Scolarité et troubles spécifiques des apprentissages

Définition des troubles spécifiques des apprentissages

Publication : 18 octobre 2021

Dans le domaine des troubles des apprentissages, qu’il s’agisse de dyslexie, dysphasie, dyspraxie ou dysorthographie, la limite entre difficulté transitoire et handicap est délicate à poser. En France, plus de 73 000 élèves sont concernés par des troubles du langage et de la parole.

Vers une définition

Les troubles des apprentissages couvrent les troubles en "dys" (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie) et le TDAH (trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité). D’autres symptômes y sont souvent associés : perte de confiance en soi, anxiété, agressivité, rejet de l’école… Des troubles de la mémoire peuvent également être associés à un TDAH. Ces troubles ne relèvent pas de la déficience intellectuelle, qui concerne un ensemble de fonctions cognitives.

Les troubles en "dys" sont spécifiques à une fonction cognitive. Certains affectent les apprentissages précoces : langage oral (dysphasie), réalisation des gestes et fonctions visuo-spatiales (dyspraxie). D’autres affectent plus spécifiquement les apprentissages scolaires : langage écrit (dyslexie et dysorthographie) et mathématiques (dyscalculie). Ils sont alors appelés "troubles spécifiques des apprentissages" et font partie de ce qu'on nomme "troubles du neurodéveloppement".

Une frontière floue

Une difficulté pour ces jeunes et leur entourage : dans ce domaine, les connaissances ne sont pas encore stabilisées et la limite entre une difficulté transitoire et un handicap cognitif est délicate à poser. Une chose est sûre : lorsqu’ils sont sévères, ces troubles compromettent la scolarité de l'élève.

Le diagnostic précoce est déterminant pour limiter les difficultés scolaires et les complications psychoaffectives. Il sera également nécessaire pour obtenir des aménagements, aux examens en particulier. Pour autant, ces troubles n’expliquent pas tous les échecs scolaires.

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