Traduction ou interprétation, choisir sa formation

Publication : 2 mai 2022

Vous souhaitez vous tourner vers l'interprétation ou la traduction ? Plusieurs formations permettent d’accéder à ces métiers. Université ou école, voici les pistes à suivre après le bac.

Master traduction à l’université : LLCER ou LEA ?

Á l’université, deux filières sont proposées pour se former en langues vivantes : LEA (langues étrangères appliquées) ou LLCER (langues, littératures et civilisations étrangères ou régionales). Les études commencent par la licence, en 3 ans après le bac.

  • La licence LEA, tournée vers le monde de l’entreprise, est la plus appropriée, avec, dès la 2e ou la 3e année de licence (L2 ou L3), la possibilité de suivre un parcours en traduction spécialisée. Deux langues vivantes y sont étudiées.
  • Très littéraire, la licence LLCER permet l’approfondissement d’une seule langue étrangère et vise en priorité les concours de l’enseignement. Elle permet de passer les concours d’entrée dans les écoles de traduction et d’interprétariat, à condition d’étudier en parallèle une 2e langue vivante, voire une 3e langue.
  • LLCER ou LEA, il faudra aller jusqu’au master (2 ans après la licence) pour acquérir une formation solide en traduction ou en interprétariat. Divers parcours sont proposés : traduction spécialisée, traduction audiovisuelle, traduction littéraire, traduction juridique et financière/économique ou commerciale...

Les écoles de traduction : Esit ou Isit ?

Les écoles de traduction les plus réputées sont l’Esit (École supérieure d’interprètes et de traducteurs) et l’Isit (Institut de management et de communication interculturels), en Ile-de-France. Leurs masters en interprétariat de conférence ou en traduction sont accrédités par les réseaux européens EMCI et EMT.

  • Publique et rattachée à l'université Sorbonne Nouvelle, l’ESIT propose trois cursus en 2 ans menant chacun à un master (bac + 5) : traduction éditoriale, économique et technique ; interprétariat de conférence ; interprétation et traduction en LSF (langue des signes française). Accès sur examen avec un bac + 3. Le cursus interprétariat exige de maîtriser 2 langues vivantes au moins et d’avoir séjourné 18 mois à l’étranger dans deux pays différents.
  • Privé, l’Isit délivre deux diplômes reconnus à bac + 5 : traducteur, au sein de la filière management, communication interculturelle et traduction, en 5 ans post-bac (accès sur examen en 1re, 2e, 3e ou 4e année) ; interprète de conférence, en 2 ans post-bac + 3 (accès sur examen).

D’autres établissements spécialisés en langues et rattachés à des universités non franciliennes forment aux métiers de l'interprétariat ou de la traduction.

  • Public, l'ITIRI (Institut de traducteurs, d’interprètes et de relations internationales), rattaché à l'université de Strasbourg, délivre des masters couplés à des DU (diplômes d'université), payants. Parmi les spécialisations proposées : traduction audiovisuelle ou littéraire ou professionnelle.
  • Privé, l'ESTRI (École supérieure de traduction et de relations internationales) à Lyon dispense notamment une formation centrée sur la traduction spécialisée et l'interprétariat de liaison, en 2 ans post-bac + 3.
  • Privée, l'UCO (Université catholique de l'Ouest) à Angers, dispense une formation en traduction professionnelle et spécialisée, en 2 ans post-bac + 3, et un cursus en langues, traduction et communication internationale accessible avec le bac.

Devenir guide interprète

Les métiers de guide interprète national et de guide interprète régional sont accessibles avec la licence professionnelle guide-conférencier, proposée dans une quinzaine d'universités. Accès sur dossier, voire tests, pour les étudiants ayant validé une 2e année de licence en langues (LLCER ou LEA) ou en sciences humaines (histoire, histoire de l'art...), ou pour les titulaires du BTS tourisme. Deux langues étrangères sont exigées.