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Mathilde, chargée de coopération internationale liée au numérique et au cyberespace au ComCyber-MI

Au sein du département de la coopération internationale du ComCyber-MI (Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace), Mathilde reçoit des délégations étrangères, prépare des dossiers et pose des jalons pour une coopération entre États sur la lutte contre la cybercriminalité. "Un travail stratégique et diplomatique varié", explique-t-elle.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Quelles sont vos missions au sein du ComCyber-MI ?

Le ComCyber-MI coordonne l’action du ministère dans la lutte contre les cybermenaces à travers, notamment, l’élaboration, l’animation et le suivi de la stratégie cyberministérielle. En tant que chargée de coopération internationale, je représente le ComCyber-MI dans des instances nationales et internationales, comme le G7 à Ottawa ou le sommet sur la fraude cyber, qui a eu lieu récemment à Vienne. Mon département participe également à la programmation des actions de coopération avec d’autres pays, ainsi qu’au suivi et à l’évaluation de leur mise en œuvre.

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Comment travaillez-vous pour lutter contre la cybercriminalité ?

J’assure une veille internationale avec mes collègues et nous suivons les travaux en cours en matière de lutte contre la cybercriminalité. Nous travaillons en synergie avec les acteurs de l’écosystème français de lutte contre la cybercriminalité, notamment dans le contexte d’accords-cadres avec d’autres pays. Cette veille permet d’identifier les tendances cybercriminelles à l’échelle internationale : à quels types de cybercrimes sont confrontés les autres pays ? Qui sont les victimes ? Comment les forces de sécurité intérieure luttent-elles contre la cybercriminalité ?

Comment se déroule la coopération entre les pays ?

Nous entretenons un réseau de contacts européens et internationaux. Depuis que je suis en poste, j’ai reçu des délégations de l’Union européenne et hors UE, afin de présenter nos structures et nos bonnes pratiques respectives. Cet aspect diplomatique et stratégique permet de partager des informations, de mettre en place des actions de formation, ou encore de poser les bases d’une coopération opérationnelle.

Quel statut avez-vous au sein du ComCyber-MI ?

Le ComCyber-MI est une structure ministérielle placée sous l’autorité du directeur général de la Gendarmerie nationale, je travaille ainsi au quotidien aux côtés de gendarmes et de policiers. Pour ma part, je suis un personnel civil, sous contrat.

Quelles sont les qualités pour exercer le métier de chargée de coopération internationale ?

Il est nécessaire d’apprécier et de bien comprendre les sujets cyber pour pouvoir être capable de les expliquer. Ce poste nécessite également un bon sens du contact humain, de la discrétion ainsi que l’envie de représenter son pays. En plus de parler couramment anglais, il faut faire preuve de curiosité, car le domaine cyber évolue sans cesse.

Quel a été votre parcours pour devenir chargée de coopération internationale ?

Après avoir suivi une licence LLCER (langues, littérature et civilisations étrangères et régionales) avec un parcours études européennes et internationales, j’ai obtenu un master 1 dans le domaine de la diplomatie et des relations internationales, suivi d’un master 2 en études stratégiques, sécurité et politiques de défense. J’ai eu une première expérience en tant que personnel civil sous contrat à la direction générale de la Gendarmerie nationale, avant d’être embauchée au ComCyber-MI à 25 ans.