Interview

Clara, ingénieure en efficacité énergétique

Clara Guénin revient sur son parcours vers le métier d’ingénieur en efficacité énergétique, et nous présente son métier. Engagée pour la protection de l’environnement, elle a choisi de travailler dans le secteur de l’énergie, afin de lutter contre le réchauffement climatique. Récit de son quotidien au bureau et sur le terrain.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Clara, pouvez-vous nous présenter votre parcours d’études ?

J’étais une élève curieuse, qui aimait toutes les matières, alors j’ai suivi un cursus en lycée général, avec des mathématiques, de la SVT et de la physique-chimie. Avant de rejoindre une école d’ingénieur, j’ai fait deux années de prépa intégrée. J’étais rassurée de savoir à l’avance l’école que j’allais intégrer à l’issue de mon bac + 2. En 4e année, je me suis spécialisée dans l’énergie et l’environnement, car cela me tenait à cœur de protéger la planète. Après mes cinq années d’études à l'IMT Nord Europe, j’ai rejoint Dalkia, une filiale du groupe EDF, pour travailler dans le secteur de l’énergie.

@ ClaraGuénin

Quel est le rôle d'un ou d'une ingénieure ?

L’ingénieur va trouver des solutions techniques pour répondre aux besoins des clients. Il peut travailler dans l’aéronautique, le génie civil ou encore la biotechnologie par exemple. Au sein du secteur de l’énergie, un ingénieur peut choisir de travailler dans le nucléaire, dans l’éolien, les panneaux solaires, les services énergétiques… Ce qui m'a plu dans le métier d'ingénieure ? L'idée de pouvoir exercer un métier technique dans des domaines très différents.

Comment exercez-vous votre métier d'ingénieure au quotidien ?

Mon objectif, en tant qu’ingénieure en efficacité énergétique, est de proposer des solutions afin de réduire la consommation des bâtiments. En France, cela représente 45 % de la consommation d’énergie, donc il y a un vrai enjeu écologique et économique. Pour proposer des solutions adaptées, je travaille en deux temps : à l’aide d’une caméra thermique, je me rends sur le terrain pour repérer les zones par lesquelles la chaleur s’échappe (souvent au niveau des fenêtres ou des toitures). Ensuite, j’identifie les travaux qui seront à prévoir, en fonction du budget et de l’impact sur la consommation énergétique globale.

Quelles sont vos conditions de travail ?

Je dispose de beaucoup d’autonomie dans mon organisation au quotidien, d'autant que j'ai la possibilité de télétravailler 2 jours par semaine. J’alterne entre travail sur le terrain et au bureau, en fonction des périodes. Au début d’un nouveau projet, je me rends régulièrement sur place pour faire des diagnostics énergétiques. Le salaire à l’embauche est aussi attractif. Un ingénieur en efficacité énergétique en sortie d'école gagne en moyenne 3 160 € brut par mois, sans compter les primes éventuelles.

Selon vous, quelles sont les compétences nécessaires pour exercer ce métier ?

Il faut avoir des compétences techniques, c’est certain. Les mathématiques sont un incontournable et je recommande fortement de les garder au lycée. Pour ma part, je n’avais pas choisi la spécialité sciences de l’ingénieur, mais ça ne m’a pas empêché de faire des études d’ingénieur par la suite. Enfin, je dirais qu’il faut s’intéresser à la protection de l’environnement. Exercer un métier en cohérence avec mes valeurs, c’est ce qui me permet de m’épanouir dans mon travail.

À votre avis, comment le métier sera-t-il amené à évoluer ?

Dans les prochaines années, certaines choses vont s’automatiser, par exemple la rédaction de documents, les calculs, la modélisation numérique des bâtiments… Les outils de calculs seront plus performants également. C’est un métier plein d’avenir, car beaucoup de bâtiments ont besoin d’une rénovation énergétique. De plus, les entreprises recherchent des femmes ingénieures. Nous sommes plus nombreuses qu’avant, mais encore minoritaires par rapport aux hommes.