Quiz : l'égalité femmes-hommes dans
la société
Date de publication : 20 octobre 2025
Ce quiz fait découvrir l’évolution de la place des femmes et des hommes au sein de divers domaines : droit, médias, loisirs, sport, langue, sphère familiale...
Étape 1 sur 10 Question 1
Les femmes ont pu participer aux Jeux Olympiques dans tous les sports en 2012 à Londres où elles représentaient 44 % des athlètes.
Lors de la première édition en 1896, les femmes sont exclues des JO. Elles se sont progressivement imposées au sein de l’olympisme, notamment grâce à l’action de la rameuse Alice Milliat (1884-1957). Cette dernière a en effet milité au début du 20e siècle pour que les femmes puissent participer malgré l’opposition de Pierre de Coubertin, créateur de la compétition.
Au fil du temps, le CIO (comité international olympique) a pris diverses mesures pour toujours plus ouvrir l’ensemble des sports aux femmes.
Lors des JO de Paris 2024, la volonté d’aller plus loin en offrant le même nombre de places aux femmes et hommes a permis de voir progresser la participation féminine à 49 % pour les JO et à 46 % pour les Jeux paralympiques.
Les femmes ont pu participer aux Jeux Olympiques dans tous les sports en 2012 à Londres où elles représentaient 44 % des athlètes.
Lors de la première édition en 1896, les femmes sont exclues des JO. Elles se sont progressivement imposées au sein de l’olympisme, notamment grâce à l’action de la rameuse Alice Milliat (1884-1957). Cette dernière a en effet milité au début du 20e siècle pour que les femmes puissent participer malgré l’opposition de Pierre de Coubertin, créateur de la compétition.
Au fil du temps, le CIO (comité international olympique) a pris diverses mesures pour toujours plus ouvrir l’ensemble des sports aux femmes.
Lors des JO de Paris 2024, la volonté d’aller plus loin en offrant le même nombre de places aux femmes et hommes a permis de voir progresser la participation féminine à 49 % pour les JO et à 46 % pour les Jeux paralympiques.
En France, les femmes sont effectivement restées très minoritaires en politique jusqu’au début des années 2000. Une réforme constitutionnelle en 1999 et des lois successives favorisant la parité ont pu améliorer la représentation des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
Mais les hommes continuent à occuper les postes de décision. Seules deux femmes, Edith Cresson (1991-1992) et Elisabeth Borne (2022-2024) ont occupé le poste de Première ministre depuis les débuts de la Ve République en 1958.
Et si les femmes représentent 42 % des élus des collectivités territoriales, on compte seulement quelques femmes à la tête de grandes villes françaises (Paris, Aix-en-Provence, Besançon, Nantes, Saint-Denis à la Réunion, Strasbourg) et 83 % des maires sont des hommes.
Depuis 2024, la part des femmes est de 36 % à l’Assemblée nationale (en baisse de 3 points depuis 2017), et au Sénat.
Des progrès restent nécessaires dans les différents rangs du pouvoir politique.
En France, les femmes sont effectivement restées très minoritaires en politique jusqu’au début des années 2000. Une réforme constitutionnelle en 1999 et des lois successives favorisant la parité ont pu améliorer la représentation des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
Mais les hommes continuent à occuper les postes de décision. Seules deux femmes, Edith Cresson (1991-1992) et Elisabeth Borne (2022-2024) ont occupé le poste de Première ministre depuis les débuts de la Ve République en 1958.
Et si les femmes représentent 42 % des élus des collectivités territoriales, on compte seulement quelques femmes à la tête de grandes villes françaises (Paris, Aix-en-Provence, Besançon, Nantes, Saint-Denis à la Réunion, Strasbourg) et 83 % des maires sont des hommes.
Depuis 2024, la part des femmes est de 36 % à l’Assemblée nationale (en baisse de 3 points depuis 2017), et au Sénat.
Des progrès restent nécessaires dans les différents rangs du pouvoir politique.
Le congé de paternité a été instauré en France en 2002. En 2021, sa durée passe de 11 à 25 jours, dont une semaine obligatoire.
Selon un rapport officiel de 2018 (Inspection générale des affaires sociales), près de 7 pères sur 10 ont pris ce congé depuis sa création, avec un effet à long terme sur leur investissement dans la vie de leur enfant et la prise en charge des soins et de l'éducation à lui apporter.
À prendre dans les 6 mois après la naissance, ce congé indemnisé complète les 3 jours obligatoires du congé de naissance rémunérés par l’entreprise.
À noter : dans un couple de femmes, la compagne de celle ayant enfanté a droit aussi au congé de paternité.
Le congé de paternité a été instauré en France en 2002. En 2021, sa durée passe de 11 à 25 jours, dont une semaine obligatoire.
Selon un rapport officiel de 2018 (Inspection générale des affaires sociales), près de 7 pères sur 10 ont pris ce congé depuis sa création, avec un effet à long terme sur leur investissement dans la vie de leur enfant et la prise en charge des soins et de l'éducation à lui apporter.
À prendre dans les 6 mois après la naissance, ce congé indemnisé complète les 3 jours obligatoires du congé de naissance rémunérés par l’entreprise.
À noter : dans un couple de femmes, la compagne de celle ayant enfanté a droit aussi au congé de paternité.
Entre 1999 et 2010, le temps consacré au travail domestique quotidien est passé de 3h48 à 3h26 pour les femmes et de 1h59 à 2h pour les hommes (enquête emploi du temps Insee 2010, prochaine enquête en 2025).
Les progrès sont donc bien lents. Au rythme actuel, il faudrait des décennies pour arriver à un partage équitable au sein du couple.
Les femmes se chargent des tâches les moins valorisées (ménage, courses, soins aux enfants, linge) et les hommes "de ce qui se voit et dure" (bricolage, jardinage).
Ces inégalités ont des répercussions dans de nombreux domaines : vie professionnelle (revenu, retraite, épargne), engagement politique ou associatif, temps libre (lecture, promenade, télévision, sport). Ainsi, les femmes consacrent en moyenne 2h45 par jour à leurs loisirs* contre 3h20 pour les hommes (Observatoire des inégalités 2016).
* Loisirs : télévision, lecture, promenade, sport, spectacle, conversation, visite ou réception famille ou amis, activité récréative sur écran, participation associative…
Entre 1999 et 2010, le temps consacré au travail domestique quotidien est passé de 3h48 à 3h26 pour les femmes et de 1h59 à 2h pour les hommes (enquête emploi du temps Insee 2010, prochaine enquête en 2025).
Les progrès sont donc bien lents. Au rythme actuel, il faudrait des décennies pour arriver à un partage équitable au sein du couple.
Les femmes se chargent des tâches les moins valorisées (ménage, courses, soins aux enfants, linge) et les hommes "de ce qui se voit et dure" (bricolage, jardinage).
Ces inégalités ont des répercussions dans de nombreux domaines : vie professionnelle (revenu, retraite, épargne), engagement politique ou associatif, temps libre (lecture, promenade, télévision, sport). Ainsi, les femmes consacrent en moyenne 2h45 par jour à leurs loisirs* contre 3h20 pour les hommes (Observatoire des inégalités 2016).
* Loisirs : télévision, lecture, promenade, sport, spectacle, conversation, visite ou réception famille ou amis, activité récréative sur écran, participation associative…
En 2015, seulement 33 % des filles et 51 % des garçons entre 5 et 17 ans atteignent les recommandations de l’OMS, selon une enquête de Santé publique France parue en 2020.
Entre 2006 et 2015, la pratique physique augmente chez les 15-17 ans mais la part de jeunes physiquement inactifs demeure encore très importante, notamment chez les filles (près de 60 % d’entre elles).
Cela dit, une étude* récente concernant les adultes révèle qu’en 2022, 59 % des femmes ont pratiqué régulièrement une activité sportive (une fois par semaine) contre 62 % des hommes. Même si les hommes continuent de pratiquer plus, les écarts se resserrent entre hommes et femmes, tant sur la pratique occasionnelle que sur la pratique régulière.
*INJEP Les chiffres clés du sport 2023
En 2015, seulement 33 % des filles et 51 % des garçons entre 5 et 17 ans atteignent les recommandations de l’OMS, selon une enquête de Santé publique France parue en 2020.
Entre 2006 et 2015, la pratique physique augmente chez les 15-17 ans mais la part de jeunes physiquement inactifs demeure encore très importante, notamment chez les filles (près de 60 % d’entre elles).
Cela dit, une étude* récente concernant les adultes révèle qu’en 2022, 59 % des femmes ont pratiqué régulièrement une activité sportive (une fois par semaine) contre 62 % des hommes. Même si les hommes continuent de pratiquer plus, les écarts se resserrent entre hommes et femmes, tant sur la pratique occasionnelle que sur la pratique régulière.
*INJEP Les chiffres clés du sport 2023
La mode du rose pour les filles et du bleu pour les garçons n’est pas si ancienne ! Elle s’est répandue chez les élites anglo-saxonnes à la fin du XIXe siècle, puis s’est généralisée dans les années 1930 en Europe.
Elle devient très marquée dans les années 1980 avec le marketing des marchands de jouets. Plutôt qu’un seul vélo qui va se transmettre de la grande sœur au petit frère, il y en aura deux : un bleu pour le petit garçon et un rose pour la petite fille.
En revanche, au Moyen-Âge, le rose était une sous-couleur du rouge représentant plutôt la masculinité, le pouvoir, l’autorité et la guerre. À la Renaissance, le rose est à la mode dans la bourgeoisie et en particulier pour les hommes !
La mode du rose pour les filles et du bleu pour les garçons n’est pas si ancienne ! Elle s’est répandue chez les élites anglo-saxonnes à la fin du XIXe siècle, puis s’est généralisée dans les années 1930 en Europe.
Elle devient très marquée dans les années 1980 avec le marketing des marchands de jouets. Plutôt qu’un seul vélo qui va se transmettre de la grande sœur au petit frère, il y en aura deux : un bleu pour le petit garçon et un rose pour la petite fille.
En revanche, au Moyen-Âge, le rose était une sous-couleur du rouge représentant plutôt la masculinité, le pouvoir, l’autorité et la guerre. À la Renaissance, le rose est à la mode dans la bourgeoisie et en particulier pour les hommes !
Le pourcentage est de 4 % seulement (source Arcom 2023).
D’après une étude (Elfe, décembre 2022), 19 % des garçons âgés de 2 ans jouent tous les jours ou presque à la poupée. Ceci est d’autant plus fréquent lorsqu’ils ont des sœurs et donc des poupées à disposition, puisque les parents n’achètent pas les mêmes jouets aux filles et aux garçons.
Ainsi, les poupées et tous les jeux qui ont trait aux tâches ménagères sont réservés aux filles, les héros et les outils aux garçons.
Mais, d’après vous, quelles incidences cela peut-il avoir sur la répartition des tâches ménagères ou le choix des métiers ?
Le pourcentage est de 4 % seulement (source Arcom 2023).
D’après une étude (Elfe, décembre 2022), 19 % des garçons âgés de 2 ans jouent tous les jours ou presque à la poupée. Ceci est d’autant plus fréquent lorsqu’ils ont des sœurs et donc des poupées à disposition, puisque les parents n’achètent pas les mêmes jouets aux filles et aux garçons.
Ainsi, les poupées et tous les jeux qui ont trait aux tâches ménagères sont réservés aux filles, les héros et les outils aux garçons.
Mais, d’après vous, quelles incidences cela peut-il avoir sur la répartition des tâches ménagères ou le choix des métiers ?
Ce pourcentage est de 45 % (source : Arcom 2023).
La part des femmes expertes invitées dans les médias augmente régulièrement : il était de 30 % en 2016. Mais les expertes sont minoritaires à intervenir dans 3 thématiques qui représentent plus de la moitié des sujets traités : international, société, culture/loisirs.
En mars 2020, à la télévision, pendant la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, la part d’expertes est tombée à 9 % d’après un rapport parlementaire écrit par Céline Calvez.
Alors que les femmes sont majoritaires dans les métiers du soin et du social, ainsi que dans les formations en santé, chimie et biologie, ce sont très majoritairement des hommes qui ont été invités pour témoigner de leur expertise.
Ce pourcentage est de 45 % (source : Arcom 2023).
La part des femmes expertes invitées dans les médias augmente régulièrement : il était de 30 % en 2016. Mais les expertes sont minoritaires à intervenir dans 3 thématiques qui représentent plus de la moitié des sujets traités : international, société, culture/loisirs.
En mars 2020, à la télévision, pendant la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, la part d’expertes est tombée à 9 % d’après un rapport parlementaire écrit par Céline Calvez.
Alors que les femmes sont majoritaires dans les métiers du soin et du social, ainsi que dans les formations en santé, chimie et biologie, ce sont très majoritairement des hommes qui ont été invités pour témoigner de leur expertise.
À ce jour, 67 femmes ont reçu un prix Nobel dont plus de la moitié au XXIe siècle, soit moins de 7 % des lauréats (1026 en tout, chiffres fin 2025).
Avant 2008, seules 2 Françaises ont obtenu un prix Nobel : Marie Curie à deux reprises et Irène Joliot-Curie.
Depuis 2008, 5 autres Françaises ont reçu ce prix prestigieux : Françoise Barré-Sinoussi (Physiologie/Médecine 2008), Esther Duflo (Économie 2019), Emmanuelle Charpentier (Chimie 2020), Annie Ernaux (Littérature 2022) et Anne L’Huillier (Physique, 2023).
Parfois, les contributions des femmes ne sont pas reconnues ou sont récupérées par leurs collègues masculins. Margaret W. Rossiter, historienne des sciences, a travaillé sur ce phénomène qu'elle a nommé "effet Matilda". C'est le cas de Chien-Shiung Wu, l’une des plus grandes physiciennes nucléaires américaines, qui n’a pas reçu le Prix Nobel de Physique en 1957, contrairement à ses collègues masculins alors que ses travaux expérimentaux ont été essentiels. D’autres femmes ont connu l’effet Matilda : la physicienne Lise Meitner, la biologiste Rosalind Franklin, l'astronome Jocelyn Bell…
À ce jour, 67 femmes ont reçu un prix Nobel dont plus de la moitié au XXIe siècle, soit moins de 7 % des lauréats (1026 en tout, chiffres fin 2025).
Avant 2008, seules 2 Françaises ont obtenu un prix Nobel : Marie Curie à deux reprises et Irène Joliot-Curie.
Depuis 2008, 5 autres Françaises ont reçu ce prix prestigieux : Françoise Barré-Sinoussi (Physiologie/Médecine 2008), Esther Duflo (Économie 2019), Emmanuelle Charpentier (Chimie 2020), Annie Ernaux (Littérature 2022) et Anne L’Huillier (Physique, 2023).
Parfois, les contributions des femmes ne sont pas reconnues ou sont récupérées par leurs collègues masculins. Margaret W. Rossiter, historienne des sciences, a travaillé sur ce phénomène qu'elle a nommé "effet Matilda". C'est le cas de Chien-Shiung Wu, l’une des plus grandes physiciennes nucléaires américaines, qui n’a pas reçu le Prix Nobel de Physique en 1957, contrairement à ses collègues masculins alors que ses travaux expérimentaux ont été essentiels. D’autres femmes ont connu l’effet Matilda : la physicienne Lise Meitner, la biologiste Rosalind Franklin, l'astronome Jocelyn Bell…
Le terme "autrice" a disparu au XVIIIe siècle.
Pourtant, le terme "autrice" émerge à la fin du XVe à partir de la forme latine "auctrix" et son usage s'étend au début du XVIe siècle dans divers écrits : correspondance, traité, théâtre, mémoires, poésie, etc.
Au XVIIe siècle, une bataille s’engage autour de ce terme, entre Marie de Gournay (1565-1645), femme de lettres féministe et l’un des membres de la toute nouvelle Académie française, qui décide de l’interdire : celui-ci disparaît totalement des manuels de langue au XVIIIe siècle.
Le terme "autrice" réapparaît à la Révolution, où il est présenté à tort comme une invention.
Les préconisations de l’Unesco et du Conseil européen à la fin du XXe siècle conduisent le gouvernement français à encourager la féminisation des noms de métiers. L’usage du terme "autrice" a été relancé à partir des années 2000.
Le terme "autrice" a disparu au XVIIIe siècle.
Pourtant, le terme "autrice" émerge à la fin du XVe à partir de la forme latine "auctrix" et son usage s'étend au début du XVIe siècle dans divers écrits : correspondance, traité, théâtre, mémoires, poésie, etc.
Au XVIIe siècle, une bataille s’engage autour de ce terme, entre Marie de Gournay (1565-1645), femme de lettres féministe et l’un des membres de la toute nouvelle Académie française, qui décide de l’interdire : celui-ci disparaît totalement des manuels de langue au XVIIIe siècle.
Le terme "autrice" réapparaît à la Révolution, où il est présenté à tort comme une invention.
Les préconisations de l’Unesco et du Conseil européen à la fin du XXe siècle conduisent le gouvernement français à encourager la féminisation des noms de métiers. L’usage du terme "autrice" a été relancé à partir des années 2000.
Votre niveau de réussite : Parfait ! Tu maîtrises bien le sujet !
Votre niveau de réussite : Tu connais bien le sujet !
Votre niveau de réussite : Tu as des connaissances, mais tu as fait quelques erreurs
Votre niveau de réussite : Tu sembles ne pas avoir tout compris.
Votre niveau de réussite : Tu dois avoir la tête ailleurs !
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