Conseiller / Conseillère en génétique

En collaboration avec le médecin généticien ou la médecin généticienne, le conseiller ou la conseillère en génétique intervient auprès du patient ou de la patiente pour lui expliquer la maladie génétique dont il ou elle souffre et lui présenter les risques éventuels de transmission aux membres de sa famille.
Niveau minimum d'accès :  bac + 5
Salaire débutant :  1867 €
Statuts :  Statut fonctionnaire, Statut salarié

Secteurs professionnels : Fonction publique, Santé

Centre d'intérêt : J'ai le sens du contact

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Dépister les risques de transmission

Le conseiller ou la conseillère en génétique effectue des tests génétiques, construit des arbres généalogiques, pose des calculs de risques, assure le suivi des dossiers familiaux afin d'établir une évaluation des possibilités de transmission d'une maladie au sein d'une famille. Il ou elle travaille aussi sur le dépistage précoce des maladies du fœtus. En association avec le médecin généticien ou la médecin généticienne, il ou elle peut aussi participer à la recherche clinique, notamment en oncologie (cancérologie).

Accompagner la patientèle

Intermédiaire entre la personne malade et le médecin généticien ou la médecin généticienne, le conseiller ou la conseillère en génétique accompagne le ou la médecin dans ses décisions et son éventuel parcours de soins. Avec pédagogie, il ou elle informe la personne malade des thérapies et des soins alternatifs possibles, lui explique les modalités de prise en charge médicale. Durant les consultations, il ou elle rend les données scientifiques accessibles et instaure des relations plus humaines en apporte aussi bien un soutien psychologique qu'une aide au suivi médical. Il ou elle assure par ailleurs le lien entre le patient ou la patiente et le personnel des services sociosanitaires.

Compétences requises

Être à l'écoute

Toujours à l'écoute, le conseiller ou la conseillère en génétique doit faire preuve de disponibilité, de patience et de pédagogie et savoir communiquer avec des personnes en souffrance en étant diplomate pour annoncer des nouvelles, parfois difficiles, aux patients ou aux patientes. Il ou elle doit avoir une bonne résistance psychologique pour gérer des situations compliquées et un mental adapté pour soutenir les personnes porteuses d'une maladie rare. En collaboration étroite avec le médecin généticien ou la médecin généticienne, il ou elle devient souvent le principal référent ou la principale référente des malades.

Assurer une veille informative 

La médecine génétique est une discipline dans laquelle les progrès scientifiques sont réguliers. Le conseiller ou la conseillère en génétique s'informe donc sur les protocoles qui peuvent être mis en place dans d'autres établissements de santé et assure une veille bibliographique utile aux patients ou aux patientes.

Avoir une santé de fer

Un bon équilibre et une grande résistance physique sont indispensables. Par ailleurs, la capacité à s'organiser et à analyser rapidement une situation est un atout pour s'épanouir dans ce métier. Sur le plan psychologique, la maturité et la capacité à prendre du recul permettent de côtoyer la maladie au quotidien en se préservant le mieux possible sur le plan personnel.

Où l'exercer ?

Un travail d'équipe

Sous la responsabilité d'un médecin généticien ou d'une médecin généticienne, le conseiller ou la conseillère en génétique s'intègre à une équipe médicale pluridisciplinaire dont chaque membre collabore au suivi des patients et des patientes : médecins généticiens ou généticiennes, psychiatres, psychologues, infirmiers ou infirmières, éventuellement orthophonistes, neuropsychologues, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, etc. Tous et toutes participent à des réunions de concertation, pour faire le point sur le suivi des patients ou des patientes.

Dans un établissement hospitalier

Il ou elle exerce dans un hôpital public ou une clinique privée, dans un centre de lutte contre le cancer et peut, par exemple, intégrer le service de génétique médicale d'un CHU (centre hospitalier universitaire). Son travail s'effectue généralement sous la responsabilité d'un médecin généticien ou d'une médecin généticienne.

Des astreintes horaires

Dans un cadre hospitalier, les soins sont assurés 24 heures sur 24. Le travail est organisé par rotation des équipes, sur la base de 35 heures par semaine. Comme c'est le cas pour la plupart des professions hospitalières, le conseiller ou la conseillère en génétique peut assurer des astreintes.

Les études

Après le bac

5 ans pour obtenir un master biologie-santé, conseil génétique et médecine préventive.

bac + 5

Emploi et secteur

Une spécialité récente

La spécialité de génétique médicale est encore récente (1995), mais le développement des besoins a très vite saturé les consultations. En effet, les progrès techniques et scientifiques ont permis notamment le développement du diagnostic prénatal, de plus en plus pratiqué. À chaque fois, les risques doivent être clairement et patiemment exposés aux futurs parents, afin qu'ils prennent une décision qui engage toute leur vie, en toute connaissance de cause. Le conseiller ou la conseillère en génétique (le métier proprement dit a été reconnu en 2004) est donc au centre de nouvelles problématiques et comble un besoin croissant d'information et de suivi.

Sous différents statuts

Lorsqu'il ou elle travaille dans un hôpital public, il ou elle a le statut de fonctionnaire en étant cadre de catégorie A de la fonction publique hospitalière. Il ou elle peut aussi être salarié ou salariée dans le secteur privé.

Un métier très féminisé

Les postes à pourvoir restent encore peu nombreux dans cette profession ; néanmoins, ils sont en développement constant. La profession est pour l'instant exercée en majorité par des femmes.

Secteur

Salaire du débutant *

Entre 1867 et 2088 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.