Ma première année en...

BUT carrières sociales

parcours animation sociale et socioculturelle

Image d'illustration, crédit photo ci-après

En 2de année de BUT carrières sociales ASSC, Lila aborde l’animation sociale et socioculturelle de façon active et collective en mêlant les travaux de groupe, les stages, les enquêtes sociologiques de terrain et l’enseignement universitaire classique. Une formation suivie à l’IUT de Sénart Fontainebleau qui ravit l'étudiante. Restitution.

Pourquoi avoir choisi le BUT carrières sociales ?

Après son bac pro ASSP (accompagnement, soins et services à la personne), Lila veut continuer d’étudier dans le champ éducatif et social avec en tête l'enseignement. "Je savais qu’intégrer un BUT était possible, même si les bacheliers professionnels sont minoritaires : nous étions 3 sur une promotion de 50 étudiants." Un membre de sa famille, qui étudie dans la même filière, l’a convainc de candidater. Lila apprend qu'il y a beaucoup de pratique, des sorties sur le terrain et un stage dès la 1re année. "Le programme d’enseignement est en lien avec mon projet professionnel d'enseigner. Et puis géographiquement, l’IUT n’est pas très loin de chez moi."

Et le parcours animation sociale et socioculturelle ?

Le parcours, qui couvre le domaine social, culturel, éducatif, de l’insertion et du handicap, fait écho aux divers stages que Lila a réalisé durant son bac pro, en Ehpad, en classe Ulis (unités localisées pour l'inclusion scolaire) et en école maternelle. "C’est d’ailleurs cette expérience qui a sans doute fait la différence à la lecture de mon projet de motivation sur Parcoursup", reconnaît-elle. Une fois son dossier sélectionné, elle passe un entretien, puis un test en groupe visant à proposer une animation à partir de trois mots clés. "L’avantage de ce parcours est de nous former à des publics diversifiés : jeunes, adultes, familles, personnes âgées ou en situation de handicap. J’aime le contact humain et j’ai le goût pour la créativité et le collectif", explique t-elle.

Qu’est-ce qui change par rapport au lycée ?

"Nous sommes adultes à l’IUT ! Il faut nous organiser pour travailler en groupe et en autonomie. Finis les maths et le français ! Les cours, en TD ou en CM, portent notamment sur le cadre politique et institutionnel, les acteurs de la société civile, les principes généraux du droit, la méthodologie de projet", se réjouit Lila. Le cursus, qui alterne enseignements  fondamentaux et mises en situation professionnelle, s'organise autour de cinq blocs de compétences à acquérir. Côté évaluation, l'étudiante s'essaie aux SAé (situations d’apprentissage et d’évaluation), auxquelles s'ajoutent quelques devoirs surveillés et un diagnostic de territoire à réaliser. Seul point commun avec le lycée : le stage. "Animatrice durant 4 semaines en Ehpad, j’ai proposé aux résidents un jeu d’énigmes sous forme de puzzle, retraçant un parcours au fil des bâtiments emblématiques de leur ville."

À quel rythme de travail faut-il s’adapter ?

Lila a dû apprendre à gérer les heures de projet en autonomie prévues dans l'emploi du temps, dédiées à la fois au travail collectif et personnel. "Il y a donc des jours où nous n'avons pas cours et c’est tentant de se laisser aller. Je m’impose un lever à 8 h, puis me mets au travail de 9 h à 13 h. L’après-midi, c’est plus variable. Je ne veux pas être en retard dans mes rendus." Travailler en groupe n’est pas évident au début : certains sont très investis, d’autres pas assez. En visio ou en présentiel, chacun arrive avec sa méthode de travail. "Sauf que la restitution finale se fait ensemble, avec une note souvent collective. Je conseille d’ailleurs de bien choisir son groupe, en fonction des sujets et pas forcément par affinité. Par expérience, cela peut conduire à la dispute", prévient l'étudiante.

Des matières préférées ?

Oui, la préférence de Lila va à l’"expression communication", qui consiste à concevoir une animation professionnelle en utilisant des supports de communication adaptés. L'étudiante apprend à réaliser des affiches par exemple. Le module "pratiques de créativité" lui plaît beaucoup aussi : "On choisit une activité parmi arts du cirque, danse, théâtre, basket-beat et clown, que l’on présente lors du spectacle de fin d’année. Jouer le clown m’a laissé de très bons souvenirs, une première pour moi !" Enfin, la jeune femme apprécie le diagnostic de territoire, réalisé sur la ville de Melun avec un groupe de cinq étudiants tout au long de l’année. Chacun sa problématique : la sienne était liée au logement. "On s’initie à la démarche d’enquête auprès des élus et des habitants."

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

La rédaction sous toutes ses formes : dissertations, rapports, comptes rendus… "C’est mon point faible même si j’ai progressé un peu au cours de la 1re année. En bac professionnel, il y a des techniques d’écriture que je n’ai pas vraiment étudiées ou travaillées."

Et après ?

Après ses 3 années de BUT, qui vaut grade de licence, Lila espère intégrer un master MEEF et passer le concours de professeur des écoles. La 2e année de BUT lui a semblé moins dense que la 1re : "J’ai effectué 2 mois de stage dans un centre social avec un projet tutoré sur l'éducation à la sexualité. Je n’envisage pas d’alternance pour la 3e année. Je préfère suivre le parcours classique qui comprend un stage obligatoire de 4 mois avec gratification."

 

Ma 1re année en BUT carrières sociales en images

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