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Ma 1re année
CAP équipier polyvalent du commerce
CAP équipier polyvalent du commerce
Équipier polyvalent du commerce

En CAP équipier polyvalent du commerce au lycée Jules Verne à Sartrouville (78), Maxim apprend son futur métier. Il pratique au lycée puis en stages. Son objectif : la vente de vêtements streetwear, un look tendance, à la fois décontracté et professionnel. Retour sur sa 1re année.

Pourquoi le CAP équiper polyvalent du commerce ?

Lors de son stage de 3e, Maxim découvre la restauration collective mais n'est pas convaincu par la partie cuisine. Il s’oriente vers un autre secteur qui l'attire : "J'aime la mode, notamment le streetwear, et la vente de vêtements. Je veux en faire mon métier." Le CAP équiper polyvalent du commerce lui permet de se professionnaliser en 2 ans, tout en gardant la possibilité de continuer ses études.

Ce qui change par rapport au collège ?

"L’ambiance de la classe", constate Maxim qui apprécie d’être passé de 30 élèves au collège à 15 en CAP. "Les professeurs peuvent mieux prêter attention à chacun." Côté programme, à part certaines matières comme le français qui ressemblent à la 3e, la plupart sont nouvelles et appliquées à la vente. "Il arrive aussi qu'on travaille des techniques de vente par groupe de 3 à 4 élèves", précise-t-il.

Sur quoi portent les cours ?

Trois grands objectifs : suivre les commandes, mettre en valeur les produits, conseiller le client. Maxim apprend les techniques de commercialisation, que ce soit pour la cosmétique ou la boulangerie. Il est aussi sensibilisé à l’alimentation bio et écoresponsable. En arts appliqués, place à la conception d’un packaging ou d’une affiche de promotion, pour un parfum par exemple. "Les mathématiques servent à calculer le prix de vente d’un produit, en fonction de son prix d’achat auprès du fournisseur", conclut le jeune homme.

Un exemple de travaux pratiques ?

"Pendant 3 heures, on fait des simulations en classe pour apprendre comment amener le client à acheter un produit, puis on passe à l'application dans la boutique du lycée." Une épicerie spécialisée dans la vente de produits bio, notamment des biscuits et des jus de fruits, est ouverte pendant les récrés. Le projet de chef d’œuvre complète la pratique : "Il s’agit de proposer de nouveaux articles à vendre en boutique, comme ces bonbons au caramel, à des prix intéressants."

Comment se déroulent les stages ?

Maxim réalise deux stages de 3 semaines. "J'ai cherché sur Internet des magasins de vêtements qui me plaisaient et me suis rendu sur place avec ma mère pour postuler." Ses missions : déballer et ranger les nouveaux articles, déplacer des produits en rayons, les repasser, etc. "On m’a formé à différentes activités. J'ai préféré conseiller les clients, je me sentais moins à l’aise à la caisse." Sur le terrain, il fait le lien avec les cours : "Étiqueter des articles en promotion m'a permis de revoir les notions de prix." Pour son rapport après le second stage, il explique comment la réserve des stocks est organisée.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

La pratique en magasin n’est pas si facile. "J'avais du mal à assimiler certaines tâches, surtout en stage quand il y avait beaucoup d’informations à mémoriser." Motivé, Maxim surmonte petit à petit ses difficultés. "Pour mieux gérer les commandes et les touches de la caisse, j’ai essayé de tenir plus souvent ce poste dans la boutique du lycée."

Et après ?

"En stages de dernière année, je prévois de découvrir d’autres structures. Puis je continuerai à me former, peut-être en bac pro métiers du commerce et de la vente, avant de travailler." En attendant, Maxim n’est déjà plus un client comme les autres. "Je teste un peu les vendeurs, car je suis curieux de voir comment ils s'y prennent pour me faire acheter un article", reconnaît-il en souriant.

Quand sonne la récré, direction l’épicerie du lycée. Chez “Biotyfood”, Maxim et sa classe mettent en pratique les cours sur les techniques de commercialisation. 

La boutique forme à toutes les facettes du métier d’équipier polyvalent du commerce : de la gestion à la mise en place des produits, jusqu'à la vente. Et toujours en équipe. 

Ces jeunes commerçants conseillent les clients, lycéens et professeurs. Grâce à des prix attractifs, les biscuits et chips bio partent comme des petits pains.  

Maxim apprend beaucoup sur l’alimentation bio et écoresponsable. Avec sa classe, il sensibilise à son tour les clients. Bientôt en rayons : des fruits et légumes de saison. 

Dans leur magasin, les élèves sont aussi initiés à une activité qu’ils ne peuvent pas pratiquer en stage : déposer les recettes à la banque, sur un compte dédié.  

En cours d’arts appliqués, la classe travaille les affiches de communication : textes, design, etc. De quoi alimenter le site web et le compte Instagram de la boutique. 

Parmi les enseignements du CAP équipier polyvalent du commerce : la responsabilité sociétale des entreprises, pour le développement durable, par exemple. 

Ces commerçants solidaires récoltent des dons pour une association, “Kids and Life”, qui aide des enfants hospitalisés atteints de cancer.  Rencontre avec son trésorier.

Crédits photos : Alain Potignon/Onisep

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