à l’espace scénique ? Réponses.

Pourquoi avoir choisi d’entrer en DN MADE ?

Après la 3e, Lucien s’oriente en bac pro artisanat et métiers d’art option communication visuelle plurimédia "pour faire des choses concrètes". Une fois en formation, il se ravise. "Je me suis rendu compte que je ne voulais pas travailler derrière un ordinateur et que j’avais besoin d’exprimer davantage ma créativité", constate Lucien. Sur les conseils de ses professeurs, il postule à plusieurs DN MADE. Il est admis à l’Ensaama dans la mention spectacle spécialité sculpture appliquée à l’espace scénique. "J’appréciais l’ouverture qu’offre cette spécialité, qui forme au décor pour le cinéma, le théâtre, la publicité, l’événementiel… Et son côté manuel, avec la manipulation de matériaux en atelier et la réalisation de projets concrets." 

Ce qui change par rapport à la terminale ?

"On est beaucoup plus autonomes qu’au lycée. En DN MADE, on doit organiser son travail." Les ateliers sont libres d’accès, tout le matériel est mis à la disposition des élèves. "L’école est un peu comme notre seconde maison ! s’amuse Lucien. Il y a des machines comme des découpeuses, des scieuses, que l’on n’a pas chez nous. Je viens parfois travailler des après-midis entiers sur des projets scolaires ou personnels."

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’habituer ?

"Dans l’emploi du temps, il y a des heures de libres dans la journée, à nous de choisir comment bien les utiliser, en avançant par exemple sur nos projets", explique Lucien. "Dans le milieu du spectacle, il faut être disponible. Pour notre projet actuel, les réunions avec la troupe de théâtre ont parfois lieu le soir. Il faut aussi aller à des spectacles, visiter des expositions, des galeries, voir des films…", ajoute-t-il.  Les semaines sont donc chargées ! D’autant que la plupart des projets sur lesquels les élèves planchent vont de l’idée initiale jusqu’à la réalisation.

Qu’apprend-on dans cette formation ?

Le travail des matériaux est au cœur de la formation. Les étudiants apprennent différentes techniques qui permettent de réaliser des éléments en volume : modelage, taille directe, moulage, travail du bois, usage de matériaux composites, traitement de surfaces en couleur… Le dessin fait également partie de la formation. "C’est la base, explique Lucien. On fait beaucoup de modèles vivants. On voit la musculature, le squelette, l’anatomie… On apprend aussi le volume, avec des sculptures, pour passer en trois dimensions. En technologies, on étudie les matériaux, par exemple le bois, comment il est structuré, comment on peut le transformer, comment le son circule avec des décors ou des éléments en bois…".

Ce qui lui plaît dans cette formation ?

La pratique plastique en atelier est ce que préfère le jeune homme. "On a été amenés à travailler par exemple sur le vieillissement de visages." Lucien apprécie aussi la richesse des enseignements et leur polyvalence. "On rencontre des professionnels de nombreux secteurs : scénographes, réalisateurs, comédiens, artisans, techniciens du spectacle…". En ce moment, Lucien collabore avec deux autres camarades sur un projet avec une compagnie de théâtre. "On est en pleine recherche visuelle. On doit imaginer des accessoires et des masques. Il faut choisir des matériaux légers, souples et faciles à porter pour les comédiens." Un vrai défi !

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

En arrivant en DN MADE, Lucien redoutait les matières générales. "Finalement, ça a été ! J’ai un peu plus de difficultés en anglais, mais les cours sont pensés en fonction de la spécialité, donc c’est intéressant, explique Lucien. En français, il y a beaucoup de références à des artistes, à des pièces de théâtres ou à des films…" Certains enseignements généraux sont communs à diverses spécialités de DN MADE. "En 1re année, on était regroupés avec les élèves de la mention ornement (mosaïque, fresque et arts du mur et vitrail)", précise-t-il.

Et après ?

Lucien hésite encore. "Je pense poursuivre mes études, mais je ne sais pas encore vers quel cursus me diriger après." Pour son stage de 2e année (3 mois), le jeune homme souhaite partir à Nantes pour intégrer l’équipe des Machines de l’île. "Je conseille vraiment ce diplôme, pour sa polyvalence et ses enseignements très concrets."

Pendant le formation, Lucien a notamment travaillé sur le vieillissement d’un visage.

Après des recherches sur le vieillissement et l'étude de photos de visages, il a moulé un visage avec du plâtre. Il a ensuite créé une empreinte en mousse puis sculpté dans de l’argile.

En plus du dessin, le volume est aussi au programme. Plusieurs étapes ont été nécessaires pour façonner cette tête de singe, avec différents matériaux (plâtre, argile...).

Chaque projet débute par une phase de recherche sur le thème proposé, et se poursuit par des esquisses et des croquis. Ici, la conception d’une porte "Auguste Rodin".

Dans tout projet, il faut réfléchir à la faisabilité, aux dimensions, aux matériaux utilisés, mais aussi au transport, au stockage, au démontage et au recyclage.

Photos : © Olivia Audemar/Onisep

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