Portrait
Capitaine Jérôme, cybercombattant dans l’armée de l’air et de l’espace
Au bureau cyber air de l’armée de l’air et de l’espace, le capitaine Jérôme homologue les systèmes d’information sensibles. Ce cybercombattant intervient aussi pour assurer la sécurité des installations, sur terre comme dans les airs. Son objectif ? "Sécuriser notre capacité à conduire nos opérations aériennes."
Quelles sont les missions d'un cybercombattant ?
Je travaille sur l’homologation des systèmes d’information essentiels au fonctionnement des opérations aériennes, y compris ceux des avions. J’identifie et évalue régulièrement tous les risques cyber sur nos appareils, mais aussi lors des exercices et missions effectués en métropole comme à l’étranger. Des réseaux informatiques et des moyens de communication sont en effet déployés pendant ces interventions, et constituent autant de portes d’entrée possibles pour des personnes mal intentionnées. Je pars ainsi régulièrement en mission. Actuellement déployé en Lituanie sur l’opération "Baltic Air Policing", mon rôle est de sécuriser les réseaux de tous les systèmes d’information mis en place pour cette opération de police du ciel, menée avec d’autres nations de l’Otan, pour assurer la souveraineté de l’espace aérien des pays baltes.
Quelles sont les qualités demandées aux cybercombattants ?
De la rigueur et de la disponibilité, car en cas d’attaque, je dois être très réactif, de jour comme de nuit. Pour cela, il est nécessaire d’avoir un très bon niveau technique et beaucoup d’entraînement. Il faut également savoir se remettre en question et se former en permanence, car le domaine évolue très rapidement. Enfin, en tant que capitaine, je me dois d’être exemplaire dans les missions que j’assure, afin d’insuffler une dynamique positive à mes équipes.
Quels sont les "plus" du métier de cybercombattant ?
Sur le terrain, je suis au plus près des avions et je vois concrètement ce pour quoi j’ai travaillé. Ce que je préfère, c’est la préparation et la conception de l’architecture de sécurité. Il n’y a jamais de temps mort, car nous testons ensuite les systèmes pour vérifier leur robustesse. Par ailleurs, dans l’armée de l’air et de l’espace, nous avons un degré de technicité très élevé, et nous sommes amenés à effectuer des opérations uniques, que l’on ne voit pas dans le secteur privé. C’est très stimulant !