Ma première année en...

CAPA palefrenier-soigneur

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le CAPA palefrenier-soigneur ? Une évidence pour Chloé qui a passé son enfance auprès des chevaux et un déclic pour Giovani après un stage en écurie. Apprentis palefreniers au CFA de l’Agro-campus de Maisons-Laffitte, ils alternent enseignements et semaines en entreprise. Retour au galop sur leur 1re année !

Pourquoi avoir choisi le CAPA palefrenier-soigneur ?

C’est une suite logique pour Chloé, cavalière depuis ses 10 ans, avec un niveau galop 7. "J’ai découvert cette formation dans une brochure d’orientation de l’Onisep. J’étais la seule de ma classe à opter pour un CAP !" Même découverte pour Giovani, en 3e Segpa, qui, guidé par ses professeurs, choisit cette voie après un stage d’observation concluant en centre équestre.

Comment avez-vous trouvé votre employeur ?

L’écurie qui avait accueilli Giovani en stage l’a recruté comme apprenti. "Je m’y suis rendu régulièrement après mon stage car je m’étais pris d’affection pour une jument." Plutôt que d’être en classe, il préfère travailler dans ce centre équestre de l’Oise, où il fait "un peu de tout" : nettoyage, réparation et participation à l’atelier poney. Chloé, elle, était cavalière dans un club hippique de Rueil-Malmaison, dont elle est devenue apprentie. Parmi ses missions : longer les chevaux, les sociabiliser en liberté et animer le poney club. Elle constate toutefois que depuis qu’elle est passée du statut de cliente à celui de salariée, sa maîtresse d’apprentissage est beaucoup plus "exigeante" !

Qu’est-ce qui change par rapport au collège ?

Chloé a vu ses résultats scolaires monter en flèche, comparé à la 3e. "J’avais déjà acquis de solides connaissances dans les matières générales." Sachant que les cours se composent pour un tiers d’enseignement général et pour deux tiers d’enseignement technique et pratique (entretien, hippologie...). Giovani, qui loge à l’internat, a dû faire preuve d’autonomie tout de suite. "Il faut d’emblée se dire qu’on est là en tant que professionnel." Le duo alterne 3 semaines chez l’employeur et 1 semaine en CFA. Soit un total de 33 semaines en entreprise.

Quelles sont vos matières préférées ?

Pour Giovani, la plus surprenante en tout cas est l’hippologie. "C’est une nouvelle matière qui repose sur la santé, l’alimentation, la physiologie et l’élevage du cheval." Il aime moins l’économie avec ses chiffres, ses calculs de TVA et de rémunération. Surprise aussi pour Chloé concernant le module maintenance des matériels, équipements, installations et bâtiments spécifiques aux chevaux. "On découvre la maçonnerie, la menuiserie et on apprend même à conduire un tracteur, utile pour niveler le sol d'un manège à la herse par exemple."

Le plus difficile ?

"C'est de passer le premier hiver ! Physiquement, car on est dans le froid, et mentalement, car le rythme est dense entre l’école et le travail en entreprise", constate Chloé, qui apprécie toutefois la bonne ambiance et l’effectif réduit en classe (17 apprenants). "Les enseignants sont à l’écoute et proches de nous", reconnaît-elle. Son camarade conseille de "ne pas fléchir physiquement. Mais si on aime ce qu’on fait, ça ira !" Des cours de soutien sont proposés. Les matières générales sont évaluées en continu sous forme de CCF (contrôle en cours de formation) et les épreuves pratiques reposent sur l'analyse de situations professionnelles.

Et après ?

Après son CAPA, Chloé souhaite obtenir le titre d’animateur d’équitation, en plus du diplôme animateur poney bénévole qu’elle possède déjà. "J’envisage aussi un BPJEPS équitation pour devenir monitrice." Giovani aimerait poursuivre en bac pro CGEH (conduite et gestion des entreprises hippiques). Son objectif ? "Continuer à apprendre et pourquoi pas devenir gérant d’écurie."

CAPA palefrenier-soigneur

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