Portrait
Mélanie, technicienne de production de biomédicaments
Mélanie est technicienne de production chez MaaT Pharma, une entreprise qui développe des médicaments à base de microbiote intestinal, des micro-organismes du corps essentiels au système immunitaire. "Nous devons être très attentifs aux réglementations car nos produits sont administrés à des patients."
L’enjeu qualité
Avec un autre technicien de production, Mélanie coordonne deux opérateurs et un étudiant en alternance. Ensemble, ils produisent, par jour, deux à trois lots dédiés à des essais cliniques : des poches de 150 ml contenant le candidat-médicament. En zone de production, la technicienne revêt charlotte, masque, combinaison et chaussures spéciales. Au laboratoire, elle contrôle les actions effectuées. "Je dois respecter les spécifications établies en amont par le service recherche et développement, par exemple le temps d’agitation dans le diluant breveté, afin d’assurer une production de qualité. C’est la priorité."
Assurer la traçabilité
De retour à son bureau, Mélanie examine un dossier de production constitué pour chaque lot. Celui-ci comprend un compte-rendu des actions réalisées par les opérateurs et techniciens à chaque étape de la fabrication. "Je m’assure qu’ils sont bien remplis avant de les transmettre à l’équipe assurance qualité de notre partenaire, un établissement de santé qui valide la conformité de nos produits."
Suivi logistique
Mélanie s’occupe aussi de la gestion des stocks. Elle commande des consommables plastiques (poches, pipettes...) et la matière première. "Je vérifie que celle-ci est utilisable et conforme à nos procédures. Parfois, on est amené à reprogrammer la production, par exemple si un donneur est contaminé par un virus et qu’il n’y a pas autant de microbiote que prévu. Il faut faire avec le vivant ! Il n’y a pas de routine, c’est ce que j’apprécie !"
Mélanie est diplômée d'un master microbiologie appliquée à l’agroalimentaire et l’agroenvironnement (bac + 5). Toutefois, le métier recrute dès le BTS, BUT ou une licence pro (bac + 2 ou 3). Ses premiers emplois sont liés aux aliments : dans l’étude des bactéries pathogènes, au sein d'un laboratoire de recherche, puis dans l’analyse des produits en industrie laitière. Elle rejoint ensuite la production de biomédicaments.