Parole d'expert
Les instruments de laboratoire : des métiers qui recrutent
Loïc Thomas, directeur d’entreprise et président du CIFL (Comité interprofessionnel des fournisseurs du laboratoire)
À la fois scientifiques et commerciaux, les métiers de l'instrumentation ont pour but de concevoir et vendre des équipements de laboratoire. Ce domaine recrute, selon Loïc Thomas, président du CIFL, comité interprofessionnel des fournisseurs du laboratoire.
Les métiers de l’instrumentation : de quoi s’agit-il ?
L'instrumentation, ce sont des équipements et des robots qui servent à effectuer des analyses en laboratoires. Le but est, par exemple, de mesurer si les médicaments sont conformes aux réglementations, déterminer le taux de sucre et de CO2 dans les boissons et valider les process de fabrication. Quant aux métiers, on trouve des commerciaux et technico-commerciaux, ainsi que des ingénieurs d’applications qui développent des solutions adaptées aux besoins des clients. En service après-vente, des ingénieurs et techniciens réparent les appareils, effectuent la maintenance et la qualification : ils contrôlent le fonctionnement selon les normes.
Et il y a de l'emploi ?
Avec la volonté du gouvernement de développer la recherche en France notamment, le secteur recrute beaucoup. Selon l’entreprise dans laquelle ils exercent, les professionnels sont amenés à travailler pour différents clients : des laboratoires d’analyses médicales, de contrôle qualité, des centres de recherche (CNRS, Inserm, Inrae...) et des industries pharmaceutiques, agroalimentaires, de la chimie et pétrochimie. Les entreprises proposent des stages de découverte des métiers. Ainsi, dès la 3e, les jeunes peuvent manipuler des instruments en laboratoire. Ne pas hésiter non plus à rencontrer des professionnels sur des salons comme le "Forum Labo".
Quelles sont les compétences attendues ?
On a besoin de profils ayant une double compétence commerciale et scientifique : en vente et en physique, chimie, caractérisation des matériaux ou biologie. Les niveaux attendus vont de bac + 2 à bac + 5 pour les instruments complexes nécessitant des connaissances plus poussées dans les mesures physiques et les réactions chimiques. Pour le métier d’ingénieur d’applications, cela va de bac + 5 à bac + 8 (niveau doctorat), de préférence en apprentissage. À noter que les logiciels intègrent des solutions d’intelligence artificielle. Il faudra savoir s’adapter à ces technologies en pleine effervescence.