Mon parcours d'études

Julie : pourquoi je me spécialise en infirmière de bloc opératoire

Depuis petite, Julie veut être infirmière pour "aider les gens". Après un bac ST2S, un diplôme d’État et cinq ans d’expérience à l’hôpital, elle décide d’élargir ses compétences à celle d’infirmière de bloc opératoire. Une formation diplômante de deux ans, sélective et intense, qu’elle nous raconte.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Un stage en bloc opératoire lui donne le déclic

C’est à la fin de ses études d’infirmière que Julie a le déclic. "J’ai l’opportunité de choisir le lieu de mon dernier stage. Ayant toujours eu de l’attrait pour le côté technique de la chirurgie, j’opte pour le bloc opératoire du centre hospitalier d’Aurillac. Les spécialités sont nombreuses, le matériel est bien spécifique, tout comme son ambiance." Elle apprécie la particularité des techniques chirurgicales, comme la laparotomie, qui permet d'accéder directement à la zone abdominale.

© Séverine Bars

Deux ans de TP, de stages pratiques et de cours théoriques

Julie est sélectionnée en formation IBODE (infirmier de bloc opératoire) sur un concours écrit et oral qui propose seulement 10 places et au CHU de… Limoges. "Loin de mon conjoint et de ma famille dans le Cantal, je fais la navette chaque week-end. Mon salaire est maintenu grâce à mon employeur, l’hôpital d’Aurillac, qui finance ma formation". Pendant deux ans, le cursus alterne cours théoriques, TP sur la gestion d’urgence peropératoire ou le contrôle de dispositifs complexes en optique, robotique ou endoscopie, et stages pratiques en bloc opératoire, stérilisation ou hygiène hospitalière. Ils sont encadrés par des professionnels IBODE ou chirurgiens.

Elle fournit deux mains supplémentaires aux chirurgiens

Le diplôme IBODE habilite à une nouvelle fonction : celle de pratiquer des actes d'assistance de chirurgie. "Je fournis deux mains supplémentaires au chirurgien ou à la chirurgienne. Je l’aide à réaliser des actes exclusifs comme l’aspiration et la coagulation." À l'issue de la formation, le salaire est plus élevé et le diplôme vaut grade de Master. "C’est important pour mon évolution de carrière, mais surtout je donne du sens à ma pratique et je gagne en légitimité." Il reste encore une année d'étude à Julie avant d’atteindre son but.

Et après

Une place d’infirmière IBODE attend Julie à l’hôpital d’Aurillac, sa région natale. Elle devra y exercer durant cinq ans car celui-ci a financé sa formation.