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Médical

Les métiers et l'emploi dans le médical

Publication : 22 octobre 2020
Médecin généraliste ou spécialiste, pharmacien dans l'industrie pharmaceutique ou en officine, dentiste ou sage-femme : les professions médicales offrent de nombreuses possibilités d’exercices et des débouchés assurés. Certaines régions font même face à une pénurie de professionnels. Panorama des métiers et de l'emploi.

Cabinet, hôpital, industrie : des contextes d’exercice variés

Les professionnels de la santé sont nombreux à choisir d’exercer en libéral dans un cabinet de ville. Ils sont leur propre employeur et payés à l’acte : leurs revenus dépendent du nombre de patients qu’ils reçoivent et des tarifs qu'ils pratiquent. C’est le cas de la majorité des dentistes, des médecins généralistes, des dermatologues, des radiologues et des ophtalmologistes. De plus en plus souvent, ils s’installent en groupe avec des confrères du même métier ou au sein de maisons de santé regroupant plusieurs professions.

Ils sont également nombreux à exercer à l’hôpital, surtout les médecins, les biologistes, les sages-femmes et les pharmaciens.

La fonction publique territoriale recrute des professionnels de santé, notamment pour les services de protection maternelle infantile, les maisons de retraite et les maisons départementales des personnes handicapées.

Les centres de santé sont en plein développement : financés par des associations, des municipalités ou des mutuelles, ils rassemblent des professionnels médicaux et paramédicaux en un même lieu pour proposer aux patients une prise en charge coordonnée à des tarifs accessibles.

Du côté des pharmaciens, les deux-tiers travaillent en officines. Plus de la moitié d’entre eux sont titulaires (propriétaires) et ont le statut de professionnel libéral. L’autre moitié, les adjoints d’officines, sont salariés de la structure.

Enfin, les professionnels de santé peuvent exercer dans des entreprises privées. Au premier rang : les industries du médicament qui embauchent des pharmaciens et des médecins à des fonctions de recherche, de production, de marketing et pour les affaires réglementaires.

De forts besoins annoncés

Avec le vieillissement général de la population, les besoins en soin augmentent. Conjugués aux nombreux départs à la retraite de professionnels de santé annoncés dans les prochaines années, les débouchés ne manquent pas dans le secteur.

Certaines zones rurales ou péri-urbaines manquent déjà de praticiens, avec comme conséquence des médecins en poste débordés par la demande. Pour lutter contre ces déserts médicaux, des maisons et des centres de santé sont créés pour attirer les professionnels (notamment les jeunes qui s’installent) en leur offrant un cadre de travail attractif. Certaines collectivités locales proposent également des bourses d’incitation et des aides à l’installation aux étudiants et aux jeunes diplômés.

Dans le cadre du plan « Santé 2022 » des mesures fortes ont été engagées comme la mise en place de communautés professionnelles territoriales de santé. Ces structures d'exercice coordonné permettent aux médecins un exercice partagé ville/hôpital dans les territoires prioritaires. Le métier d’assistant médical a aussi été créé pour libérer du temps au médecin. Ses missions ? Accueillir les patients, recueillir certaines données et constantes et vérifier leur état vaccinal et de dépistages. La télémédecine s'est également développée. Les études médicales ont été réformées, avec notamment la suppression des quotas à l’entrée des formations– numerus clausus - qui régulaient le nombre de professionnels formés. Ce sera désormais aux universités de fixer le nombre d’étudiants à admettre en 2e année, en fonction des besoins territoriaux.

L’hôpital a également de forts besoins. Médecin et sage-femme comptent parmi les métiers de l’hôpital qui recrutent le plus. Mais une partie des postes proposés ne trouve pas preneurs : on estime à 30 % la part des postes de médecins vacants. La raison ? Des salaires plus bas qu’en libéral et des conditions d’exercice difficiles.

Qu’ils soient médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes ou sages-femmes, les diplômés ont donc une insertion professionnelle aisée. À noter : les jeunes médecins privilégient désormais l’exercice salarié par rapport au libéral et certains choisissent de faire des remplacements. Entre l’achat et l’équipement du cabinet et la constitution d'une patientèle, s’installer coûte de fait très cher.

Quelques bémols : les sages-femmes en début de carrière enchaînent de plus en plus souvent plusieurs emplois en CDD (contrats à durée déterminée) avant de trouver un poste stable. Les pharmacies d’officines sont quant à elles fragilisées par les changements de réglementation sur les médicaments. Enfin, l’emploi dans l’industrie pharmaceutique diminue depuis plusieurs années, même si pharmaciens et médecins sont recherchés par les entreprises du secteur.

 

Combien de professionnels de santé en exercice ?

  • 226 000 médecins
  • 73 800 pharmaciens
  • 42 300 chirurgiens-dentistes
  • 22 800 sages-femmes

Sources : Direction générale de l'offre de soins, édition 2018.

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