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Ma 1re année
Diplôme d'État d'infirmier
Diplôme d'État d'infirmier
Diplôme d'État d'infirmier

Amandine et Lorie préparent le DE (diplôme d’état) d’infirmier, à l’Ifsi (institut de formation en soins infirmiers) d'Esquirol, en 3 ans. Elles nous décrivent leurs cours de 1re année et les stages qu’elles réalisent dans des structures de soins variées. L’occasion de rappeler que le métier d’infirmier ne se réduit pas à une blouse et une seringue.

Pourquoi avoir choisi le DE d’infirmier ? 

Prendre soin des autres est naturel chez Amandine. "J’ai aidé mon père à se rétablir après un traumatisme crânien", confie-t-elle. Après un bac pro ASSP (accompagnement, soins et services à la personne), elle se décide à suivre des études d’infirmière, "même si les responsabilités du métier me faisaient un peu peur".  Quant à Lorie, elle vise la chirurgie, mais échoue en PASS (parcours d’accès spécifique santé) qui conduit à médecine. "Je me suis réorientée vers les soins infirmiers autant pour la dimension relationnelle que pour les soins techniques."

Comment s’est passée l’admission ?  

Via Parcoursup, les deux jeunes femmes sont admises dans plusieurs Ifsi (instituts de formation de soins infirmiers), sur dossier (sans entretien en période de Covid). Amandine a mis en avant ses stages de bac pro auprès d’infirmiers, en crèche, en hôpital et en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Lorie s’est aussi renseignée auprès d’étudiants en Ifsi. Elles ont retenu l'école rattachée à un hôpital. "Cela facilite l’accès aux stages, en étant positionnées par l’Ifsi."

Quels sont les principaux enseignements ?  

Il faut d’abord comprendre le fonctionnement du corps humain : schémas anatomiques des reins, du cœur... "En travaux dirigés, on s’entraîne à prendre le pouls et la tension sur nos camarades, ainsi qu’à préparer des perfusions à partir d’une prescription médicale", décrit Amandine. Le tout en suivant des règles d’hygiène et de stérilité. D’autres cours forment à faire des toilettes et à déplacer les patients du lit à une chaise. "Des cours de psychologie, sociologie et d’anthropologie nous servent à comprendre le patient, son histoire et son environnement, afin de bien adapter les soins", raconte Lorie. Enfin, les étudiantes apprennent les gestes de premiers secours. 

Ce qui change par rapport au lycée ? 

Le plus grand changement est de travailler en autonomie, "alors que les professeurs de lycée nous disaient quoi écrire et quoi retenir", compare Amandine. "Je prends maintenant des notes sur mon ordinateur plutôt que de rédiger tout le cours, vu la quantité de notions à mémoriser."  Les cours magistraux, regroupant les 200 élèves de la promotion, sont parfois assurés par des psychologues et des anthropologues. "Quand on est en cours groupés, d’une trentaine d’élèves, on peut poser des questions et s’entraider, pour les calculs de dose d’injections qui me posent des difficultés par exemple."

Quelles sont les missions de stages ? 

Trois stages de 5 semaines sont à réaliser en 1re année. "Je suis toujours un peu stressée en début de stage, mais je tente de dépasser ma timidité", reconnaît Amandine. En hôpital, elle a pratiqué des prises de sang et prélevé des échantillons de peau en cas de cancer, afin de les envoyer en laboratoire, pour assister les médecins. Lorie, qui s’intéresse à la chirurgie, a pu observer une intervention en bloc opératoire. Par ailleurs, elle a réalisé des soins de confort en Ehpad. Autres missions de stage : "Je fais maintenant de la prévention et du conseil auprès d’un public en précarité, dans un centre de Médecins du monde. Face à des situations difficiles, j’apprends à garder de la distance."  Comme Amandine, elle fait régulièrement du sport pour évacuer le trop-plein d’émotions. 

Et après ? 

"En 2e et 3e années, on abordera les pathologies. Et les stages seront de plus en plus longs et complexes, comme en psychiatrie", explique Amandine. La variété des expériences lui permettra de choisir l’exercice qui lui plairait le plus une fois diplômée. Lorie, elle, vise déjà l’humanitaire, "d'abord comme aide-soignante, le temps de travailler mon anglais médical au contact d’infirmiers". Avant cela, elle sait qu’elle pourrait exercer au sein d’une association mobile de soignants qui se déplace vers des populations n’ayant pas accès aux soins. Et pourquoi pas suivre une spécialisation d’infirmière de bloc opératoire.  

Crédits photos
Photo d'ouverture : sudok1/iStock/Getty Images
Portrait : Amandine Auricombe, Lorie Bernelin

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